« Si un individu s’expose avec sincérité, tout le monde, plus ou moins, se trouve mis en jeu. Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celles des autres »
Simone de Beauvoir – La force de l’âge
« L’information est le seul bien qu’on puisse donner à quelqu’un sans s'en déposséder. »
Thomas Jefferson,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,

De l'esprit des lois (1748)

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

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27 juin 2011

Prévention de la diffusion de l’information sur le réseau pédocriminel Zandvoort

31 décembre 2010
Marcel Vervloesem, le fondateur de l’asbl Werkgroep Morkhoven qui a exposé le fichier pédopornographique Zandvoort, vient d’être condamné à une écoute permanente ses communications téléphoniques, une surveillance de son ordinateur, de ses communications par Internet, ainsi que son courrier postal.

Marcel Vervloesem a été remis en liberté le 4 août 2010, suite à une condamnation pour des faits qu’il a été reconnu physiquement incapables d’exécuter. La liberté a été accordée à Marcel Vervloesem sous les conditions suivantes :

  1. Le renouvellement d’une interdiction de contacter la presse qui lui a été imposée en 2006 pour une période de trois ans.
  2. L’interdiction de toute activité de soutien à des associations ou organisations qui luttent contre l’abus d’enfants.
  3. L’interdiction de contacter les membres de l’asbl Werkgroep Morkhoven qui sont ses amis depuis vingt ans, et qui lui ont rendu visite chaque semaine durant les deux ans qu’il était détenu en prison.
  4. L’interdiction de contacter l’acteur Flamand Jo Reymen, qui soutient Marcel mais ne fait pas partie du Werkgroep Morkhoven.
Pour lire le billet, cliquez sur le logo de La protection des enfants
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9 avril 2010

Définition de la pédophilie par Karine Tremblay

Publié le 09 avril 2010
Des agressions préméditées
Karine Tremblay*
*L'auteure est agente de liaison et de promotion du Regroupement québécois des Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS). Elle réagit à l'opinion de Pascale Piquet, intitulée « Des pulsions incontrôlées », qui a été publiée mercredi.
La Presse
Le billet initial de Pascale Piquet : Des pulsions incontrôlées
Pascale Piquet se demande ce qui pousse un prêtre à agresser un enfant. Elle explique ce crime par des pulsions sexuelles incontrôlées chez des hommes obligés de s'enrôler dans le clergé contre leur gré et privés de sexualité normale. Cette explication est tout à fait réductrice et ne contribue pas à la responsabilisation des agresseurs.
D'abord, l'utilisation du terme « pédophilie » dans tous les cas d'agressions sexuelles contre des enfants est abusive. La définition de cette « déviance sexuelle » implique une attirance exclusive pour les enfants et une incapacité d'avoir des relations sexuelles entre adultes consentants.
Le pédophile fantasme sur des enfants, et jamais sur des adultes, hommes ou femmes. Ce n'est donc pas à défaut d'une expérience hétérosexuelle qu'un prêtre se rabat sur les petits. Au contraire, la plupart des agresseurs d'enfants ne sont pas pédophiles.
Par contre, comme le souligne Mme Piquet, ils se servent de leur position sociale pour commettre leur agression, qu'ils soient curés, médecins ou entraîneurs de hockey. C'est donc la notion de « personne en autorité » qui s'applique, tant en droit que dans notre analyse.
Ensuite, il faut détruire ce mythe selon lequel les hommes, parce qu'ils sont jeunes ou privés de sexe, ne peuvent pas se contrôler. Les pulsions sous-entendent un acte impulsif, alors que les agressions sont préméditées dans la plupart des cas.
Dans un reportage de Radio-Canada, le pédophile Camil Girard explique bien de quelle manière il s'arrange « tranquillement, pas vite » pour abuser de ses jeunes victimes et comment il les incite à garder le silence. Parce qu'il est conscient, comme la grande majorité des agresseurs d'enfants, du mal qu'il commet, ce qui exclut l'hypothèse d'une pulsion irréfléchie.
Le mythe des pulsions sexuelles incontrôlables est un dangereux raccourci pour essayer de comprendre les gestes commis par les agresseurs sexuels. Bien que « comprendre ne signifie pas excuser », comme l'écrit Mme Piquet, les pulsions deviennent trop facilement une justification pour les hommes qui abusent d'enfants vulnérables ou qui violent des femmes en faisant fi de leur refus d'avoir une relation sexuelle, soi-disant parce qu'ils en avaient trop envie.
« Les pulsions viennent avec l'homme et des pulsions, même pour un curé, ce n'est pas simple à contrôler », prétend l'auteure de la lettre. Les femmes n'auraient donc pas de pulsions ? Selon les statistiques policières, l'agresseur est de sexe masculin dans 98% des cas déclarés. L'explication des pulsions incontrôlées ramène le problème à un niveau individuel, alors qu'il s'agit d'une problématique sociale.
La violence sexuelle persiste parce que l'héritage des sociétés patriarcales, où des hommes exercent un rôle dominant sur les femmes, sur les enfants et voire même sur d'autres hommes, n'est pas disparu. Les agressions sexuelles sont des actes de pouvoir et de contrôle, et peuvent survenir dans toute relation supposant un lien de confiance ou lorsqu'une personne est en positon de pouvoir ou d'autorité. Les deux tiers des victimes sont mineures. Les agresseurs profitent de leur vulnérabilité.
Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo de cyberpresse.ca

