« Si un individu s’expose avec sincérité, tout le monde, plus ou moins, se trouve mis en jeu. Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celles des autres »
Simone de Beauvoir – La force de l’âge
« L’information est le seul bien qu’on puisse donner à quelqu’un sans s'en déposséder. »
Thomas Jefferson,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,

De l'esprit des lois (1748)

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

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29 octobre 2011

Plainte pour atteinte à l'image numérique sur le blog Viols par inceste

Posté le 26 octobre 2011
Bonsoir,

Soucieux de mon image sur le web, je vous contacte aujourd'hui pour que vous retiriez de votre blog le nom [Nom de la personne].
En effet lorsque l'on google [Prénom et nom de la personne] on tombe en troisième position sur le titre suivant "VIOLS PAR INCESTE"
Il est inadmissible de tomber sur de tels résultats aussi haut dans Google.
Travaillant à la défense de l'image des internautes pour une grande marque française, je vous somme de retirer [Le nom de la personne] (ou de le modifier) afin de ne plus être référencé sur votre blog.
En absence de votre réponse sous trois semaines, soit le 16 Novembre, j'entamerais une procédure de plainte pour atteinte à l'image numérique d'un ressortissant français.
N'hésitez pas à me contacter par mail ou à m'appeler au cabinet.
[Signé du prénom et nom de la personne]
Law and Users' Policy Manager
www.cityvox.fr <http://www.cityvox.fr/>
_________________________________
Le 30 octobre 2011
Monsieur,
A partir du moment où sur mon site apparaissent séparément un nom et un prénom, que le nom est accolé à un autre prénom interdisant de confondre la personne mentionnée par moi et [autre personne plaignante], je ne vois pas bien ce qu'on pourrait me reprocher.
Dès lors qu'un lecteur tombe sur le nom homonyme sur mon blog, il ne peut pas confondre, et que je ne peux faire droit à votre demande parce qu'elle reviendrait à refuser de citer n'importe quel nom, de peur que n'importe quel homonyme m'en veuille..!
Un Monsieur X. Dupont pourrait-il faire supprimer toutes les pages sur lesquelles le nom "Dupont" apparaît ?
J'en doute.
D'autre part, je ne vois pas pourquoi, si ce n'est pour servir le machisme ambiant de retour, j'irais ôter le nom d'une dame féministe qui présente dans son livre un travail d'une très grande qualité, au profit d'un anonyme un peu trop narcissique.
Vous devriez plutôt vous en prendre aux imperfections de Google... Quand on tape viols par inceste qui est un travail militant et féministe, on tombe en priorité sur tous les sites X.
Votre dévouée,
Rendez-vous sur Hellocoton !

