« Si un individu s’expose avec sincérité, tout le monde, plus ou moins, se trouve mis en jeu. Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celles des autres »
Simone de Beauvoir – La force de l’âge
« L’information est le seul bien qu’on puisse donner à quelqu’un sans s'en déposséder. »
Thomas Jefferson,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,

De l'esprit des lois (1748)

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

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21 novembre 2011

Interview du Dr Muriel Salmona sur les conséquences psychotraumatiques du viol

Interview du Dr Muriel Salmona sur les conséquences psychotraumatiques du viol réalisé le 21 novembre 2011 par Cristelle Joly pour PratisTV
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25 août 2011

Les différentes versions des faits par Nafissatou Dialo transcrites dans le rapport intégral du procureur de New York – en français – prouvent un ESPT

24 août 2011
Traduction : Maryne Cervero, Aurélie Champagne, Blandine Grosjean, Valentine Pasquesoone, Pascal Riché, Lucile Sourdès, Sara Taleb.
Première version.
Depuis la date de l’événement jusqu’au 28 juin 2011, la plaignante a affirmé, a plusieurs reprises, qu’après l’acte sexuel avec l’accusé, elle s’est enfuie de la suite de l’accusé et est allée au bout du couloir du 28e étage.

La plaignante a affirmé ensuite qu’après avoir craché sur le tapis du couloir du 28e étage, elle est restée sur place, terrorisée, jusqu’à ce qu’elle tombe par hasard sur son responsable. A ce moment, ils sont entrés tous les deux dans la suite 2806. Elle a alors commencé à raconter à son responsable ce qu’il s’était passé entre elle et l’accusé, et a répété sa version des faits lorsqu’un deuxième responsable est arrivé.
Lorsque les procureurs lui ont demandé pourquoi elle était restée dans le couloir du 28e étage plutôt que de fuir dans une chambre vide de ce même étage pour téléphoner à ses responsables ou à la sécurité, elle a affirmé que toutes les autres chambres de l’étage indiquaient la mention « Ne pas déranger », ce qui les rendait inaccessibles.
Deuxième version.
Lors d’un entretien mené le 28 juin 2011, en la présence de son avocat, la plaignante a donné une version sensiblement différente de ses agissements après les faits dans la suite de l’accusé. Au début de cet entretien, elle a admis pour la première fois qu’elle avait été malhonnête à propos de ce point-clé avec les procureurs et qu’elle avait menti dans son témoignage face au grand jury.

La plaignante a donné une nouvelle version de ces faits, affirmant qu’après avoir quitté la suite de l’accusé, elle est allée directement dans une autre chambre (la 2820) pour finir de la nettoyer. Elle a donné des détails précis, disant qu’elle avait passé l’aspirateur et nettoyé les miroirs ainsi que d’autres meubles dans la chambre. Elle a ensuite affirmé qu’après avoir fini ses tâches ménagères dans la chambre 2820, elle est retournée dans la chambre de l’accusé et a commencé à la nettoyer.
Elle a rapporté que lorsque par la suite, elle s’est dirigée vers une armoire à linge dans le couloir du 28e étage pour récupérer des fournitures, elle a rencontré son responsable, et qu’ensuite ils sont allés tous les deux dans la chambre 2806.
Plutôt que de raconter immédiatement à son supérieur ce qu’il s’était passé avec l’accusé, la plaignante a questionné son responsable sur un hypothétique problème concernant le droit des clients à imposer des choses aux membres de l’équipe, et a rapporté les faits avec l’accusé seulement quand son responsable l’y a obligée.
Etant donné l’importance de cette nouvelle version – qui était en désaccord avec son témoignage sous serment devant le grand jury -, les procureurs l’ont beaucoup interrogée à ce sujet au cours de l’audition du 28 juin.
La plaignante ayant affirmé qu’elle était entrée dans la chambre 2820, le cabinet du procureur a obtenu l’enregistrement électronique des badges de cette chambre. Ces enregistrements, qui ont aussi été donnés à l’avocat de la plaignante par quelqu’un d’extérieur à ce bureau, indiquent que la plaignante est entrée dans la chambre 2820 à 12h26, et est aussi entrée dans la suite de l’accusé à la même minute (12h26).
Le laps de temps extrêmement court que la plaignante a passé dans la chambre 2820 contredit le fait qu’elle affirme avoir accompli plusieurs tâches ménagères dans cette chambre avant de rejoindre la suite de l’accusé.
Troisième version.
Dans une audition ultérieure menée le 27 juillet 2011, la plaignante a de nouveau changé sa version concernant ses actes immédiats après la rencontre avec l’accusé.

