« Si un individu s’expose avec sincérité, tout le monde, plus ou moins, se trouve mis en jeu. Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celles des autres »
Simone de Beauvoir – La force de l’âge
« L’information est le seul bien qu’on puisse donner à quelqu’un sans s'en déposséder. »
Thomas Jefferson,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,

De l'esprit des lois (1748)

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

Affichage des articles dont le libellé est Gérard Lopez. Afficher tous les articles
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29 septembre 2012

Gérard Lopez & Homayra Sellier : innocence en danger


"Innocence en danger" est une association qui lutte contre les différentes formes de maltraitance sur les enfants. Interview pour "L'invité".
télévision en streaming sur le site officiel : www.acitv.fr
aussi diffusée parmi les bouquets de chaines de Free, Alice, Bouygues, Numericable, Téléhaïti
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9 août 2012

Le droit des enfants en régression d'après le docteur Gérard Lopez

4 août 2012

Gryson Marie-Christine
Félicitations à Jean Robin pour la mise en ligne de cette vidéo sur la régression de la protection des enfants et la remise en question du SAP  (syndrome d’ alliénation parentale) qui a envahi les prétoires et qui est enseigné dans les écoles de la magistrature et des avocats. Tous les psys qui ont fait de la résistance comme le Docteur Lopez face à cette théorie inventée de toute pièce, pour contrer la parole des enfants victimes, qu’on a dit aliénée par l’un des parents, voient aujourd’hui leur courage récompensé : cette théorie fumeuse vient d’être infirmée par le consensus psychiatrique international suite à des enquêtes montrant son absence de valididé au plan psychologique et scientifique. (cf chez Dunod “Les enfants sont-ils protégés ?” par Jacqueline phélip et Maurice Berger)
Jean
@Gryson
Félicitations à vous pour votre livre et surtout votre courage dans cette terrible affaire d’Outreau, la plus grande honte française en terme de justice selon moi, et qui n’a pas fini de faire parler d’elle.
Frédéric Valandré
Bonjour Marie-Christine et Jean,
De facto, le livre “Outreau La vérité abusée” a été le premier ouvrage à contre-courant du discours habituel sur ce dossier sordide (sur les aspects périphériques du traitement médiatique de l’affaire, n’oublions pas aussi le témoignage de Ludovic Lefebvre, “L’Oublié d’Outreau”). Je l’avais dit l’an dernier à l’antenne de Radio Libertaire : ce livre a été pour moi un évènement éditorial.
Encore merci à Jean d’avoir mis en ligne mon article “Outreau : affaire classée ?” il y a deux ans. J’avais communiqué à l’époque une copie de l’article à deux journalistes en relation avec les acquittés et leurs avocats, Mme Aubenas et M. Durand-Souffland. J’attends toujours leur réaction !
Pour avoir accès à la vidéo, cliquez soit sur le logo, soit sur l'image.

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16 mars 2011

Le droit des enfants et contestation du syndrome d'aliénation parentale - TVIDF

16 mars 2011
La totalité de cette interview et des reportages consacrés à l'aliénation parentale est diffusée sur la web tv http://www.tv28.fr
Cette vidéo insérée sur cette chaîne Youtube est la propriété exclusive de son auteur. Aucune intégration sur un autre site ni aucun téléchargement ni aucune copie ne sont autorisés par son auteur. Les contrevenants à cet avertissement s'exposeraient à des poursuites. En cas de copie, et d''appropriation illégale sur une autre chaîne Youtube, une notification d'infraction aux droits d'auteur sera consécutivement envoyée au service juridique de Youtube._____________________________
Autres billets sur le syndrome d'aliénation parentale
Qui est Paul Bensussan avec le syndrome d’aliénation parentale ? Qui pratique l'emprise ?
13 mai 2011 – Interview de Paul Bensussan au sujet de Cherif Delay