30 mai 2011

Emploi : revictimisation durant des années après des viols par inceste

Lundi 30 mai 2011
Mon contrat à durée déterminée d'un an s'achève dans un mois, mais je prends mes congés payés à partir de demain et c'est temps mieux.
Je ne signe que des CDD d'un an, que j'égraine comme un chapelet. Je me fais toujours avoir.
Document préparatoire à la réunion du 30 mai 2011 à 15 heures :
Durant cette année universitaire 2010-2011 VIABLE a transcrit 110 cours de la Sorbonne, soit 220 heures de transcription qui auraient dû être facturées ≈ 40 000 € H.T
Bilan Sorbonne sur 3 mois,
du 22 février au 20 mai, de Sophie et moi-même.
Ce laps de temps qui permet de faire une évaluation sur 3 mois du travail de 2 transcriptrices qui ont un bon rendement à temps plein et sans pauses, en situation de travail normal. Nous avons effectué la même somme de travail, et nous nous baserons sur le travail effectué en entier, transcription + correction soit 23 cours chacune. Les cours étant dispensés par des professeurs différents, ils ont tous plus ou moins de contenu, mais nous arrivons à une moyenne de 23000 mots chacune.
Nous avons bénéficié des vacances de Pâques pour pouvoir mettre à jour les corrections des cours.
Si l’on compte au mot à 4 centimes du mot :
10 000 mots par cours = 8 cours par mois = 80 000 mots = 320 000 centimes = 3 200 €
Salaire ≈ salaire net ≈ 1900 €+ charges salariales ≈ 400 € + charges patronales ≈ 600 € ≈ 2900 €
A l’heure :
8 cours par mois, chaque cours = 2 heures = 16 heures = 3000 €/16 ≈ 180 € H.T.
Transcription écrite
Sur 40 cours, 9 ont été réalisés en transcription écrite uniquement.
Ceci est souvent dû à des défaillances techniques et nous avons récupéré l'enregistrement que j'ai transcrit chez moi parce que je suis outillée pour ce faire.
J'ai Word et j'ai pu ainsi programmer des commandes pour les manipulations et les formules qui reviennent constamment et qui donc tombent sur l'appui unique sur une touche.
J'ai un pédalier, ce qui permet de gagner des heures de travail étant donné que je peux à l'aide du pied revenir un mot ou deux en arrière, sans lâcher le clavier ce qui évite la perte de temps.
Je peux aussi régler le débit de paroles de l'intervenant et en le mettant plus lentement, on transcrit au fur et à mesure sans avoir besoin de revenir en arrière.
Je pense donc qu'il ne faut pas dénier ce système de transcription qui a été employé tout au long de l'année, puisque j'ai repris tous les cours du début de l'année, que nous avions loupés, de cette manière-là et que ça représente donc 20% de notre mode de fonctionnement.
…/…
La quantité de travail
Pour ce travail de transcriptrice, vous avez embauché une professionnelle ayant l'expérience que vous n'aviez pas (3 années passées à l'ONU) et vous n'avez jamais profité de cette expérience pour faire évoluer le service.
J'ai souffert toute l'année de rapports de force pour faire entendre que la méthode de travail initiale ne pouvait faire ses preuves. J'ai lutté pour faire accepter les corrections.
Étant en plus ancienne élève de l'École du Louvre, j'ai tout de suite évalué la somme de travail que représenterait cette première année d'histoire de l'art à la Sorbonne. J'en ai parlé, mais personne n'a jugé bon de prendre en compte mon avis, alors sachant que je serai seule, en pouvant demander de l'aide à ma sœur, j'ai décidé de me mettre à 80% du temps, parce que je savais que je ferai le travail de trois personnes.
Vous avez embauché un travailleur handicapé en ne songeant au handicap qu'à travers les yeux des personnes sourdes et non pas du travailleur malade. J'ai cet avantage de pouvoir gérer ma santé auprès du corps médical comme je l'entends et j'ai donc pris des congés en prenant bien soin de ne pas nuire au bon fonctionnement du service.
Pour la semaine dernière qui était ma dernière semaine, j'ai refusé de faire de la transcription vocale, parce que le temps pressant, et mon dragon n'étant pas assez performant, il aurait été inutile que je fasse un travail médiocre dont ne pouvait se servir l'étudiant. Le premier jet de Dragon XI étant lisible, il a donc pu relever directement sur la plateforme une prise de notes acceptable étant donné qu'il s'agissait de révisions.
J'étais sous antibiotiques et une toux persistante depuis deux mois me faisait louper des passages du cours. Ceci dit, j'ai été obligée d'en faire une heure le mardi, le matériel de Sophie étant défaillant, ce qui est le reflet de tous les contretemps de cette année.
Je suis aussi très contente d'avoir pu, vendredi dernier, alors que j'avais dit que je ne prendrai pas de transcriptions vocales pour ma dernière semaine, d'avoir pu dire non, je ne le ferai pas, alors que Tom, à mon arrivée à 9h m'a demandé, comme à son habitude, de prendre le cours de 2 heures parce que Sophie ne voulait pas faire les 4 heures.
Je suis contente d'avoir rompu cette relation d'emprise que Tom sait très bien instaurer et qui lui permet de faire faire à tout un chacun exactement ce qu'il veut, c'est ce que l'on appelle vulgairement son pouvoir de persuasion. C'est une méthode de dressage qui marche très bien en danse et peut être bénéfique pour une entreprise.
Ce qui m'a fait rompre ce système, c'est justement les hurlements de Sophie disant que je m'étais moi-même mise dans ce... puisque je travaillais à la maison, alors qu'elle vocifère à l'idée de devoir en faire autant et essaye de me culpabiliser en mentionnant un hypothétique travail que je n'aurais pas fait alors qu'elle ne consulte pas le tableau excel récapitulatif et qu'elle se mêle de capitaliser mon travail en prenant un pouvoir qu'elle s'octroie comme si j'étais incapable de gérer mon travail.
En ce qui concerne mon dernier arrêt maladie, hormis le fait d'une fièvre et d'une toux persistante qui ne m'ont pas lâchée depuis que je suis installée dans le local du sous-sol, humide et non aéré, pour lequel le ménage n'a jamais été fait (je suis contente en ce sens que vous déménagiez) je voulais que Sophie travaille seule étant donné que je n'ai cessé d'essuyer de sa part des réflexions sur une exagération de ma part en ce qui concerne la quantité de travail, alors qu'elle vient d'arriver et que j'ai toujours fait en sorte de ne pas la surcharger pour ne pas la décourager. Mais parfois, il s'avère qu'il faille mettre les points sur les i pour que les personnes se rendent compte de l'investissement de leur collègue et ne se préoccupe pas seulement du leur et de leur opiniâtreté à vouloir garder leur emploi si difficilement décroché.
L'accusation de ne pas être fiable est bien l'une de celle que professionnellement il est impossible de me reprocher, elle était inconsidérée et inappropriée. Je suis très triste que cela ce soit terminé par des grossièretés publiques impardonnables. Nous ne jouons pas dans la même cour.