A cette date, elle a déclaré avoir nettoyé la chambre 2820 plus tôt dans la matinée du 14 mai. Immédiatement après les faits, elle a affirmé avoir quitté la suite 2806 et couru jusqu’à l’angle du couloir, comme elle l’avait d’abord indiqué, sans aller directement à la chambre 2820.
Après avoir vu l’accusé prendre l’ascenseur, elle est entrée momentanément dans la chambre 2820 pour récupérer des fournitures. Concernant les propos de la plaignante du 28 juin, elle les dément et affirme qu’il y a dû avoir une erreur de traduction de la part de l’interprète ou une incompréhension des procureurs.
[Note de bas de page 11 : la plaignante a fait la démonstration de sa capacité à parler et à comprendre l'anglais au cours de plusieurs entretiens avec les enquêteurs et les procureurs. En effet, par moments, elle a corrigé les traductions de ses remarques faites par l'interprète. Chose qu'elle n'a notamment pas faite sur ce sujet précisément lors de l'entretien du 28 juin].
Mais cette revendication n’est pas crédible à la lumière des nombreuses questions complémentaires posées concernant ce point, ainsi que l’insistance de la plaignante le 28 juin sur le fait que la version donnée ce jour-là était honnête.
D’un point de vue critique, sa volonté de nier avoir tenu ces propos à ces mêmes procureurs qui l’ont entendue les tenir le 28 juin met sa crédibilité en question à une étape des plus importantes.
[Note de bas de page 12 : il y a au moins un doute sur le fait que la plaignante est tout de suite sortie de la suite après que l'accusé a éjaculé. Le rapport du Sexual Assault Forsenic Examiner (Safe, examinateur assermenté médico-légal des agressions sexuelles) qui a examiné la plaignante à l'hôpital le jour des blessures décrit la version de la plaignante sur l'éjaculation de l'accusé et déclare : « La plaignante rapporte qu'il s'est habillé et a quitté la chambre et qu'il ne lui a rien dit durant les faits ».
Ce rapport suggère certainement que l'accusé a quitté les lieux en premier, bien que l'examinateur reconnaît la possibilité que le rapport regroupe différentes parties du récit de la plaignante dans la même phrase.]
En l’absence de preuve disponible, le procureur reste incapable de tirer un récit cohérent de la plaignante concernant ce qu’elle a fait après les faits – des problématiques qui pourraient être centrales au procès.
Non seulement cela affecte sa fiabilité en tant que témoin, mais ces versions différentes compliquent la tâche d’établir ce qu’il s’est réellement passé dans le laps de temps crucial entre 12h06 et 12h26 ; et nous n’avons aucune confiance en la plaignante et sur l’honnêteté de ses propos si elle était appelée comme témoin au procès.
__________________________
Supreme Court, Motion to Dismiss, 22.08.2011, The People of the State of New York against
Dominique Strauss-Kahn.
http://www.nycourts.gov/whatsnew/pdf/dsk_motion_to_dismiss.pdf
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9 juillet 2011

La nausée… à propos de l'affaire DSK et des victimes de viols par la Docteure Muriel Salmona

4 juillet 2011
La nausée… En entendant à nouveau un concert de propos sexistes et indécents… et la mise en cause de Nafissatou Diallo en France et aux Etats-Unis.
L'espace de quelques semaines, on a pu, j'ai pu y croire… un petit peu… passé le choc de la vague de propos sexistes et la déferlante des pires stéréotypes sur le viol, les femmes et la sexualité (cf le communiqué de l'association : http://stopauxviolences.blogspot.com/2011/05/communique-de-lassociation-memoire.html), rassérénée par la levée de boucliers et la dénonciation des féministes en retour, j'ai pu croire qu'aux États-Unis les femmes se plaignant d'avoir subi un viol étaient plus protégées qu'en France et qu'elles avaient accès à une justice plus éclairée et à une présomption de véracité.

Mais las… En quelques jours tout s'écroule et j'assiste médusée à un scénario bien trop connu par toutes celles et ceux qui accompagnent les victimes de viol à longueur d'années : alors que Dominique Strauss Kahn, même s'il vient d'être libéré sur parole et s'il bénéficie de la présomption d'innocence, reste à ce jour toujours inculpé de crimes sexuels, la plaignante se retrouve elle, en position d'accusée, bien qu'elle maintienne son témoignage concernant le viol qu'elle dit avoir subi, son procès se met en place, et ce n'est pas la défense qui le fait (ce qui fait partie des droits de la défense si cela reste dans les limites de la décence et du respect de la dignité de la plaignante) mais le procureur, à charge et à charge… Avec les mêmes arguments entendus à longueur d'enquêtes de police et de procédures judiciaires mettant en cause la crédibilité de la plaignante, ses mensonges passés et présents même s'ils n'ont pas de rapport direct avec l'agression relatée, ses incohérences dans sa version des faits, ses comportements, sa "mauvaise vie", sa vénalité… et la plupart des médias et des commentateurs de relayer de façon indigne…
Ce scénario, avec le revirement soudain de la police et du procureur qui s'acharnent alors sur la plaignante, j'en ai maintes et maintes fois été témoin avec mes patientes victimes de viol que je suis en tant que psychiatre spécialisé en psychotraumatologie et en victimologie. Tout commence pas trop mal lors du dépôt de plainte et des premières auditions (avec malgré tout beaucoup de dysfonctionnements), le viol rapporté par la plaignante semble pris en compte par les enquêteurs, et soudain tout bascule sur un ou plusieurs détails, considérés comme des "mensonges" mettant en cause totalement sa crédibilité : la plaignante lors de la déposition a omis de dire qu'elle avait consommé du cannabis ou de la cocaïne ce qui apparait sur la prise de sang ; la plaignante a omis de révéler certains faits de son passé ; la plaignante n'avait pas fait part lors des auditions de certains échanges internet ou téléphonique avec celui qu'elle désigne comme son agresseur ; la plaignante a mal identifié le lieux du viol ou a décrit une chronologie des faits, un agencement des lieux, un trajet qui s'avèrent inexacts, incohérents ou pas assez précis ; la plaignante a oublié des pans entiers de son emploi du temps le jour de l'agression… Elle est alors maltraitée, accusée de mensonges et la procédure aboutit à un classement sans suite ou à un non-lieu…. Elle peut être accusée de dénonciation mensongère et être mise en garde à vue et malmenée comme cela vient d'arriver à une jeune patiente de 14 ans. Et si un procès à quand même lieu, le procureur général demande l'acquittement (comme cela s'est passé récemment lors d'un procès aux Assises obtenu en appel).
Alors que je soutiens une patiente adolescente, une personne du parquet me dit : "vous savez votre patiente n'est pas celle que vous croyez…ce n'est pas une oie blanche…" Un responsable de la police me dit : "vous savez mes hommes je ne les tiens plus à partir du moment où ils pensent qu'on leur a menti, qu'on s'est moqué d'eux et qu'ils ont mis de ce fait un innocent en garde à vue ! "… alors que je lui décrit la garde à vue scandaleuse et violente d'une jeune adolescente de 14 ans victime d'un viol et accusée de dénonciation mensongère d'un crime imaginaire après un non-lieu pour absence des faits (cf exemples détaillés plus loin).