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2 mars 2011

"Outreau ne peut pas justifier des maltraitances" par Gérard Lopez

2 mars 2011
Expert psychiatre près de la cour d’appel de Paris et président de l’institut de victimologie, Gérard Lopez participait la semaine dernière à un colloque intitulé « La parole de l’enfant après la mystification d’Outreau ».
Gérard Lopez Je ne me prononcerai pas sur une éventuelle culpabilité ou innocence dans ce dossier, il faut laisser le temps aux enquêteurs. En revanche, ce qui est troublant, c’est la présentation de cette affaire dans la presse. Tout le monde insiste sur le fait que les Lavier sont des nécessiteux.
F.-S. Pourquoi cela vous choque-t-il ?
G. L. A en croire les médias, la maltraitance dont les accusent leurs enfants serait due à la misère sociale. Mais on retrouve des cas d’enfants maltraités dans tous les milieux, dans toutes les couches de la société. La pauvreté n’a rien à voir avec tout cela.
F.-S. Peut-on rattacher cette affaire de maltraitance présumée à ce qu’a vécu cette famille à Outreau ?
G. L. Pas du tout. Bien sûr, personne ne peut sortir indemne d’une épreuve comme Outreau, que l’on soit un des acquittés ou un des enfants. Et il a été prouvé scientifiquement que ceux qui ont subi des maltraitances lors de leur enfance ont plus de chances que l’individu lambda d’en commettre à leur tour. Maintenant, je ne vois pas au nom de quel mécanisme quelqu’un qui aurait été accusé à tort puis innocenté s’en prendrait à ses propres enfants…
Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo de France Soir
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Autres billets sur le couple Lavier
2 mars 2011 – Deux acquittés d'Outreau en garde à vue
4/ Outreau : 2 des acquittés sont en garde à vue – maltraitances sur deux de leurs enfants de 10 et 11 ans qui leur ont été retirés par Jacques Thomet
26 janvier 2012 – Procès Lavier – Outreau
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Autres billets au sujet du livre de Cherif Delay
Le prochain livre d'une victime d'Outreau fait déjà polémique Par Gabriel Thierry
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15 novembre 2010

Enfants: silence, on maltraite ! par Charles Gilbert

26/08/1999
Les médecins et travailleurs sociaux qui signalent des cas de maltraitance ou d'abus sexuels sont souvent victimes de représailles
Les professionnels de l'enfance maltraitée auraient-ils sombré dans la paranoïa ?
Des médecins, des psychiatres, des travailleurs sociaux et des responsables d'association de plus en plus nombreux se prétendent aujourd'hui victimes de harcèlement, de menaces et de rumeurs visant à les discréditer. Les attaques viennent non seulement des agresseurs des enfants dont ils ont la charge, mais aussi des pouvoirs publics, des autorités médicales et de l'opinion.
« Deux ans après l'électrochoc de l'affaire Dutroux, on a l'impression d'un retour en arrière, affirme l'avocat Pierre Jalet, président de l'Association pour la formation de la protection de l'enfance [Afpe] : les langues ont à peine commencé à se délier sur les affaires d'inceste et de pédophilie que déjà on veut faire taire ceux qui parlent. »

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo de L'Express.fr

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25 août 2010

2/ Définition de la victime

Page 5
Une victime est un individu qui a subi un dommage reconnu par une loi, un texte ou un règlement.
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Autres billets sur La victimologie par Gérard Lopez
1/ La victimologie
3/ Évolution socio-historique : la victime valeur fondatrice de la culture occidentale
4/ La notion de cible victimale

Les troubles dissociatifs – La dissociation péritraumatique
Les troubles dissociatifs durables


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4/ La notion de cible victimale par Gérard Lopez