Il y a une part de liberté d'organisation qui doit être laissée aux transcripteurs ce qui est difficile à concevoir à VIABLE qui toute l'année m'a prise pour une incapable dans la gestion de mon travail tout en omettant d'en jauger l'ampleur pour pouvoir continuer à en rajouter encore et encore.
Je n'ai toujours pas compris pourquoi et comment VIABLE embauche des personnes qualifiées, à bac + 4 minimum, qui ont donc un statut de cadre, pour les maintenir dans un statut d'incompétents à qui on donne constamment des ordres contradictoires parfois, sauf sur les travaux à faire sur lesquels personne ne cherche à savoir ce que l'on fait exactement, comme la somme de travail de recherches et corrections.
C'est une méthode de travail éprouvante et non constructive, ni même productive.
…/…
Mon bilan personnel pour ce CDD d'un an
Toute l'année, j'ai fonctionné sur les vœux pieux de Laurent qui serine que l'on va arranger cela et attache l'élastique du vœu pieux au ressort du rêve. (Je lui dois bien un peu de prose).
Je n'ai jamais eu word, ni Dragon plus performant.Vous avez simplement remplacé Mélanie par Sophie.
J'ai fait le travail de trois salariés. Mon seul moyen de faire des pauses ont été les congés maladie.
En faisant établir mon aptitude à 80% du temps, je savais bien que je travaillerai beaucoup pour être moins payée, mais j'avais besoin d'avoir un autre horizon que celui des cours de la Sorbonne en première année, cours que j'ai suivis il y a 30 ans et qui me projetaient donc en régression. J'ai besoin d'avancer et VIABLE m'a largement fait régresser, tant d'un point de vue culturel, qu'épanouissement personnel que financier.
● J'ai très rapidement pris l'ampleur de la catastrophe financière, lorsqu'au mois d'août à l'hôpital, alors que je soignais une embolie pulmonaire, (et que vous êtes gentiment venus me voir, sans réaliser le souci dans lequel VIABLE me plongeait), on m'a annoncé que je n'avais pas la sécurité sociale, que mon employeur ne m'avait pas déclarée et que je devais la somme de 700 euros à l'hôpital.
Étant donné que je n'ai pas eu de salaire au mois d'août, je n'ai pu redresser mes finances et c'est ainsi que les impôts n'ayant pu faire leurs prélèvements ce sont servis sur mon salaire.
Étant donné que j'ai perçu mes salaires irrégulièrement après un siège récurant auprès de Romain pour les obtenir, j'ai aussi écopé d'un interdit bancaire pour un refus d'honorer un chèque de 25 euros alors que j'avais dépassé mon découvert autorisé et qu'on était le 20 du mois. Cela a bien sûr occasionné des frais.
● Je prends mes congés en juin pour que VIABLE n'ait pas à me payer un mois supplémentaire puisque l'entreprise ne peut se le permettre et aussi pour ne pas faire le déménagement car j'ai ma reconnaissance handicapée par la perte de la mobilité de mon bras droit et cette année, avec la frappe au kilomètre, qui m'est interdite, et que je n'ai cessé de pratiquer à VIABLE, cette année donc, j'ai assez mis ce bras à l'épreuve sous peine de faire travailler les kinésithérapeutes qui sont déjà fort occupés avec la lombalgie chronique que j'ai contractée à VIABLE.
Au reçu de ma déclaration préalable des impôts, j'ai entériné le fait que VIABLE m'a embauchée en tant que travailleure handicapée avant le 1er juillet 2010 de manière à pouvoir bénéficier de la prime à l'embauche au tarif maximale alors qu'elle allait être diminuée. Cette prime agrémentée d'une autre pour l'embauche d'une salariée de 50 ans, aurait pu me laisser croire qu'il n'y aurait pas de souci pour mon salaire étant donné que vous aviez une provision pour celui-ci et qu'au vu du travail que je fournissais, s'il avait été facturé convenablement, il n'y aurait pas eu de souci.
L'expérience de l'aide apportée à un seul étudiant n'a pas coûté beaucoup à VIABLE, pas d'investissement matériel, et pas d'avance de fonds pour un salaire, j'estime que vous avez fait cette expérience à mes frais en tant que salariée faisant le travail de trois personnes à plein temps et rémunérée pour le smic financé par les primes.
D'autre part, je tiens à préciser que dans cette manière de laisser évoluer cette façon de considérer le travail, il y a un irrespect profond pour le travail et le travailleur qui n'est reconnu nulle part et cette désinvolture en lui attribuant un bas salaire non révisé, (Romain m'avait promis une prime à Noël) est une façon de faire l'aumône qui révèle une sorte de mépris envers le salarié qui bien évidemment ne vient pas travailler pour son plaisir. Une société n'est pas une association, elle doit faire des bénéfices, sinon elle n'embauche pas. (Vois-tu Laurent qu'en matière de leçon de morale, je peux être beaucoup plus forte que toi, c'est l'envers du protestantisme !)
Je suis entrée à VIABLE parce qu'il m'est important dans ma vie personnelle aussi de cultiver « la relation d'aide ». Cette aide ne peut être apportée que dans la réalité du quotidien et non dans l'illusion du viable probable. C'est pour moi un principe de vie et pour l'année universitaire prochaine, à côté d'un travail de documentaliste à temps partiel, je suis inscrite en Master d'éthique médicale à Paris V et je travaille sur cette relation d'aide à travers l'internet ce qui est ma profession, à travers mon métier de gestionnaire de l'information. C'était un mi-temps de mon contrat de travail dont vous n'avez jamais profité.
Il est malsain de continuer à vendre un service irréalisable, au détriment des salariés de VIABLE, qui sont exploités – et j'emploie le mot sciemment – afin de rendre le service acceptable.
Je veux attirer votre attention sur la juste démesure de ma contribution à VIABLE cette année et ma seule faute a été de rejoindre le musée des illusions.
J'ai joué à Cassandre, mais aucun Périclès n'a pu trouver de solution et bientôt, si vous persistez en cette route, vous chercherez un Hercule pour sauver VIABLE.
_________________________
Autres billets sur Viols par inceste de Auteure obligatoirement anonyme
1/ Requête en changement de nom
2/ Définition des viols par inceste
3/ La mémoire des viols
4/ L'Emprise dans le viol par inceste
5/ "En France la mémoire passe plutôt pour une faiblesse, une maladie du cerveau" Georges Mateï
6/ "Pourquoi pleure-t-elle tout le temps ?"
7/ Les conséquences des viols par inceste dans l'échec scolaire
8 /La mémoire et l'intelligence après plus de 10 ans de viols par inceste
9/ La dissociation lors des viols par inceste
10/ La culpabilité qui s'amplifie de viols en viols devient partie intégrante de la personnalité d'un-e incesté-e
11/ Même si ce n'était arrivé qu'une fois, cette culpabilité existerait
12/ L’autoculpabilité entraine des situations d‘évitement
13/ Revictimisation
14/ Le procès
15/ Dans le viols par inceste, l'emprise par le regard
16/ Les deux vies d'une dissociée
17/ L'importance du tuteur de résilience
18/ Viol/mort ; amour/vie – attirance/répulsion