Faut-il rappeler que les violences sexuelles n'ont rien à voir avec un désir sexuel ni avec des pulsions sexuelles, ce sont des armes très efficaces pour détruire et dégrader l'autre, le soumettre et le réduire à l'état d'objet et d'esclave. Il s'agit avant tout de dominer et d'exercer sa toute puissance.
Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo du Post
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Autres billets de Muriel Salmona
°°/ Dissociation, mémoire traumatique et violences sexuelles : des conséquences graves sur la santé à soigner
11 mars 2010 – Colloque "Viols et aggressions sexuelles : comprendre pour agir" Extrait intervention de Muriel Salmona
Elles crèvent d’être enfermées dans un no man’s land, de devoir se taire à cause de la honte et de la culpabilité
RFI – État des lieux de la situation des droits de l'enfant dans le monde
Mécanismes des violences : quelles origines ?

Ce qui se passe dans notre cerveau quand on est confronté à une grande peur – par Vincent Corbo
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14 avril 2011

1/ Hommage à Sarah Haley an incest victim involved in the acceptance of PTSD

Pour retrouver l'article, cliquez sur la couverture du livre
Handbook of PTSD
Science and Practice
Edited by Matthew J. Friedman, Terence M. Keane, and Patricia A. Resick
592 pages Size: 7" x 10" November 2010 ISBN 978-1-60918-174-1 Cat. #8174 Price: $45.0

Chapter 2
The History of Trauma in Psychiatry
Bessel A. van der Kolk
Traumatic stress since the 1970s
page 29


In "Rape Trauma Syndrome" (1974), Ann Burgess and Linda Holstrom at Boston City Hospital described the syndrome, noting that the terrifying flashbacks and nightmares seen in these women resembled the traumatic neuroses of war. Around the same time, the Kempes (1978) started their work on battered children, and Leonore Walker (1979), Elaine Carmen [Hilberman] (1978), Murray Strauss (1977), and Richard Gelles (gelles & Strauss, 1979) published the first systematic research on trauma and family violence. Although in 1980 the leading American textbook of psychiatry still claimed that incest occured in less than I in 1 milion women, and that its impact was not particularly damaging (Kaplan, Freedman, & Saddock, 1980), people like Judith Herman (1981) began to document the widespread sexual abuse of children and the devastation that it caused.

Sarah Haley, one of the people most directly involved in the acceptance of PTSD as a diagnostic category in DSM-III, was both the daughter of a WW II veteran with severe "combat neurosis" and an incest victim herself. Haley (1974) wrote the first comprehensive paper on the problems in tolerating reports of atrocities in the therapeutic setting.
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Autres billets dédiés à Sarah Haley
2/ "A True Child of Trauma" - Sarah Haley: 1939-1989 by Chaim F. Shatan
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30 janvier 2011

2/ Traumatic Stress and Memory in Gentling by William E. Krill

Page 28
When a person is experiencing a traumatic event, the whole of their energy is focused on self-preservation. The event itself mav be so intense that the individual may need to "step out of themselves" in order to psychologically cope with the level of danger and stress. As such, memory is often affected. In children under the age of four, developmental issues become predominant in the area of memory. At four and under, memory is not likely to be encoded verbally, but is encoded with wordless images and sensate material.
Memory damages in children regarding their traumatic events and the time surrounding these events often includes gaps, or "missing time" as weIl as difficulties in being able to sequence events accurately. Any child, let alone a traumatically stressed child, will sometimes confabulate parts of a memory sequence in order to avoid embarrassment, fill in the blank for their own comfort, or in efforts to satisfy a pressing adult. This difficulty in memory sequencing seems to bleed over into everyday life for sorne stressed children, and this leads to further complications when adults in their life begin to accuse them of lies and confabulations.
If a child was under the age of four when their abuse occurred, they willlikely not be able to relate much significant material in treatment. They will also not be able to articulate very weIl what they are experiencing in the stress episode, or the source of their stress. They of course have the memories, but these memories are largely sensory expenences.
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Autres billets sur le livre Gentling: A Practical Guide to Treating PTSD in Abused Children
1/ Gentling: A Practical Guide to Treating PTSD in Abused Children

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29 janvier 2011

pourquoi la sexualité humaine est un « PTSD généralisé », car le traumatisme vient toujours après coup ?