Page 28
Des sociologues et des criminologues nord-américains comme Cohen (Social Change and Crime Rate Trends : a Routine Activity Approach, 1979) ou Becher (Crime and Punishment : an Economic Approach, 1968) ont étudié les circonstances qui favorisent le passage à l'acte criminel. Parmi celles-ci, une place importante est dévolue à la notion de cible (target).
le risque de passage à l'acte criminel résulte de la mise en relation d'une cible attractive faiblement gardée avec un criminel potentiel qui se sera en général livré à une analyse stratégique en termes de risques et de profits.
si la cible est bien défendue, de façon préventive offensive, le risque de passage à l'acte criminel décroît, nous enverrons quelques exemples.
La notion de cible permis de préciser le rôle du hasard. Les crimes sont en général commis là où les gens se croient en sécurité : famille, relations amicales, voisinage.
La famille est une grande pourvoyeuse de victimes (jalousie, humiliations, maltraitances violences domestiques, viols, homicides, etc.).
Dans 40 % des cas de viols, la victime et l'auteur avaient des relations personnelles anciennes ou avaient noué des relations avant le crime. Dans les autres cas, de nombreux violeurs choisissent leur victime à son insu, parfois après une étude minutieuse.
La criminalité de proximité est fréquente :
relations de cohabitation, de voisinage, professionnelles (patron - ouvrier ; colporteur - client ; etc.)
La victimologie empirique invite par conséquent à un véritable renversement de perspective. Les subventions publiques et la recherche concernant la prévention du crime pourraient en tenir compte. Enfin, la notion de cible a permis de dépasser le problème de l'innocence de la victime car si une personne peut être victimée par hasard, la cible qu'elle constitue peut s'analyser en termes de facteurs de risque.
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Autres billets sur La victimologie par Gérard Lopez
1/ La victimologie
2/ Définition de la victime
3/ Évolution socio-historique : la victime valeur fondatrice de la culture occidentale

Les troubles dissociatifs – La dissociation péritraumatique
Les troubles dissociatifs durables
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3/ Évolution socio-historique : la victime valeur fondatrice de la culture occidentale par Gérard Lopez

Chapitre 2
page 11
Les Occidentaux ont tendance à imaginer que les principes de la victimologie sont universels, comme ils le démontrent par les nombreux instruments internationaux qu'ils ont promus, la résolution 40/34 du 11 décembre 1985 portant « Déclaration des principes fondamentaux de justice relatifs aux victimes de la criminalité et aux victimes d'abus de pouvoir» notamment.
Rien d'étonnant dans la mesure où le concept de victime nous paraît être la valeur fondatrice de la civilisation occidentale qui privilégie l'individu au détriment du groupe. D'autre part, l'ordre imposé est le mythe fondateur de notre droit positif au détriment d'autres méthodes de gestion des conflits.
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Autres billets sur La victimologie par Gérard Lopez
1/ La victimologie
2/ Définition de la victime
4/ La notion de cible victimale

Les troubles dissociatifs – La dissociation péritraumatique
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19 novembre 2009