11/ Explications psychologiques de la revictimisation par François Louboff


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3 novembre 2010

Petit séjour à l'hôpital

Je m'absente
pour une petite semaine
embolie pulmonaire = j'étouffe
Bis repetita
la dernière fois c'était cet été
Que les incestées coûtent cher à la sécu !
Si on faisait le compte, on se bougerait un peu plus pour faire en sorte que cela n'arrive plus.
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Mon époux est venu une fois me voir avec ma fille cadette
L'aînée de quatorze ans n'est pas venue et n'a pas téléphoné

L'entourage s'habitue à la répétition.
La première fois ça fait peur mais on ne bouge pas trop
Les suivantes feront partie d'un mode de vie sans compassion

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10 juin 2010

11-12 juin 2010 - 24h d'écriture

J'y participe

du vendredi 11 juin à 20h au samedi 12 juin à 20h

à l'école des Métiers du livre - Paris XIe

Nous serons 24 et nous serons filmés et en directe sur le net en train d'écrire notre nouvelle.

Pour me suivre, cliquez sur le logo

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23 janvier 2010

1/ Loi inceste 26 janvier – lettre aux députés par auteure obligatoirement anonyme

Lettre envoyée par courriel le 18 janvier 2010

Adresses relevées sur le site de l'Assemblée nationale

A ce jour 21 janvier 2010 – 270 courriels envoyés – 4 réponses

fréquentation des blogs :

Blogspot = le 18 : 3750 – le 21 : 3790 – le 22 : 3900 – le 24 : 3980 – le 25 : 4040 – le 26 : 4150

Over-blog = le 18: 60/100 – le 21 : 57/100 – le 22 : 52/100 – le 24 : 61/100


Madame, Monsieur,

Par ce courriel, je me permets de me présenter et de vous faire part de mes réflexions et recherches.

Dans mes blogs documentaires, j’ai réuni des billets sur les différents thèmes qui pourraient vous intéresser pour prendre votre décision de vote.

Définition victime, définition inceste

http://viols-par-inceste.blogspot.com/

http://resilience-autofiction.over-blog.fr/

J’ai 50 ans ;

j’ai vécu les viols par inceste de mon père – officier supérieur – durant 15 ans, dès l’âge de 8 ans ;

j’ai milité en 1989 lors d’une campagne ministérielle contre les abus sexuels sur les mineurs ;

j’ai vécu le bonheur d’avoir gagné dix ans de prescription après la majorité du plaignant.

J’ai décidé de ne pas porter plainte parce que je n’avais aucune preuve et qu’en assistant à bon nombre de procès, j’ai vu mes compagnes de malheur déboutées pour les mêmes raisons et aller de plus en plus mal dans le déni.