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7 avril 2010

Des pulsions incontrôlées par Pascale Piquet

Publié le 07 avril 2010
Des pulsions incontrôlées
Pascale Piquet
L'auteure est « coach de vie » et a écrit Le syndrome de Tarzan chez Béliveau éditeur.
La Presse
Pourquoi la pédophilie vous choque-t-elle à ce point quand elle frappe dans les rangs des hommes de l'Église ? Parce qu'ils sont censés montrer l'exemple, être abstinents, protéger les enfants, vos enfants, et non les abuser, violer leur corps et souiller leur âme.
Mais qu'est-ce qui pousse un prêtre à abuser d'un enfant ? Il a peut-être été abusé lui-même, enfant, et continue la malédiction. Il a peut-être aussi été livré à l'Église non pas par la foi, mais par ses parents : quand un homme prenait la soutane, dans des temps pas si reculés que ça, c'était parce que la famille réclamait un curé dans ses rangs.
Sans avoir eu le temps d'une expérience hétérosexuelle, le jeune homme se retrouve, malgré ses pulsions naturelles, dans un environnement qu'il n'a pas choisi. D'autant que la masturbation n'a pas sa place sous la soutane : toute forme de sexe est interdite. Il n'a pas choisi, lui, cette vie abstinente et frustrante. Certains de mes clients en coaching m'ont avoué que leur mère les poussait à être curés, mais, Dieu merci, ils ont résisté !
Donc, ce jeune homme que l'on sacrifie sur l'autel de l'église n'a aucune aspiration religieuse et ne subira que les inconvénients de cette vie drastique. D'autres auront embrassé la religion par foi, mais bien incapables de maîtriser leurs envies, n'ayant pas eu le temps de connaître le corps d'une femme, se rabattront sur les petits. Parce que ceux qui ont déjà eu une expérience hétérosexuelle préfèrent les femmes: j'ai eu plusieurs clients qui étaient « enfant de curé », même une qui était fille d'un prêtre et d'une religieuse. Si ce n'était ni sacrifié par la famille, ni par foi, c'est la sécurité, l'assurance d'un toit et d'un couvert, une certaine position sociale, dont ils se sont servis pour abuser, qui ont poussé bien des hommes dans les rangs de l'Église. Les pulsions sexuelles viennent avec l'homme et des pulsions, même pour un curé, ce n'est pas simple à contrôler.
Ce que je vous explique, j'aime à le répéter, n'est pas une excuse, mais une explication : comprendre ne signifie pas excuser. Une pulsion sexuelle pousse à la reproduction. De la puberté à la trentaine, surtout chez les hommes, elle est plutôt active cette envie de sexe qui pousse vers le plaisir. Il faut la sublimer, mais l'enseigne-t-on aux curés ?
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Définition de la pédophilie par Karine Tremblay

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4 avril 2010

Définition de la pédophilie

Dimanche 04 avril à 11h 43 mn
Canal 95 sur la Free Box
un petit reportage sur France 24
rubrique Santé
Présente l'action de l'Ange Bleu sur le sujet de la pédophilie
Pédophilie : (attirance sexuelles figée pour les enfants prépubères) sans passage à l’acte
et sur les pulsions sexuelles sans pédophilie.

De la pédophilie à l’impuissance. Cette semaine, nous allons explorer les troubles de la sexualité. Avec l’association « L’ange Bleu », nous avons assisté à un groupe de parole inédit où pour la première fois, des hommes osent avouer l’inavouable.
Par Jennifer KNOCK
Pour voir la vidéo, cliquez sur le logo de France 24
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4 octobre 2003

Anne-Claude Ambroise-Rendu Un siècle de pédophilie dans la presse (1880-2000) : accusation, plaidoirie, condamnation

Le Temps des médias n°1, automne 2003, p.31-41.
Le temps de l'accusation
Le surgissement
Les caractéristiques du crime
Le reflux (1920-1970)
La Révolution sexuelle des seventies : le temps de la plaidoirie
Le tournant des années 1990 : la condamnation
La médiatisation des abus sexuels dont sont victimes les enfants commence à la fin du XIXe siècle.
Elle ne sera pourtant ni dénuée d’ambiguïté, ni continue au cours du siècle qui suit. Néanmoins, on assiste à une mutation fondamentale dans l’histoire des mœurs : la pédophilie, hier encore taboue, a été mise au jour.
La découverte des années 1880 correspond au temps de l’accusation ;
après un net reflux éditorial du sujet, la révolution sexuelle des années 1970 voit se déployer une plaidoirie en faveur de la pédophilie ;
enfin, les années 1990 sont le temps de la condamnation, accompagnée d’une réflexion qui place désormais l’enfant abusé au cœur de ses interrogations.
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