« Si un individu s’expose avec sincérité, tout le monde, plus ou moins, se trouve mis en jeu. Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celles des autres »
Simone de Beauvoir – La force de l’âge
« L’information est le seul bien qu’on puisse donner à quelqu’un sans s'en déposséder. »
Thomas Jefferson,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,

De l'esprit des lois (1748)

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

Affichage des articles dont le libellé est Justice restauratrice. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Justice restauratrice. Afficher tous les articles

7 août 2012

Justice réparatrice, une illusion ? par Kieser ’l Baz

Samedi 28 juillet 2012
Associer la société, les délinquants et les victimes dans une même action responsable.
…/…
Voilà pour le cadre général qui peut concerner tous les crimes et délits. Par contre, en ce qui concerne les crimes sexuels, les crimes pédosexuels, les crimes pédosexuels intrafamiliaux il nous faut apporter quelques indications importantes.
Dans ce genre d’affaire, le prédateur est souvent un terrible chasseur, rusé, dépourvu d’empathie et manipulateur. Sa victime, est réduite au rang d’objet. Ces prédateurs demeurent peu accessibles au remord. Si pour la plupart des crimes et délits classiques, le mobile est matériel, la victime spoliée est distincte du bien spolié. Elle demeure donc une personne et le criminel peut opérer cette distinction facilement car elle existe dès la commission du crime. Dans le cas des crimes sexuels, des violences familiales, des prédations et abus intrafamiliaux, la victime est l’objet du crime, elle n’est que ça et elle le demeurera longtemps dans l’esprit du criminel.

Elle est la victime, elle est aussi l’objet du crime !
Qu’on le veuille ou non, la spoliation est double ! Et on ne peut comprendre sa véritable blessure si on l’assimile à la victime d’un braquage, par exemple. C’est un des facteurs à prendre en compte dans ces affaires, on l’oublie souvent. Avant de discourir sur le bien fondé de telle ou telle mesure à l’encontre des criminels ou au profit supposé des victimes, il faudra déjà distinguer à quel genre de crime nous avons à faire, quel genre de criminel est en cause.
Avant de parvenir à une réparation, il faudra donc opérer une première mutation : rendre à la victime sa dimension de personne. Cela implique un travail en amont de la part des opérateurs sociaux. Dans ce cas, les programmes de "justice réparatrice" doivent comporter deux volets d’intervention supportés par des protocoles différents.
…/…
Pour lire le billet, cliquez sur le logo Hommes et Faits
Rendez-vous sur Hellocoton !

26 juillet 2012

Commentaire de Jacques Lecomte à La Justice réparatrice, ou comment pousser les victimes d’abus à pardonner à leur agresseur

11 juillet 2012
par Ceri
En france les victimes de viols sont méprisées, niées, bafouées. Pour illustrer ces propos, abordons seulement la situation des victimes d'Outreau. Combien sont à nouveau en contact avec leurs agresseurs ? Myriam Badaoui, jugée coupable de viols et de proxénétisme (entre autres) sur ses quatre enfants, est donc sortie de prison en septembre. Elle peut revoir ses enfants et leur bourrer le crâne de nouveau. Mais ce processus va se généraliser avec cette "justice réparatrice", qui consiste à pousser les vcitimes à pardonner aux coupables.
Que s'est empressée de faire Badaoui avant même de sortir de prison ? Tenter de reprendre contact avec Chérif, son fils aîné, et aussi avec les trois autres. Si les deux premiers refusent de la voir, le troisième est aujourd'hui en contact avec elle, bien que la Justice l'ait interdit. Quant au dernier, la juge d'application des peines a refusé que Badaoui le voit avant ses 18 ans. Aujourd'hui, au contraire, les services sociaux, avec l'aval de la Justice, favorisent le rapprochement de Badaoui avec ses deux plus jeunes enfants. Et miracle : il est désormais question de mettre sur pied une association pour dire que finalement, tout ou presque était faux dans ce qu'on dit les victimes, pourtant reconnues comme telles pour 12 d'entre elles.
…/…
par Jacques Lecomte :
Je suis l'un des experts francophones de la psychologie positive. Voir ma présentation sur le site que j'ai créé, entièrement consacré à cette discipline : http://www.psychologie-positive.net/