Je suis Auteure obligatoirement anonyme de Viols par inceste – 1993

Je vous écris dans une volonté de réfléchir, ce qui nous fait souvent défaut maintenant dans une société qui n’en a plus le temps, dans le but aussi de vous mobiliser pour le 28 janvier.

Dans cette nouvelle société, on ne peut pas exister sans être victime de quelque chose alors pourquoi pas de l’inceste et de plus si l'on veut être entendu il faut être résilient, sinon la faute nous en revient.

Je suis mal à l’aise de constater que la majorité des signataires des pétitions qui vous sont proposées sont des incestés, souvent victimes manipulées.

Je n’entérine pas ce terme de victime qui s’applique à un tsunami et ne me paraît pas convenir à des incestés qui ne doivent pas se reconstruire, mais se construire et qui ont besoin d’une aide spécifique et appropriée.

Je suis anxieuse des résultats de cette loi – en forme de lobbying pour faire savoir qu’on s’en occupe – parce que toute la partie d’aide financière importante de la loi en première lecture a été rayée et que les subventions des associations aidantes, telles que le planning familial, ont été réduites voire supprimées.

J’affirme qu’il est criminel de faire croire à celles et ceux que l’on veut enfermer dans un rôle de victime qu'ils seront aidés. Pitiés, on en a déjà assez « bavé ».

La loi « Fort » pourrait-elle apporter un remède à la cicatrice que laisse le manque de preuves matérielles et les traces psychiques et psychologiques.

Comment peut-on aider ces futures mères qui – sans conscience et sans travail sur elle-même – reproduisent, en frappant et hurlant, les maltraitances qu’elles ont subies et que les futurs pères frappent et violent parce qu’ils ont été maltraités. Ne serait-il pas plus judicieux d’essayer d’ouvrir les yeux pour rompre cette chaîne du malheur.

En vous souhaitant bon vote.

__________________
Autres billets sur les échanges avec les députés
2/ Réponse d'un député à l'appel à mobilisation sur la loi « visant à identifier, prévenir, détecter et lutter contre l’inceste "
3/ Réponse d'un député à mon courriel du 23 janvier 2010

__________________________
Autres billets sur la loi du 8 février 2010
La victoire des lobbies dans les Assemblées par Jean-Claude Benard
Loi Inceste – Discussion en séance publique – 2e séance du mardi 26 janvier 2010 – 3e séance du jeudi 28 janvier 2010

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23 décembre 2009

Lettre au père Noël – Letter to Santa Claus


Merci à tous pour votre présence sur mes blogs durant ces derniers mois.
Je voudrais demander au père Noël de nous aider à arrêter de maltraiter les enfants qui ne deviendront pas ainsi des adultes maltraitants.

__________
Thanks to everybody for your presence on my blogs during the last months.
I would like ask Santa Claus to help us to stop people from mistrteating children, so that when these children groun up they won't mustreat their children in turn.

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29 septembre 2009

Qui est victime ? Affaire Polanski

On ne parle pas beaucoup de Samantha Geimer. On parle rarement des victimes – quoique je déteste ce nom, je préfère celui de survivante – Où en est Samantha Geimer ? Va-t-on finir par respecter son désir ?
J'ai un sale souvenir de ce que représente le fait de porter plainte ou non, et de la culpabilité que cela représente dans un cas comme dans l'autre. Va-t-on amplifier cette culpabilité en abolissant la prescription ?


Extrait de Viols par inceste de l'Auteure obligatoirement anonyme
Parce qu'elle n'a pas porté plainte et qu'elle savait qu'elle serait responsable pour longtemps.

Pour me souvenir des viols, il me faut entrer dans une sorte de deuxième personnalité. C'est toujours difficile, voire insupportable. Je l'ai souvent remarqué lorsque d'autres me racontent leur histoire. Nous avons, il me semble, une seconde personne en nous. C'est certainement ce dédoublement de personnalité qui nous a permis de survivre. J'ai conscience que la personne violée est toujours présente, prête à faire une apparition, bien que je la maîtrise de mieux en mieux et, qu'avec le temps, elle meure au profit de celle à laquelle je donne naissance quotidiennement. J'en fais le deuil et cela est très réconfortant.

Quelque chose d'effroyable est arrivé :
il est venu et il ne m'a pas tuée.

Je dois parler du pouvoir de mort qu'il s'était octroyé sur moi. Elle m'avait donné la vie, il m'a donné la mort.

J'aurais voulu fuir dans une autre peau que la mienne. Je pensais qu'il n'y avait aucune issue possible ; j'étais perdue, je ne me défendais pas pour ne pas lui donner la possibilité de me briser encore plus. J'étais ensevelie sous un flot d'impuissance dont seule la mort m'aurait délivrée. Lorsque cette impuissance réapparaît régulièrement, les envies de suicide se précipitent.