Edwige Antier et Gérard Lopez : faire cesser la fessée ? LCP Assemblée nationale

Pour voir la vidéo, cliquez sur l'image
19 novembre 2009
J'accueille Edwige Antier député l'UMP et de Paris Pédiatre et auteur d'une proposition de loi et Gérard Lopez donc qui est psychiatre.
Comment ne plus être une victime ? Aux éditions l'esprit du temps.
Faut-il mettre la fessée sur la sellette ?
Qu'est-ce que vous pensez Edwige Antier vous avez déposé une proposition de loi sur ce thème vous appuyant sur le fait que de nombreux pays et européens 18 au total sont déjà passés à autre chose, l'ont proscrit. Et puis parce que vous pensez également, vous êtes bien placé pour le savoir que ce n'est pas vraiment un bon guide éducatif que cette fessée. Ça inculque en particulier aux enfants, que les conflits peuvent se régler par la force donc évidemment c'est pas terrible.
Faut-il pour autant parce que c'est le reproche qu'on vous a fait, faut-il pour autant écrire une loi pour cela ? est-ce qu'on peut pas laisser finalement les parents décider d'eux-mêmes et puis il y a un autre argument qu'on vous a aussi réservé, c'est un argument politique, vous l'avez aussi entendu : est-ce que c'est le moment ?
Alors que les députés se plaignent de trop travailler de suivre un train d'enfer sur les réformes de rajouter une réforme sur la fessé ?
Est-ce qu'il y avait une telle urgence ? Je vous pose toutes ces questions en vaux deux, je vais vous laisser 12 minutes face à face et seuls pour en parler. Je vous donne la parole.
Gérard Lopez : Je peux dire une chose ?
Présentateur : Oui, allez-y !
Vous avez dit : mettre la fessée sur la sellette : la sellette est un engin de torture, vous voyez déjà qu'on démarre mal.
[rire]
Présentateur :
Est-ce que la fessée est une torture à ce point là ?
Edwige Antier :
je pense qu'il est important que l'on déjà publiquement à tous les parents, tous ceux qui ont reçu une fessée, qui nous écoutent et qui ont la nostalgie de la bonne fessée, vous êtes un confrère, que la fessée n'éduque pas et qu'au contraire plus on lève la main, parce que par fessée, on dit en fait, c'est une proposition de loi pour abolir les châtiments corporels,
Gérard Lopez :
Ah ! c'est pas la même chose...
Edwige Antier :
La fessée, mais aussi la tape, la tape, le martinet dont se servent encore selon un sondage récent 17 pour cent des pères, on se croirait au Moyen Âge, eh bien non abolition. Parce que ça n'éduque pas. Les gens disent un oui mais pour l'autorité. Alors, cher confrère dites aux personnes ce quelles coups font. Est-ce que ça donne de l'autorité ? moi je dis non.
Gérard Lopez :
Au contraire je crois que la fessée est une chose à réprouver totalement surtout comme méthode d'éducation. Mais je crois qu'on ne doit pas donner une fessée. J'excuse légèrement la personne énervée qui donnerait une gifle. je trouve que c'est pas bien du tout et que ça mérite des excuses et des explications et que ça doit être parfaitement exceptionnel, mais les parents ne sont pas des saints.
Edwige Antier :
Si je m'énerve et que je vous donne une gifle, franchement c'est pas une façon de débattre, il faut absolument apprendre dès l'enfance que l'on parle avec des mots parce que nous sommes humanisés et non pas avec des gestes qui font mal.
Gérard Lopez :
je suis entièrement d'accord avec vous, la fessée c'est une méthode d'éducation à abolir à proscrire définitivement. Il y a eu une grande campagne dans le 93, notre consœur, enfin ce n'est pas une consœur, Alice Miller en a parler depuis bien longtemps et elle a raison.
Edwige Antier :
En appelant son livre : C'est pour ton bien, genre la bonne excuse.
Gérard Lopez :
Ah non, c'est pire que ça c'est pour ton bien, ça veut dire, c'est un message qui embrouille, c'est un message pervers. Moi je n'ai jamais vu qu'une gifle ça faisait du bien, je n'ai jamais vu ça.
Edwige Antier :
les enfants qu'est-ce qu'ils font ? Ils disent même pas mal !
ils s'endurcissent. Les parents me disent souvent : non mais Docteur, parce que dans la vie civile je suis pédiatre depuis deux générations, non mais docteur, pas souvent. Bien sûr pas souvent, mais ça veut dire que vous dites souvent tu vas t'en prendre une. Donc on vit sur la menace et l'enfant ne s'est jamais pourquoi aujourd'hui sa tombe est hier ça n'est pas tombée.
Gérard Lopez :
L'éducation c'est la parole, nous sommes d'accord, mais de là à en faire une loi ! alors que moi qui travaille dans la maltraitance, je vois qu'il y a tellement de carences, je vois qu'il n'y a que 2 pour cent des médecins qui font des signalements pour enfant maltraité. Je vois que le conseil de l'ordre réprime systématiquement beaucoup de certificats parce qu'ils seraient mal faits bien que, en théorie, si les médecins savaient faire un signalement, il n'y aurait pas de poursuite.
Edwige Antier :
Mais pour un médecin, c'est jamais un geste agréable de signaler.
Gérard Lopez :