Votre article fait largement référence à un rapport de l’association Arsinoe de 2011. En fait, il ne s’agit pas d’un rapport mais des actes d’un colloque. Mais passons, ceci n’est pas essentiel. Je suis bien placé pour en parler puisque j’étais l’un des conférenciers invités, le titre de mon intervention étant précisément : « La justice restauratrice au service de la reconstruction des victimes » (références ci-dessous).
Le problème est que vous n’avez pas lu ce livre et que vous n’en parlez qu’à partir d’informations de seconde main. Qu’est-ce qui me permet d’affirmer cela ? Tout d’abord, il n’y a dans ce livre aucun chapitre intitulé « Le pardon », contrairement à ce que vous affirmez.
Par ailleurs, vous écrivez : « On nous dit, sans évidemment citer aucune source, que grâce à la "justice réparatrice", "entre 80 et 100% des victimes se sentent vraiment prises en compte". Alleluia. »
Vous vous trompez (et vous trompez vos lecteurs, ce qui est plus grave) puisque je fournis les références de multiples recherches effectuées dans ce domaine. Je vous conseille donc de lire ce que j’ai écrit, non des comptes-rendus de deuxième main. Je ne citerai ici que le passage auquel vous faites allusion, avec la référence scientifique : « 80 à 100 % des victimes déclarent être satisfaits du processus et de l’accord qui en a résulté et recommanderaient une médiation à d’autres victimes.
Umbreit M. S., Vos B. & Coates R. B. (2006). Restorative justice dialogue, Evidence-based practice, Center for Restorative justice & Peacemaking, University of Minnesota, p. 4.
Ce document d’Umbreit, Vos et Coates est d’ailleurs disponible sur Internet :
Par ailleurs, vous écrivez : « en obligeant la victime à revoir son agresseur et à lui pardonner, l’agresseur devient un "ex agresseur" et n’est plus susceptible de récidiver (on rêve !). »
Ce passage montre que vous connaissez mal la justice restauratrice. D’une part, il n’y a évidemment aucune obligation pour les victimes ; ne viennent en justice restauratrice que celles qui le souhaitent. Certes, il se peut que dans certains cas, des victimes aient été poussées à le faire, mais c’est alors une aberration ponctuelle, contraire aux principes de la justice restauratrice. D’autre part, le pardon n’est aucunement un objectif de la justice restauratrice. Celle-ci a pour premier objectif la reconstruction des victimes. Il est vrai que certaines victimes pardonnent à leur agresseur, mais c’est loin d’être une généralité, et lorsque c’est le cas, c’est un choix personnel de la victime, sans pression de la part de la justice.
Sur la question de la récidive, les faits sont là : les agresseurs passés par la justice restauratrice récidivent moins que ceux passés par la justice pénale, tout simplement parce que la rencontre avec leur victime leur a généralement fait mieux prendre conscience de la gravité de leur acte.
Je n’ai pas la place ici de détailler précisément les principes et le fonctionnement de la justice restauratrice et je renvoie donc à l’article en question, ainsi qu’à un autre plus complet, de ma plume également.
-  Lecomte J. (2011). La justice restauratrice au service de la reconstruction des victimes, in Collectif, Inceste : après les blessures de l’intime, comment retrouver un chemin de vie ?, Actes des journées d’étude, 14 et 15 octobre 2011 à Angers, Chenillé-Changé, Arsinoe, pp. 160-167.
-  Lecomte J. (2009). La justice restauratrice, in J. Lecomte (2009). Introduction à la psychologie positive, Paris, Dunod, pp. 257-270.
Je dirai cependant que si la justice restauratrice a été instaurée dans de nombreux pays, c’est précisément à la suite de l’insatisfaction des victimes vis-à-vis du système pénal traditionnel. Elles n’ont pratiquement pas la parole lors des procès (alors qu’elles l’ont très largement en justice restauratrice). Ceci est évidemment tout à fait à l’inverse du « négationnisme de la parole des victimes » auquel vous faites allusion. Ecrire qu’il s’agit d’une justice réparatrice « pour les agresseurs » est un non-sens total. Une attente majeure des victimes est que leur agresseur reconnaisse la souffrance qu’il leur a causée et qu’il leur demande pardon. Cette reconnaissance n’apparaît que rarement en justice pénale traditionnelle alors qu’elle est bien souvent exprimée en justice restauratrice, ce qui explique la différence de taux de satisfaction des victimes (au maximum 25 % de satisfaction en justice pénale, entre 80 et 100 % en justice restauratrice).
Dans ma conférence, j’ai cité l’exemple émouvant de Janet Bakke, abusée sexuellement par son beau-père dans sa jeunesse et qui dit à quel point la rencontre avec son agresseur emprisonné a été bénéfique pour elle, avec notamment ces propos : « mon plus grand regret a été d’aller au tribunal. J’y ai beaucoup perdu ; cela n’avait aucune valeur. (…) Ils m’ont offert (David et Sandy, qui travaillent au sein d’un programme de médiation victime-agresseur) quelque chose que j’avais souhaité toute ma vie : une occasion de rencontrer mon beau-père et de l’interroger sans qu’il puisse s’enfuir. L’écouter admettre vraiment la vérité a été l’un des moments les plus importants de ma vie. C’était la première fois qu’il reconnaissait vraiment qu’il avait fait ces choses. C’était la première fois qu’il ne m’appelait pas une petite salope menteuse. Cela a été une étape de guérison parce que j’avais besoin de lui dire à quel point il avait détruit ma vie. J’étais capable de lui faire face, et je n’avais plus peur de lui. »
Deux remarques pour finir :
–  je crois qu’il faut éviter d’employer des expressions comme « négationnisme »  « mabouls de la psychologie », « invention débile ». Cela nuit à un débat serein.
–  vous signez par le pseudo Ceri. J’ai cherché en vain votre nom sur votre blog. Je pense que l’anonymat n’est pas une attitude très honnête lorsqu’on aborde des sujets délicats, surtout sur le ton polémique qui est le vôtre.
Jacques Lecomte
Pour lire le billet, cliquez sur le logo de Agora Vox
________________________  
Rendez-vous sur Hellocoton !