Par Muriel Salmona
Bordeaux : UN SIÈCLE DE RETARD !!
D'après le post de Marie-Hélène Delteil
de collectif inceste


Réseau CEREDA
Les mots du traumatisme
La question du traumatisme chez l'enfant et l'adolescent
Samedi 29 janvier 2011 14h-18h
Université Bordeaux 2 Victoire

"Nous aborderons la question du traumatisme qui marque l’enfance et l’adolescence. Peut-on considérer que tout enfant est « victime » de traumatisme(s) ?
Oui, si on suppose après Freud que le trauma est sexuel, lié à la façon dont le sujet se confronte à la sexualité. L’enfant va rencontrer ce réel, qui lui échappe, ne serait-ce que parce qu’il découvre sa propre... jouissance, et comme le suggère le petit Hans, un organe qui n’en fait qu’à sa tête. Trauma d’où s’origine l’angoisse de castration et le symptôme phobique.
Au-delà de cette question qui intéresse tous les enfants, nous tenterons de comprendre avec Lacan pourquoi la sexualité humaine est finalement un « PTSD généralisé », car le traumatisme vient toujours après coup.
Nous nous intéresserons aussi plus précisément à la question du traumatisme langagier, qui affecte tout être parlant du simple fait qu’il commence à parler.

Organisé et animé par Dominique Fabre-Gaudry, psychanalyste, membre de l'ECF avec Eric Zuliani, psychanalyste à Nantes, membre de l'ECF et des membres du groupe "Che Vuoi ?"
________________________________
Ça je ne l'avais pas encore lu : la sexualité humaine est un PTSD généralisé (c'est à dire un état de stress psychotraumatique, en anglais Post Traumatic Stress Disorder) donc non seulement nous sommes tous des névrosés, mais nous sommes tous des traumatisés, traumatisés par notre PROPRE SEXUALITÉ, c'est fort, ils arrivent même à récupérer le concept de PTSD qu'ils combattaient ! Dans le genre déni total des violences et retournement de la culpabilité il n'y a pas mieux ! nous sommes les artisans de notre propre malheur !!!
Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo de Mémoire traumatique & victimologie.
________________
Autres billets de la Docteure Muriel Salmona
°/ La mémoire traumatique
°°/ Dissociation, mémoire traumatique et violences sexuelles : des conséquences graves sur la santé à soigner
11 mars 2010 – Colloque "Viols et aggressions sexuelles : comprendre pour agir" Extrait intervention de Muriel Salmona
RFI – État des lieux de la situation des droits de l'enfant dans le monde
Elles crèvent d’être enfermées dans un no man’s land, de devoir se taire à cause de la honte et de la culpabilité

Ce qui se passe dans notre cerveau quand on est confronté à une grande peur – par Vincent Corbo
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23 janvier 2011

Les rêves et la mémoire traumatique

26 janvier 2008
Formation pour praticiens
Quand des survivants de grands crimes historiques évoquent leurs rêves, nous n’avons pas de peine à comprendre que la mémoire traumatique y est à l’œuvre. Il s’agit de violences à la fois collectives et reconnues, même si cette reconnaissance est tardive, et même si elle se déploie après un premier temps d’indifférence ou – ce qui revient au même – de non-intervention.
Mais si des violences, de tous ordres, ont été commises en privé, et si elles ont été longtemps couvertes par une injonction de silence et si pour certaines elles le sont encore, la psyché profonde en fera mémoire dans des rêves, mais elle risque alors de ne pas être entendue et de ne pas être comprise.
Pourtant, c’est le même processus qui est au travail.
Sans doute un traumatisme est-il un retentissement dans la psyché et, par là-même, une lecture personnelle, une traduction qui renvoie aussitôt à de l’histoire antérieure.
Quand un rêve est la trace de ce retentissement, il contient bien cette lecture et cette traduction et cette histoire d’avant ; mais il contient aussi, et il contient d’abord la mémoire d’une violence objective.
Le rêve n’est pas alors seulement le gardien du sommeil : il est devenu le gardien du réel. Non seulement il parle de certaines attaques contre la personne – contre son corps et/ou contre sa pensée –, mais il analyse ces attaques, il les démonte.
L’inconscient comporte une part de lutte, qui se déroule au cœur du langage symbolique. Cette production symbolique comporte à la fois la mémoire des violences et un processus interne de soin.
Elle dit le réel en même temps qu’elle le transforme. Et c’est parce qu’elle le transforme qu’elle le dit.

Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo de D.S.C.V
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20 décembre 2010

"Près de 20 % de nos soldats souffrent de troubles psychologiques"

25/11/2010

France24.com : De quels maux peuvent souffrir ces militaires ?

Colonel Marchand : Il faut distinguer la souffrance du quotidien de la blessure psychique qui, elle, est invisible. C'est comme une balle perdue, c'est aussi injuste. On ne peut pas se préparer à la confrontation à la mort. Bien sûr, il s'agit de leur métier, mais les soldats restent des êtres humains. Parfois, ils traversent les missions et ne développent aucun trouble, parfois ils développent une blessure après, quand ils sont revenus dans le civil...