surtout le défenseur des enfants, ce qui est absolument incroyable, la nouvelle loi de 2007 a fait disparaître les enfants maltraités. Quand j'ai commencé ma carrière, on a à peu près le même âge, il y avait l'enfant martyrisé, ensuite, il y a l'enfant maltraité, maintenant, il n'y a plus que l'enfant en danger ou qui risque de l'être.
C'est une régression énorme.
Edwige Antier :
alors que dans notre pays il y a 150 000 enfants qui sont placés hors de la famille des problèmes de mauvais traitement. Donc faire une loi. Donc là je reviens, cher confrère à la loi. Parce que, à partir du moment ou comme en Suède depuis 30 ans : ce que je propose c'est un article dans le Code civil non pas dans le pénal. On ne va pas envoyer les papas et les mamans en prison mais non. Dans le code civil, au moment des mariages nous lisons non seulement pour les marier mais aussi pour toute la tribu qui est présente, des grands-parents aux petits-enfants nous lisons l'article qui dit que l'enfant sera entendu et associé aux décisions qui le concernent non son image et son degré de maturité.
Gérard Lopez : très bien !
Edwige Antier :
Je veux qu'on ajoute et les châtiments corporels sont abolis.
Il est important que ce soit si, que ce soit promulgué. En Suède, on l'a mis sur les paquets de lait, sur la table du petit déjeuner.
Gérard Lopez :
je suis d'accord avec vous, mais il y a plus urgent !
Edwige Antier :
La loi permet en l'inscrivant dans le Code civil d'avertir tout le monde.
Gérard Lopez :
Mais il y a plus urgent ! il y a beaucoup plus urgent !
Edwige Antier :
Mais jamais nos enfants ont été si violents. Vous êtes d'accord que la violence appelle la violence ?
Gérard Lopez :
Bien entendu ! mais la violence, c'est la société, c'est notre société qui est d'une violence extrême.
Edwige Antier :
En commençant par les parents, qui croient bien faire les pauvres ne sont énervés, ils sont fatigués, mais voilà, ça n'éduque pas.
Gérard Lopez :
Mais notre société est extrêmement violente est de plus en plus répressive, et c'est vrai que la violence on doit la combattre à la source, donc les méthodes éducatives. Et c'est vrai que les parents sont importants, les professeurs, qui devraient prendre conscience qu'on ne doit pas humilier les enfants. On doit pas leur dire des choses épouvantables.
Edwige Antier : Tu es nul !
Gérard Lopez : Exactement !
Edwige Antier :
Et eux-mêmes se disent vite nuls, donc quand vous prenez des claques, par exemple, ça vous fait pas apprendre votre règle de trois, mais vous en concevez que vous êtes un enfant à problèmes comme ils me disent.
Gérard Lopez :
et on voit que c'est la violence qui permet de résoudre les problèmes et les conflits, donc on la répand de génération en génération. Donc, je' suis pour le débat, je crois qu'il a beaucoup plus urgent que la fessée, je crois que actuellement, il y a une régression des signalements, que l'on place beaucoup moins les enfants dans les foyers, que le familialisme est là, au premier plan.
Edwige Antier :
Mais oui, cher confrère, justement
Gérard Lopez :
Que Outreau a complètement...
Edwige Antier :
Ah oui, là on se rejoint : Outreau a fait qu'on écoute plus les enfants. Il faut une formation à l'écoute de l'enfant.
Gérard Lopez : Absolument !
Edwige Antier :
Maintenant, que j'arrive pédiatre et députée, c'est vrai que j'ai un gros chantier devant moi.
Gérard Lopez :
Attaquez-vous à ça. Pour la fessée, même si fessée du point de vu symbolique est très très importante.
Edwige Antier :
Dire à tout le monde on ne tape pas.
Gérard Lopez : Proposez une campagne !
Edwige Antier :
Mais déjà, je suis sûre que rien que ma proposition de loi par l'écoute qu'elle a eue à empêcher de fessées, j'en suis persuadée.Seulement il faut continuer, il faut l'inscrire dans la loi, parce que si vous faites une petite campagne et ça s'arrête, tout le monde oublie, c'est tellement facile de s'énerver sur les plus faibles. C'est-à-dire les enfants.
Gérard Lopez :
Bien sur, c'est un processus de domination. Notre société à tous les niveaux est une société de domination par la force. C'est quand même la loi du plus fort qui prédomine.
Edwige Antier : Les enfants du coup s'endurcissent.
Gérard Lopez : Et bien, ils adhèrent à ce système.
Edwige Antier :
Et voilà, d'ailleurs chacun dans son souvenir à une bonne fessée qui devient un peu la madeleine de Proust. Et alors, moi j'en ai reçu une, ça m'a pas fait tant de mal.
Gérard Lopez :
Qu'est-ce qui leur manque aux enfants une bonne guerre vous savez bien ?
Edwige Antier : Ah !
Gérard Lopez : On l'entend dire. C'est gravissime.
Edwige Antier :
Vous voyez comment un psychiatre, un pédiatre se rencontrent.
Sauf sur la loi hein !
Edwige Antier :
sauf sur la loi puisque vous vous dîtes qu'il y a des lois plus importantes à faire, mais moi je dis : le symbole de dire stop à la fessée, aux claques, à tous les châtiments corporels, déjà ça ramènerait beaucoup de calme.
Gérard Lopez :
Savez-vous qu'il y a 130 000 viols en France et il n'y en a que 7000 qui arrivent à la justice. Voyez, ça c'est un chantier énorme et ça...
Edwige Antier :