L’arrangement avec la victime
Outre « le problème de la prescription de l'action publique », l’avocat de Roman Polanski, Hervé Témime, a rappelé que « la victime supposée de l'infraction s'est désistée depuis de très longues années ». Samantha Geimer a publiquement demandé à ce que l’affaire soit classée, même si elle maintient ses accusations de viol. Elle a expliqué que l'insistance avec laquelle le parquet de la ville exigeait le retour du cinéaste aux Etats-Unis tenait de la "mauvaise blague" dont elle faisait les frais.

La victime elle-même est favorable au classement de l'affaire. La jeune Samantha Geimer avait confié en 2003 au Honolulu Star-Bulletin qu'elle avait accepté de poser pour des photographies que Roman Polanski allait prendre pour Vogue, rappelle l'agence BNOnews : "J'ai eu un peu peur à la fin [de la deuxième séance de photos], et j'ai compris qu'il avait d'autres intentions, (...) mais je ne savais pas comment m'en sortir". Elle a également accusé Polanski de lui avoir fait boire du champagne et de l'avoir droguée pour pouvoir abuser d'elle.

"Quand je repense à tout ça, il ne fait aucun doute que ce qu'il a fait était horrible. C'était une chose horrible à faire à une petite fille. Mais c'était aussi il y a 26 ans (son témoignage remonte à 2003), et honnêtement, la publicité qui entoure cette affaire m'a tellement traumatisée que ce qu'il [Polanski] m'a fait me semble pâle en comparaison (...). Je n'ai pas de rancoeur envers lui, ni aucune sympathie non plus. C'est un étranger pour moi (...) Mon attitude surprend de nombreuses personnes. C'est parce qu'ils n'ont pas dû affronter tout cela. Ils ne savent pas tout ce que je sais (...)."

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31 août 2009

Courage : Emission "Médiations" – Interdits ordinaires

Emission "Médiations"

Un mot revenait sur toutes les lèvres : courage. Impression lointaine pour Camille… mauvais terme plutôt sens du devoir alors qu’elle restait convaincue du silence de sa famille parce que l’armée, la « grande muette », avait appris à son père que pour demeurer inconnu, il était préférable de rester dans l’anonymat sans se manifester, justement celui qui protège et permet aussi toutes les exactions. En prenant la parole, elle ne savait pas comment faire pour éviter de dire le contraire de ce qu’elle avait en elle ? Elle était très tentée par une abstention parce que le mieux, était encore de se taire. Au moins, quand elle se taisait, elle ne disait pas le contraire de ce qu’elle pensait. Elle luttait contre ses quinze ans durant lesquels se taire était la meilleure façon qui lui avait été donnée de s’exprimer. Que risquait-elle ? Le danger lui paraissait plutôt moral. Avait-elle le droit de dire l’indicible, l’insupportable de médiocrité ? Camille avait l’avantage d’avoir été élevée dans une famille, juste assez cultivée pour comprendre de quoi il retournait, et assez peu influente pour avoir des intérêts à défendre. D’aucuns, dans sa famille n’avaient nié les faits et les implications. Le silence servait de refuge à chacun. Impensable de traiter publiquement Camille de folle qui risquait moins que les autres. À ce point de son engagement, elle ne pouvait plus rester dans cette sorte d’omertà qui servait les violeurs et donner des leçons de probité à la terre entière. Tout en gardant l’humilité pour seul orgueil, elle allait mouiller sa chemise. À ce moment-là, elle avait un sentiment d’assentiment. Son devoir restait de se dépêtrer avec les faiblesses et les vengeances dans le respect des âmes de tout un chacun.
…/…

Il était vingt-deux heures trente et une larme trop tard pour Georg. Lorsque Camille apparut à l’écran, il ronflait en s’affalant sur la moquette.

Camille put lancer un regard triste à Jean resté attentif et ne dirait rien concernant l’émission. Sûrement que ça n’avait aucune gravité, mais elle perdait courage et la notion de ce qui était important ou non. C’était son petit problème de rien du tout. Plus qu’une déception, si fait qu’elle restait là, assise, bien droite. L’attitude de Georg marquait son refus d’écouter, comme un jugement de non-lieu. Ne rien dire… ne rien laisser paraître, garder son cri, comme une note qui corne, cette note coincée pour les organistes, cette note intemporelle, inachevée. Sa prise de parole restait plutôt insignifiante, trop inconvenante pour qu’il l’écoute. Alors qu’elle lui avait lancé, à travers l’émission, toutes sortes de perches afin de lui dire qu’elle gardait tout espoir à travers lui et c’était justement ce qu’il ne voulait pas entendre. Camille, elle, comprenait que la fille que Georg connaissait n’existait plus.

Le lendemain de l’émission, elle avait endossé le rôle de la victime solide devant six millions de spectateurs, mais elle savait que son tuteur de résilience s’était défilé et qu’elle devait faire avec les six millions et sans le tuteur. Elle prenait conscience de la trace plus menteuse. Elle n’était pas encore en mesure de vivre avec l’existence du viol, même si elle affirmait le contraire, mais elle ne serait plus obligée d’oublier. Cette émission avait eu lieu, elle était transcrite : Camille n’était plus une affabulatrice.