On ne concevrait pas qu'une blessure physique ne soit pas soignée. Et on sait que plus vite on est soigné, mieux on s'en sort. Pour les blessures psychiques, c'est la même chose. Il faut faire en sorte que dans notre système où les gens ne parlent pas, ils puissent franchir le pas et aller se faire soigner. Sinon, on se retrouve dans des situations dramatiques : la semaine dernière, dans un hôpital militaire en France, j'ai rencontré un vieux monsieur qui venait consulter pour la première fois, sur des troubles liés à son engagement pendant la guerre d'Algérie. Il n'en avait jamais parlé auparavant !

France24.com : Concrètement, comment se manifestent ces blessures ?

Colonel Marchand : En règle générale, elles se manifestent trois à six mois après le retour, mais parfois aussi après de longues années... Ce sont des cauchemars, un repli sur soi, l'impression de toujours être sur le terrain, une hyper vigilance... Un jour, par exemple, j'étais à Chypre, avec un sous-officier : des feux d'artifices ont éclaté, il a fait un bond et s'est mis en boule sous une table. Ce peut être aussi des violences, qui commencent souvent par des agressions conjugales, de la dépression, des addictions massives, l'alcoolisme... Ces comportements peuvent conduire à la désocialisation, et dans le pire des cas au suicide.

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo de France 24
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24 novembre 2010

Etat de stress post-traumatique (ESPT) : un syndrome du lobe temporal droit ? - Post-traumatic stress disorder: a right temporal lobe syndrome?

Post-traumatic stress disorder: a right temporal lobe syndrome?
B Engdahl, A C Leuthold, H-R M Tan, S M Lewis, A M Winskowski, T N Dikel and A P Georgopoulos
In a recent paper (Georgopoulos et al 2010 J. Neural Eng. 7 016011) we reported on the power of the magnetoencephalography (MEG)-based synchronous neural interactions (SNI) test to differentiate post-traumatic stress disorder (PTSD) subjects from healthy control subjects and to classify them with a high degree of accuracy.
Here we show that the main differences in cortical communication circuitry between these two groups lie in the miscommunication of temporal and parietal and/or parieto-occipital right hemispheric areas with other brain areas.
This lateralized temporal-posterior pattern of miscommunication was very similar but was attenuated in patients with PTSD in remission.
These findings are consistent with observations (Penfield 1958
Proc. Natl Acad. Sci. USA 44 51–66, Penfield and Perot 1963 Brain 86 595–696, Gloor 1990 Brain 113 1673–94, Banceaud et al 1994 Brain 117 71–90, Fried 1997 J. Neuropsychiatry Clin. Neurosci. 9 420–8) that electrical stimulation of the temporal cortex in awake human subjects, mostly in the right hemisphere, can elicit the re-enactment and re-living of past experiences.
Based on these facts, we attribute our findings to the re-experiencing component of PTSD and hypothesize that it reflects an involuntarily persistent activation of interacting neural networks involved in experiential consolidation.
Published 28 octobre 2010
Pour lire l'article, cliquez sur le logo de Journal of Neural Engineering
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20 juillet 2010

Ecstasy Shows Promise in Relieving PTSD by John Cloud

By John Cloud Tuesday, Jul. 20, 2010

On July 19, the Journal of Psychopharmacology reported the results of the first randomized, controlled trial of ecstasy, which is known to chemists as 3,4-methylene dioxyme thamphetamine, or MDMA. The study's authors — led by Dr. Michael Mithoefer, a South Carolina psychiatrist — gave MDMA or a placebo to patients with posttraumatic stress disorder (PTSD) whose condition had not been alleviated by any standard combination of psychotherapy and antidepressants. The new paper showed that ecstasy is not only safe when administered in controlled settings but also remarkably effective in treating PTSD in conjunction with psychotherapy.

Given the controversial nature of their study, the authors write in an all-business tone — the word ecstasy does not appear anywhere in the article. They begin by noting that PTSD is a serious mental-health problem — it is diagnosed in roughly 8% of Americans and as many as 1 in 5 U.S. servicemen and women returning from Afghanistan and Iraq — and that we have little clue about how to treat it.
Read more:clic on Time
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4 janvier 2010

L'Etat de Stress Post-Traumatique (ESPT) par Docteur F. Duncuing-Butlen

Docteur F. Duncuing-Butlen : 04/01/2010

  • Définition du concept d’état...
  • Les symptômes de l’Etat de...
  • Quels sont les facteurs prédis...
  • Une prise en charge précoce...

  • Définition du concept d’état de stress post-traumatique

    L’Association Américaine de Psychiatrie définit l’état de stress post-traumatique comme "un état morbide survenu au décours d’un événement exceptionnellement violent, capable de provoquer de la détresse pour quiconque. Par exemple, être menacé pour sa vie ou pour celle de ses proches, être agressé, être victime d’un accident ou d’une catastrophe". Il existe souvent une temps entre l’événement stressant et la survenue de l'ESPT: la "phase de latence".
    Les symptômes de l’Etat de Stress Post Traumatique1 - Les trois principaux syndromes
    Le syndrome de répétition dit aussi de reviviscence: sa présence signe l'état de stress post traumatique. L’événement est constamment revécu : le jour, le patient a des flash-back ou encore n’arrive pas à parler d’autre chose. La nuit, il revit les scènes traumatiques à travers des cauchemars .

    Le syndrome d’évitement : le sujet fait des efforts importants pour éviter toute pensée, conversations ou situations associés au traumatisme. Ce syndrome d'évitement est associé à une fatigue, une réduction nette des intérêts pour les activités habituelles, un repli sur soi et, au final, des altérations du fonctionnement socio-professionnel ou familial.