On nous dit la vie privée : et alors. Faut pas proscrire l'inceste si faut pas rentrer dans les foyers. Moi je dis, si c'est dans le code civil l'abolition des châtiments corporels, en Suède, on a pas traîné et pas en justice, simplement, lorsqu'on est violent, on est rappelé à la loi et ensuite on a un stage de parentalité positive. Et ça c'est important, l'adosser à un stage de parentalité positive. Apprendre à mettre des règles sans claques.
Gérard Lopez :
La loi proscrit la violence sur les enfants, ça s'appelle maltraitance.
Edwige Antier : Ah ! ah !
Gérard Lopez : Ça s'appelle coups et blessures etc.
>Edwige Antier :
Oui quand il y a dégâts physiques, cher ami !
Gérard Lopez : Pas du tout !
Edwige Antier :
Vous relisez bien le code, s'il y a une fracture, des dégâts corporels,
Gérard Lopez : Non ! non !
Edwige Antier :
Mais si c'est uniquement que vous donnez une claque ça n'est absolument pas interdit.
Gérard Lopez :
J'ai une bonne nouvelle pour vous Edwige ; le parquet de Bobigny a mis en place une cellule de psychiatres qui vont intervenir pendant la garde à vue, et il arrive assez souvent qu'on me pose la question de savoir s'il y a eu de la violence psychologique, car la violence psychologique peut s'accompagner d'un ITT. Donc ce ne sont pas que des violences physiques, ce sont aussi des violences psychologiques. Alors faîtes quelque chose pour qu'on reconnaisse mieux la violence psychologique.
Edwige Antier :
Ça sera très important, dans un deuxième stade parce que c'est un peu plus difficile. Il faut être psychiatre, c'est subtil, mais bien sur, il faut commencé par interdire ça, ensuite arriver à faire prendre conscience de ce qui est aussi les violences.
Gérard Lopez : Mais la loi interdit la violence.
Edwige Antier :
Avec dégâts, j'ai regardé, s'il y a des marques. Vous savez très bien que les médecins n'osent pas dire qu'un enfant est trop marqué, comme ils disent, parce qu'il risque d'être cassé complètement.
Gérard Lopez :
Il faut dire au conseil de l'ordre d'arrêter de faire des procédures disciplinaires aux médecins qui ne savent pas rédiger au conditionnel etc. Les médecins ne sont pas formés en médecine légale et c'est bien dommage.
Edwige Antier :
Et les médecins ont très peur d'attester de ce qu'ils constatent.
Gérard Lopez : Absolument !
Edwige Antier : Et une fois que la loi dit...
Gérard Lopez :
Ils sont terrorisés les médecins par le conseil de l'ordre.
Edwige Antier :
Terrorisés. Alors par le conseil de l'ordre ? Le conseil de l'ordre justement se repose sur l'idée qu'il ne faut pas entrer dans l'intimité des familles et c'est ce qu'on m'objecte. A non, mais alors si on ne peut pas donner ces bonnes fessées tranquillement.
Gérard Lopez : Ecoutez !
Edwige Antier :
Un enfant ça s'éduque et l'Etat a le droit d'édicter et d'abolir les châtiments corporels.
Gérard Lopez :
Le code de déontologie raconte des choses épouvantables : donc on a pas le droit de s'immiscer dans les affaires de famille, mais, le médecin en même temps est le défenseur des enfants, et il doit avec circonspection etc.
Edwige Antier :
Donc, il faut l'aider par la loi, vous voyez bien.
Gérard Lopez :
Non ! Il faudrait réformer. Vous savez qu'en Suède, puisque vous parlez de la Suède, le signalement d'un enfant violenté est obligatoire.
Edwige Antier : ici aussi, si vous ne dîtes pas qu'un enfant...
Gérard Lopez :
Pas du tout, il faut faire cesser la situation de danger parce qu'on s'expose à être remis en cause pour non assistance à personne en péril, mais pas pour un signalement car en France, le secret professionnel est absolu donc le médecin doit faire cesser...
Edwige Antier : C'est la nécessité
Gérard Lopez :
Et bien oui. Si vous êtes avocate, pardon excusez-moi, l'avocate des enfants, vous êtes députée, et bien écoutez faites en sorte qu'on réforme le code de déontologie. Car si les médecins comprennent que la fessée, que les violences aux enfants vont créer des tas de problèmes à l'âge adulte, des problèmes psychologiques, des problèmes de maladie, des problèmes de délinquances, des problèmes de prostitution, tous ces problèmes qui se fondent sur la maltraitance et si les médecins n'ont plus peur qu'on les forme et que le code de déontologie devient clair, je vous assure que vous aurez fait beaucoup plus qu'une loi sur la fessée.
Edwige Antier :
Ça va ensemble, ca se complète, et c'est vrai que je vais retrousser mes manches puisque j'ai la chance d'être députée, de pouvoir faire influencer les lois. Mais vous dîtes des choses vraiment très importantes et je suis contente, qu'un psychiatre, un expert rejoigne la pédiatre qui est à l'origine de la vie et vous, vous constatez les dégâts.
Gérard Lopez : Exactement.
Edwige Antier :
Je suis très heureuse d'entendre votre parole et moi je vais aller plus loin dans la loi, mais ça c'est parce que je suis députée.
Gérard Lopez :
Et bien, je vais vous contacter parce qu'on a beaucoup de choses à échanger je vous promets.
_____________________
Autres billets concernant les travaux du Dr Gérard Lopez