20 juillet 2012

Quand victime et bourreau, d'une autre victime, se retrouvent

7 juillet 2012

Inspirée du Canada, l'idée de faire se rencontrer des victimes et des auteurs de crimes pourrait se développer en France
Par Jamila Aridj
…/…
"Haine et vengeance" Inspirée du système canadien, cette justice dite "restaurative" repose sur le principe de substitution. À Poissy, durant cinq mois, trois parents de victimes ont fait face à trois auteurs de crimes semblables à ceux subis par leurs proches. L'objectif : la prise de conscience de la portée de leur geste pour les détenus, la possibilité de poser des questions pour les victimes et la lutte contre la récidive.
…/…
Le programme n'aide pas la victime à comprendre le passage à l'acte, chaque cas étant particulier, mais il aide "la victime à arrêter de se torturer avec des questions qui n'auront peut-être jamais de réponses", note "Z", un des détenus qui a pris part aux rencontres. "Pendant vingt-deux ans, je m'étais arrangée avec moi-même sur des questions en suspens et qui revenaient régulièrement au détour d'un fait divers. Mais cette expérience m'a permis d'accepter que des questions restent à jamais sans réponse. Ça n'efface rien, mais c'est aujourd'hui une source d'apaisement", reconnaît Marie-José Boulay.

Du côté des détenus, si tous ne sont pas allés "au bout des choses", les échanges ont permis "une reconquête de l'estime de soi" et "une responsabilisation" des faits. Des succès qui peuvent amener à une resocialisation réussie, un premier barrage à la récidive. 
Pour lire l'article, cliquez sur le logo du Point.fr
___________________________________
Autres billets sur la justice rénovatrice
La Justice réparatrice, ou comment pousser les victimes d’abus à pardonner à leur agresseur
La justice réparatrice ne s'applique pas aux crimes
Christine Taubira veut une justice « réparatrice » : les victimes vont devoir rencontrer leurs bourreaux
La justice réparatrice au Canada
Commentaire de Jacques Lecomte à La Justice réparatrice, ou comment pousser les victimes d’abus à pardonner à leur agresseur
Rendez-vous sur Hellocoton !

15 juillet 2012

La justice réparatrice au Canada


La justice réparatrice se veut une approche non conflictuelle et non rétributive qui s'intéresse tout particulièrement au rétablissement des victimes, à la responsabilisation des délinquants ainsi qu'à la collaboration des citoyens, de manière à créer des collectivités plus saines et plus sûres.
…/…
  • Les approches en matière de justice réparatrice – médiations entre les victimes et les délinquants, concertations communautaires, médiation entre victimes et délinquants non liés et cercles de conciliation – s'efforcent de réparer les méfaits causés à la suite d'un crime ou d'un conflit et de promouvoir la guérison et la croissance des personnes touchées.
  • Contrairement aux approches traditionnelles, les approches en matière de justice réparatrice tentent de réconcilier toutes les parties touchées par le crime – la victime, le délinquant et la collectivité – plutôt que de seulement punir le contrevenant.
  • La justice réparatrice fait participer activement les victimes et leur permet de se faire entendre. Elle fournit essentiellement aux victimes un milieu de soutien solide et sûr qui favorise leur participation au processus de justice réparatrice.
  • La justice réparatrice n'est pas « indulgente envers les délinquants ». En effet, elle accroît la responsabilisation des délinquants, offre réparation aux victimes et aide à rétablir la confiance de la collectivité dans la sécurité publique et le système de justice.
  • La plupart des délinquants qui ont pris part au processus de justice réparatrice ont déclaré qu'il était beaucoup plus difficile de reconnaître leur crime, de faire face à leur victime et aux membres de la collectivité que de purger une peine d'emprisonnement.
  • Jusqu'à maintenant, les victimes qui participent à un programme de justice réparatrice se disent beaucoup plus satisfaites des résultats qu'avec le système de justice traditionnel.
Pour lire le billet, cliquez sur le logo du Service correctionnel du Canada.
___________________________________
Autres billets sur la justice restauratrice
Rendez-vous sur Hellocoton !