    Le syndrome d’hypervigilance anxieuse: le sujet reste en état d’alerte permanent. Il n’y a plus de distinction entre les bruits dangereux et les bruits neutres, ce qui entraîne des réactions de sursauts exagérés. Le sujet a l’impression qu’un nouvel événement grave peut arriver à tout instant. Il existe souvent des troubles de la concentration et du sommeil.


    Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo Santé AZ
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    19 août 2009

    1/ Gentling: A Practical Guide to Treating PTSD in Abused Children

    By William E. Krill, Jr.
    Reviewed by Kelly Stovall
    Broché : 242 pages
    Editeur : Loving Healing Press (19 août 2009)
    Langue : Anglais
    ISBN-10 : 1615990038
    ISBN-13: 978-1615990030


    "Gentling" represents a new paradigm in the therapeutic approach to children who have experienced physical, emotional, and sexual abuse and have acquired Post Traumatic Stress Disorder as a result. This text redefines PTSD in child abuse survivors by identifying child-specific behavioral signs commonly seen, and offers a means to individualize treatment and measure therapeutic outcomes through understanding each suffering child's unique symptom profile. The practical and easily understood Gentling approaches and techniques can be easily learned by clinicians, parents, foster parents, teachers and all other care givers of these children to effect real and lasting healing.
    William E. Krill, Jr., LPC
    Loving Healing Press (2009)
    ISBN 9781615990030
    Reviewed by
    Paige Lovitt for Reader Views (8/09)
    ____________________
    Autres billets sur le livre Gentling: A Practical Guide to Treating PTSD in Abused Children
    2/ Traumatic Stress and Memory
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    24 septembre 2008

    6/ L'élaboration de la catégorie "ESPT" par Marianne Kédia

    Page 7
    En 1980, le principal ouvrage de psychiatrie américain affirme toujours que 
moins d'une femme sur un million est victime d'inceste et que les effets de ce type de trauma 
ne sont pas particulièrement néfastes (Kaplan, Friedman et Sadock, 1980).

    C'est pourquoi certains chercheurs très impliqués dans la prise en charge du trauma, et 
notamment Sarah Haley (elle-même victime d'inceste et fille d'un vétéran du Vietnam), doivent 
alors imposer la création du « Post-Traumatic Stress Disorder » (PTSD) dans la troisième 
version du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-IlI, APA, 1980).
    Le « PTSD » synthétise tous les différents syndromes traumatiques relevés jusque-là : le 
« syndrome traumatique du viol », le « syndrome des femmes battues » et le « syndrome des 
vétérans du Vietnam ».

    Parallèlement, un groupe de chercheurs et de psychiatres crée les diagnostics de syndromes 
dissociatifs pour le DSM-IlI, mais sans communication connue avec le groupe responsable 
du travail sur le trauma.
    Dès lors, les recherches sur le stress post-traumatique sont de plus en plus nombreuses 
et aboutissent à la création d'une presse scientifique spécialisée très productive (Journal of 
Traumatic Stress, Child Abuse and Neglect, etc.).
    ____________________
    Autres billets sur L'Aide-mémoire Psycho-traumatologie
    1/ Psychotraumatologie par Marianne Kédia et Aurore Sabouraud-Séguin
    2/ Une explication de la dissociation par Janet3/ Que pense Freud de la dissociation par Marianne Kédia ?
    4/ La théorie de la Confusion de langue entre les adultes et l'enfant par Sàndor Ferenczi
    5/ Ann Burgess et Linda Holstrom décrivent 
« le syndrome traumatique du viol » qu'elles rapprochent de la névrose de guerre
    7/ la « misère psychologique » de Pierre Janet par Marianne Kédia – l'épuisement ou les états émotionnels extrêmes
    8/ L'activation neurovégétative par Aurore Sabouraud-Séguin

    9/ Définition du Desnos: Diagnosis of Extreme Stress Not Other-wise Specified par Rosemarie Bourgault
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    23 septembre 2006

    3/ L'état de stress post-traumatique – ESPT (F43.1) par Gérard Lopez & Arianne Casanova

    Page 14
    Les troubles qui caractérisent l'ESPT surviennent toujours après une phase de latence pathognomonique, de durée variable, parfois très longue (plusieurs mois). Pour la CIM-10, le syndrome de répétition reste l'élément prédominant du tableau clinique, il était pathognomonique de l'ancienne névrose traumatique : on préfère l'appeler syndrome intrusif.

    Le sujet revit le traumatisme par des pensées, des images, des sensations physiques intrusives, répétitives et envahissantes, des cauchemars relatifs à l'agression et des réveils nocturnes brutaux. Il a l'impression que l'agression pourrait se répéter spontanément ou après un stimulus extérieur ou idéique (un film de violence par exemple).
    Les intrusions constituent des sortes de « mini expositions » naturelles qui devraient permettre une habituation progressive à l'horreur de la situation vécue, mais le syndrome d'évitement s'oppose à cette issue.

    Les intrusions ne sont pas des obsessions, les cauchemars ne sont pas des rêves de désir, les conduites d'évitement ne sont pas des phobies, car ils sont en rapport avec un ET bien identifié et nullement travaillés par les mécanismes de défense.