Le fait que le père de Camille soit officier supérieur faisait peur aux journalistes, comme si en exerçant une autorité par les armes il devait être plus méchant que les autres. Salutaire, pour Camille, de rester persuadée qu’il avait plus de facultés à exercer son autorité et jouer de la permissivité de la société. Ni plus féroce, ni plus calculateur, mais il était pleutre. Camille soutenait que le système du viol par inceste, d’où qu’il vienne, restait intéressant à étudier pour qu’il cesse de se reproduire. Une méthode totalitaire universelle dans laquelle chacun pouvait se trouver impliqué. Un procédé par lequel les bourreaux s’assurent de la complicité de leur victime et de leur entourage par leur silence, non par mesure de commodité, mais par idéologie dominatrice. Une domination accessible aux plus ou moins influents dans notre société.

Extraits d’un tapuscrit en cours : Interdits ordinaires.

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27 août 2009

Georges Vigarello : Histoire du viol 16e-20e siècle

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Le témoignage d'une victime d'inceste publié sous forme de livre en 1992, Viol d'inceste, auteur obligatoirement anonyme1, n'est pas le premier du genre. Il est le premier en revanche à revendiquer une démarche exclusivement psychologique, insistant comme jamais sur le dommage intérieur provoqué par l'agresseur : « Je ne porte pas plainte contre mon père2... », mais « il était devenu un tueur… toute ma personnalité d'adulte est déterminée par le viol3 ». D'où cette démarche quasi thérapeutique, cette décision de se libérer en révélant : « Je n'écrirai qu'au sujet de mon vécu4. » D'où encore ce double déplacement du regard sur le viol en général et sur l'inceste en particulier : la gravité de l'acte mesurée à la « santé psychologique et mentale 5» de la victime ; la parole prise par cette victime ensuite, censée dire publiquement ce qu'elle a subi, contribuant à une sensibilisation largement renouvelée de l'opinion.

Rien ne serait plus contestable que de limiter la conversion du regard récent sur le viol à ces deux déplacements. Bien des renouvellements sont à suivre, dont celui de l'image de l'agresseur par exemple. Mais l'importance attribuée à la souffrance psychique comme l'importance prise par l'initiative des victimes ou de leurs proches sont déterminantes, révélant de nouveaux effets de la violence et de nouveaux rapports entre les acteurs. Ce qui peut, au bout du compte, transformer le sens des brutalités dénoncées.

notes de la cinquième partie le débat des mœurs

1. Viol d'inceste, auteur obligatoirement anonyme, Paris, Eulna Carvalo, 1992.
2. Ibid., p. 20.
3. Ibid., p. 25 et 26.
4. Ibid., p. 20.
5. Ibid., p. 11.

Je préfère le terme de survivante à celui de victime
La victime est "souffrante du fait de quelqu'un" elle est passive , la survivante "survie à quelqu'un d'autre", "elle a échappé à la mort dans une circonstance grave", de part le fait de vivre encore elle est active. La culture des incestées, vue de l'intérieur se définit par la survivance et vue de l'extérieure par la victimisation. C'est ce qu'aime bien notre actuelle société : des victimes sur lesquelles on peut s'attendrir un instant mais qui n'ont qu'un intérêt précaire pour se faire plaisir dans l'aide ponctuelle et déculpabilisante que l'on peut leur apporter.
Une survivante est une preuve qui fait peur, elle veille et je note que le livre de l'Auteure anonyme – qui pour moi servait de veille – n'est que celui d'un victime passagère que l'on ne retrouvera pas :
1. Viol d'inceste, auteur obligatoirement anonyme, Paris, Eulna Carvalo, 1992.
Viol par inceste, auteure obligatoirement anonyme, Paris, Eulina Carvalho, 1993.
J'ai googelisé quelques références pour faire mon blog et je suis tombée dessus par hasard, ayant fait une faute à auteur.

1 – Viols par inceste – Page 20
Il s'est tu lors de toutes mes interventions dans les journaux, à la télévision et après, bien que place lui ait été laissée pour qu'il me poursuive en diffamation, s'il le jugeait nécessaire. Je considère ce silence comme un aveu de
sa part. Il est fier, orgueilleux et sait bien que le silence le protégera. Il ne doit pas se dévoiler lui-même. De cette façon, il ne m'attaque pas, alors je n'ai pas besoin de me défendre. Il me faudra surtout soutenir le fait que je ne porte pas plainte contre mon père. Un procès, à mes yeux, représente la loi du talion. Je suis une adulte, je ne risque plus rien, le procès ne représenterait alors que piètre vengeance.