14 juillet 2012

La justice réparatrice ne s'applique pas aux crimes

Qu’est ce que la Justice Réparatrice ?
La justice réparatrice peut être définie comme une réponse systématique au délit qui renforce la guérison des lésions des victimes, des délinquants et des communautés, causés ou révélés par le délit. Les pratiques et les programmes qui reflètent les objectifs de réparation vont :
  1. Identifier et prendre les actions pour réparer le dommage causé
  2. Impliquer toutes les parties
  3. Transformer la relation traditionnelle entre les communautés et leur gouvernement
Les victimes de viols ne sont pas malades, elles ne peuvent être guéries.
Pour aller sur le site de la justice réparatrice, cliquez sur le logo de Justice Réparatrice en ligne
Rendez-vous sur Hellocoton !

Christine Taubira veut une justice « réparatrice » : les victimes vont devoir rencontrer leurs bourreaux

Par Jean-Patrick Grumberg
1er juillet 2012
La ministre souhaite faire progresser l’idée de faire se rencontrer des victimes et des auteurs de délits et crimes.
Elle souhaite que les victimes tendent la main aux condamnés.
Elle souhaite que les victimes aident les criminels à se « reconstruire ».
Lors de l’affaire Chenu (1) qui a inspiré la ministre, le magistrat alors procureur à Reims, Yves Charpenel, avait déclaré que « le but de la justice, c’est l’apaisement ».
Où suis-je allé chercher l’idée saugrenue que la justice était là pour punir le coupable et l’empêcher de recommencer ? S’il faut apaiser ces pauvres délinquants, je suggère de remplacer les juges par des nounous et de transformer les tribunaux en salles de yoga.
Et le magistrat ajoutait : « La plupart des auteurs (JPG : auteurs…) peinent à comprendre qu’ils ont fait du mal (JPG : sans faire de psychologie de bistrot, s’ils avaient un mental et un surmoi normalement structuré, ils ne seraient pas délinquants), ils se contrefichent de la victime (JPG : le concept du coupable victime cher à la gauche fait forcément tâche d’encre chez les voyous) et n’ont du coup pas de frein intérieur (JPG : c’est pour cela que les prisons existent). Sans prendre la justice pour le monde de Walt Disney (JPG : bisounours alors ?), leur faire prendre conscience de la gravité de leur geste (JPG : si la justice n’applique pas une peine proportionnée à la gravité des crimes, il y a peu de chance qu’ils en prennent jamais conscience), et de la souffrance d’autrui, c’est diminuer les risques qu’ils récidivent » (JPG : et pourquoi pas supprimer les risques de récidive, au lieu de se contenter de les diminuer ?)
Pour lire la suite du billet, cliquer sur le logo Dreuz info
_________________
Autres billets sur la justice restauratrice
Rendez-vous sur Hellocoton !

12 juillet 2012

La Justice réparatrice, ou comment pousser les victimes d’abus à pardonner à leur agresseur


11 juillet 2012
En france les victimes de viols sont méprisées, niées, bafouées. Pour illustrer ces propos, abordons seulement la situation des victimes d'Outreau. Combien sont à nouveau en contact avec leurs agresseurs ? Myriam badaoui, jugée coupable de viols et de proxénétisme (entre autres) sur ses quatre enfants, est donc sortie de prison en septembre. Elle peut revoir ses enfants et leur bourrer le crâne de nouveau. Mais ce processus va se généraliser avec cette "justice réparatrice", qui consiste à pousser les vcitimes à pardonner aux coupables.
Que s'est empressée de faire Badaoui avant même de sortir de prison ? Tenter de reprendre contact avec Chérif, son fils aîné, et aussi avec les trois autres. Si les deux premiers refusent de la voir, le troisième est aujourd'hui en contact avec elle, bien que la Justice l'ait interdit. Quant au dernier, la juge d'application des peines a refusé que Badaoui le voie avant ses 18 ans. Aujourd'hui, au contraire, les services sociaux, avec l'aval de la Justice, favorisent le rapprochement de Badaoui avec ses deux plus jeunes enfants. Et miracle : il est désormais question de mettre sur pied une association pour dire que finalement, tout ou presque était faux dans ce qu'on dit les victimes, pourtant reconnues comme telles pour 12 d'entre elles.
Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo d'Agora Vox
 ________________________
Autres billets de Céri, journaliste belge
Outreau, la chape de plomb sur Donde Vamos ? Partie I
_________________________
Autres billets sur la justice restauratrice
Christine Taubira veut une justice « réparatrice » : les victimes vont devoir rencontrer leurs bourreaux
La justice réparatrice ne s'applique pas aux crimes

Rendez-vous sur Hellocoton !