    Les troubles d'hyperactivation neurovégétative sont une hypervigilance, un état de qui-vive, une insomnie ; ils sont fréquemment associés à des troubles comorbides anxieux et/ou dépressifs.
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    Autres billets sur Psychothérapie des victimes
    1/ Psychothérapie des victimes : Traitements, évaluations, accompagnement. Gérard Lopez, Aurore Sabouraud-Séguin, Louis Jehel
    2/ Le concept de résilience peut être confondu avec la "résistance" par Gérard Lopez & Arianne Casanova
    4/ La dissociation péritraumatique et les troubles dissociatifs (F44) par Gérard Lopez & Arianne Casanova
    5/ Les troubles graves de la personnalité : Desnos (F60.31)
    6/ Evaluation auprès d'une personne souffrant d'un trouble psychotraumatique par Louis Jehel, Marc Sylvestre, Patrice Louville
    7/ La combinaison entre psycho et chimiothérapie par François Ducrocq, Guillaume Valva & Olivier Cottencin
    8/ La prochaine version de DSM devait introduire la catégorie de l'état de stress post-traumatique par Jean-Michel Thurin
    9/ huit thèmes qui accompagnent un traumatisme sévère par M. J. Horowitz
    10/ Les évitements après un ESPT par Aurore Séguin-Sabouraud
    11/ Les indications de la thérapie EMDR – Eye Movement Desensitization Reprocessing par Patrick Zilhardt
    12/ Le traitement cognitivo-comportemental de l'ESPT par Aurore Séguin-Sabouraud
    13/ L'hypnose dans le traitement du psychotraumatisme par Victor Simon
    14/ le sujet a été victime d'une prise de pouvoir par son agresseur par Victor Simon
    15/ Le phénomène de vigilance parallèle par M. Yapko
    16/ Une technique hypnotique spécifique pour traiter les viols par inceste par Victor Simon
    17/ Les 8 C dans le traitement de l'agression sexuelle par Victor Simon
    18/ De nombreuses victimes échappent à tout traitement par Gilbert Vila
    19/ Les conséquences de la maltraitance ne s'arrêtent pas avec la fin des actes pervers par Gilbert Vila


    • Les groupes de paroles par Catherine Morbois et Marie-France Casalis dans Psychothérapie des victimes
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    4/ La dissociation péritraumatique et les troubles dissociatifs (F44) par Gérard Lopez & Arianne Casanova

    Page 15
    La CIM-10 et le DSM-IV insistent beaucoup sur le rôle d'un trouble dissociatif dans les traumatismes. au moment de l'impact traumatique, il permet à la victime de se soustraire à la frayeur qui résulte de la confrontation avec la mort.
    La dissociation péritraumatique se manifeste cliniquement par l'inhibition anxieuse, l'amnésie des faits, le déni, mais aussi par des symptômes de dépersonnalisation ou de déréalisation.
    Marmar (1997) a montré que la dissociation péritraumatique n'est pas protectrice parce que son intensité, mesurée par des échelles validées, est corrélée avec le risque de survenue d'un ESPT.

    Pour la CIM-10, les divers troubles dissociatifs (ou de conversion) ont en commun une perte partielle des fonctions normales d'intégration des souvenirs, de la conscience de l'identité ou des sensations immédiates, et le contrôle des mouvements.
    .../...
    Les troubles dissociatifs surviennent en relation temporelle étroite avec des ET, des problèmes insolubles et insupportables, ou des relations interpersonnelles difficiles.

    La CIM-10 et le DSM-III définissent un trouble "personnalité multiple" (F44.81), rare et controversé, redéfini comme "trouble dissociatif de l'identité" dans le DSM-IV.
    .../...
    Il se caractérise essentiellement par l'existence chez une personne de deux ou plusieurs personnalités distinctes. Chaque personnalité (complète, avec ses souvenirs, affinités et comportements) se manifestent à tour de rôle.

    De nombreux auteurs estiment que les traumatismes de type II de l'enfance sont fréquemment associés au trouble dissociatf de l'identité, lequel s'accompagne d'une grande suggestibilié et une importante susceptibilité hypnogène, si bien qu'il est difficile de savoir s'il est ou non la conséquence d'un processus de victimisation, posant le difficile problème de la véracité de certaines révélations tardives.
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    Autres billets sur Psychothérapie des victimes
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    3/ L'état de stress post-traumatique – ESPT (F43.1)
    5/ Les troubles graves de la personnalité : Desnos (F60.31)
    6/ Evaluation auprès d'un personne souffrant d'un trouble psychotraumatique par Louis Jehel, Marc Sylvestre, Patrice Louville
    7/ La combinaison entre psycho et chimiothérapie par François Ducrocq, Guillaume Valva & Olivier Cottencin
    8/ La prochaine version de DSM devait introduire la catégorie de l'état de stress post-traumatique par jean-Michel Thurin
    9/ huit thèmes qui accompagnent un traumatisme sévère par M. J. Horowitz
    10/ Les évitements après un ESPT par Aurore Séguin-Sabouraud
    11/ Les indications de la thérapie EMDR – Eye Movement Desensitization Reprocessing par Patrick Zilhardt
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    13/ L'hypnose dans le traitement du psychotraumatisme par Victor Simon
    14/ le sujet a été victime d'une prise de pouvoir par son agresseur par Victor Simon
    15/ Le phénomène de vigilance parallèle par M. Yapko
    16/ Une technique hypnotique spécifique pour traiter les viols par inceste par Victor Simon
    17/ Les 8 C dans le traitement de l'agression sexuelle par Victor Simon
    18/ De nombreuses victimes échappent à tout traitement par Gilbert Vila
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    13 mai 2004