C'est sans doute ici, le lieu d'expliquer que je n'ai pas porté plainte contre mon père, non parce qu'il me manipulait dans "le dommage intérieur provoqué par l'agresseur", mais parce que mon entourage, tout un chacun, les structures sociales inexistantes, les avocats menteurs pour une défense inappropriée, n'étaient en rien prêts à un procès. J'ai assisté à quantité de procès se terminant en diffamation aux dépends de la jeune femme ; j'ai assistée impuissante au suicide de certaines d'entre elles. Un procès raté et inéquitable est un viol supplémentaire, celui dont on ne se relève pas.
Notre société crie vengeance, elle veut se protéger d'agresseurs, de personnes associales qu'elle a pourtant aidées à être, mais ne protège en aucun cas les incestées ni ne les aide à se relever. Cependant, en matière de viol par inceste, nous ne sommes pas dans un jeu vidéo où les agresseurs doivent être neutralisés et les victimes résilientes. Notre société actuelle nous veut ainsi mais le viol est plus vieux que toutes les sociétés.


Voir le billet porter plainte et les commentaires


2 – Viols par inceste – Page 25

Le sentiment de ma propre responsabilité dans l'acte, le poids de ma culpabilité ne se sont pas installés ce jour-là. En frottant ma peau que je voulais étriller pour la changer, je savais qu'il n'était plus mon père ni moi, sa fille, qu'il était devenu un tueur et moi, sa victime. Je savais que je n'y étais pour rien, que, s'il m'avait tuée, nous n'aurions pas eu à partager le fardeau des responsabilités et des conséquences, mais comme je n'étais pas morte, il a fait de moi sa complice.


3 – Viols par inceste – Page 26
Toute ma personnalité d'adulte est déterminée par le viol, ma façon de vivre, de l'éviter, de le concevoir. Il y a dans ma gorge fureur et silence, c'est pourquoi il m'est toujours très difficile de parler des viols ; les mots s'embrouillent, reviennent plusieurs fois et se dérobent. Ces actes sont enfouis au plus profond de moi-même. Rien n'est oublié, tout est enterré pour me laisser vivre. Le viol et ses conséquences sont une grande pieuvre menaçante. La vie s'écoule tranquillement et, tout à coup, une grande tentacule de cet animal resurgit et essaie de m'étouffer. Il me faut tuer cette bête afin qu'elle ne me menace plus. Tout est clair dans ma tête, mais ne se formule pas nettement. J'espère que mon écriture sera plus lisible que ma diction n'est audible.

4 – Viols par inceste – Page 20
Je n'écrirai donc qu'au sujet de mon vécu : de viols par inceste. Je ne parlerai pas d'abus sexuels. Ils existent, mais ne peuvent être comparés à la souffrance qu'inflige le viol. Je veux arrêter cette démarche qui amalgame le tout et nivelle les abus sexuels aux viols par peur de les oublier. J'aurai toujours, comme base de réflexion, que de nombreux viols se sont répétés sur une durée de quinze années environ. J'affirme que le viol complet, la répétition et la durée ne peuvent ni ne doivent être considérés de la même façon qu'une démonstration exhibitionniste, qu'un abus sexuel ou qu'un seul viol. Les abus sexuels autant que les viols expriment le manque de respect aux femmes considérées alors comme un objet dont les hommes se servent ou prétendent se servir. De ce point de vue, la différence entre les uns et les autres s'estompe. C'est au niveau de la répétition et de la durée de l'acte, de la violence subie et donc de leurs conséquences, qu'ils ne peuvent pas être comparés. Les viols par inceste, en plus répétés, sont les plus graves de toutes les agressions d'ordre sexuel.

5 – Viols par inceste – Page 11
Requête en changement de nom

Que cela a mis en risque sa santé physique et psychologique, le suicide ayant été, pendant et jusqu’à il y a très peu de temps, la seule issue envisagée ;

Qu’elle a besoin, pour l’équilibre de sa santé physique et mentale, de rompre définitivement avec cet homme ;

Cette requête en changement de nom n'a jamais abouti étant donné que je n'ai pas porté plainte et que mon père n'a pas été reconnu coupable.

A History of Rape: Sexual Violence in France from the Sixteenth to the Twentieth Century.
By Georges Vigarello
Translated by Jean Birrell.
Cambridge: Polity Press. 2001

The testimony of a victim of incest published in book form in 1992, Viol d’inceste, auteur obligatoirement anonyme, was not the first of its genre, but it was the first to proclaim an exclusively psychological approach, insisting in a new way on the inner damage caused by the aggressor: ‘I made no complaint against my father…’ but ‘he had become a killer… my whole adult personnality was determined by the rape.’ This explains the quasi-therapeutic act, the décision to seek release by telling all: ‘I will vrite only about what I have experienced.’ It also explains the twofold change in ways of seing rape in général and incest in paricular: the gravity of the act measured in terms of the victim’s ‘psychological and mental health’; the victim speaking out, expected to tell the world what s

he has suffered, contributing to a général transformation of sensibilities.



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