    5/ Les signes fréquents du refoulement après des viols par inceste par Victor Simon

    Page 76
    Le jaillissement de la source souterraine ?
    Quelques mois, années ou décennies plus tard, consulte un 
sujet qui vient parler d'une variété de troubles que le clinicien 
non averti va rattacher à des phénomènes anxio-dépressifs, à 
des troubles du comportement, à des somatisations dysneurotoniques (déséquilibre de régulation des systèmes nerveux sympathique et parasympathique entraînant des troubles somatiques et 
psychiques), cortège de symptômes qu'il va falloir relier à 
l'accident :
    le sujet a parfois refoulé l'événement traumatique, 
est parfois dans le déni, ou ne veut pas en parler...

    Quelques signes fréquemment observés :
    • troubles du sommeil, de la concentration, de la mémoire ;
    • dépersonnalisation, perte de contact avec le réel ;
    • sentiments irrationnels de culpabilité ;
    • exagération de la perception de dangers extérieurs ;
    • accentuation des symptômes lorsque la personne est confrontée à des situations rappelant l'événement initial ;
    • problèmes sexuels multiples et sexualité compulsive ;
    • troubles du comportement alimentaire, toxicomanies, alcoolisme, tabagisme ;
    • comportements sociaux inadaptés : absentéisme, agressivité inappropriée ;
    – modification des relations interpersonnelles :
    • tendance à s'isoler, difficulté à faire confiance ;
    • la femme survalorise et idéalise l'image de l'homme (par sa quête incessante de reconnaissance et d'affection) par son incapacité à repérer les mécanismes qu'utilisent les 
vampires ;
    • perte de l'estime et de la confiance en soi ;
    • la dépression est très fréquente, d'évolution chronique, avec rechutes étalées sur plusieurs décennies ;
    • les risques de tentatives de suicide sont deux fois plus 
importants chez les abusés sexuels.
    ______________________________
    Autres billets sur le livre Abus sexuel sur mineur par Victor Simon

    1/ Abus sexuel sur mineur par Victor Simon
    2/ Abus sexuel sur mineur : Ce livre est un cri !
    3/ « se faire violer » au profit « d'être violée »
    4/ Après un viols par inceste un trouble de la construction de la réalité et du monde environnant : Qui croire ?
    6/ De la spécificité du Syndrome Post-Abus Sexuel (SPAS)
    7/ L'agresseur et ses stratégies
    8/ Le ressenti de l'agresseur au moment des faits
    9/ Recueillir le témoignage d'un enfant, lors du dépôt de plainte pour agressions sexuelles
    10/ Les lettres réparatrices
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    10 février 2001

    2/ La pensée psychiatrique francophone face au concept américain d'état de stress post-traumatique par Michel de Clercq

    Le traumatisme psychique dans la pensée psychiatrique francophone par Michel de Clercq
    La pensée psychiatrique francophone face au concept américain d'état de stress post-traumatique

    C'est d'outre-Atlantique que sont venues les initiatives, avec la constitution du système nosographique américain DSM, en 1952, et ses laborieuses réflexions en 1968 (DSM-II), 1980 (DSM-III), 1987 (DSM-III R) et 1994 (DSM-IV). concernant le traumatisme psychique, c'est le vocable de Gross Stress Reaction qui fut d'abord proposé, dans le DSM-1, pour désigner la réaction psycho-traumatique aiguë. Mais, lors de la révision DSM-II en 1968, le diagnostic de
    Gross Stress Reaction fut supprimé, sans remplacement, initiative malencontreuse alors même qu'en pleine offensive du Têt, les GI envoyés au Vietnam subissait les pires affres du stress de combat.

    Ce n'est qu'en 1980, avec le DSM-III, que fut introduit le diagnostic de Post- Traumatic Stress Disorder (en abrégé PTSD) pour désigner ce que les anciennes nosographies avaient coutume de dénommer névrose traumatique. cette initiative répondait d'ailleurs à l'afflux croissant, au sein de la population de 3 millions de vétérans américains du Vietnam, des Post-Vietnam Syndromes différés les chroniques qu'une politique de psychiatrie de l'avant simpliste et limitée à la seule sédation des effets immédiats du stress de combat n'avait su ni prévoir ni prévenir.

    Ces Post-Vietnam Syndromes étaient en fait des névroses de guerre, mais le DSM qui se veut athéorique récuse le concept de névrose, entaché à ses yeux de connotation freudienne ; et il y substitue celui de stress, sans se rendre compte que ce n'est pas la peine de s'affranchir d'une théorie (psychanalytique) pour se subordonner à une autre (bio-physiologique).

    Concernant son champ clinique, le concept de PTSD s'appliquait non seulement aux anciennes névroses de guerre, mais aussi aux séquelles psycho-traumatiques des agressions, des accidents et des catastrophes du temps de paix.

    Pour lire la suite de l'article, cliquez sur la couverture du livre.
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    Autres billets sur le livre Les traumatismes psychiques par François Lebigot & Michel de Clercq
    1/ Les traumatismes psychiques par François Lebigot & Michel de Clercq
    3/ Traumatisme psychique et stress
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