1/ La fascination est une des armes qu'utilisent préférentiellement les pères incestueux par Gérard Lopez
2/
Définition de la victime
3/ Les pères incestueurs
4/ Quelques conséquences sur les survivantes
5/ Psychologie des vampires
6/ La responsabilité
7/ La cure des incestueurs
8/ Le recours à la loi pour les victimes

• L’indemnisation = argent « sale » rarement utilisée à des fins constructives en cas d'inceste
• Accompagnement et approches psychothératpeutiques du stress

• Psychothérapie des victimes : Traitements, évaluations, accompagnement. Gérard Lopez, Aurore Sabouraud-Séguin, Louis Jehel

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9 août 2009

• Les victimes et leurs droits dans le système judiciaire par Gérard Lopez

Les entretiens & témoignages de l'Institut pour la justice
août 2009

Entretien Gérard Lopez

Les victimes et leurs droits dans le système judiciaire
L’IPJ : Que pensez-vous de la place de la victime dans nos sociétés à l'aube du XXIe siècle ?
Gérard Lopez : Il faut tout d’abord s’entendre sur ce que l’on entend par victime.
Pour moi, une victime est un individu (ou une personne morale) qui a subi un dommage reconnu par une loi, un texte ou un règlement.
Cette définition parait restrictive à certains, et je reconnais bien
volontiers que certains sujets n’ont pas – ou pas encore – obtenu le statut de victime, ce qui leur donnerait les droits que leur reconnaissent les instruments internationaux. Mais sans rigueur, on ne peut valablement critiquer les idéologies antivictimaires qui fleurissent actuellement.

Denis Salas critique ainsi « le populisme pénal » 3 qui inciterait la justice, influencée par les victimes, les médias et l’opinion publique, à punir sans plus se soucier de la réhabilitation du délinquant. Il considère que, sous l’influence anglo-saxonne, l’analyse des forces qui régissent la relation coupable/victime, glisse de plus en plus vers un jugement moral.

D’autres critiques paraissent encore moins pertinentes :
de La tentation de l’innocence 4
,
à Epîtres à nos nouveaux maîtres 5
,
Fausse route 6,
La société des victimes 7,
Le temps des victimes 8,
en passant par une pleine page du journal Le Monde du dimanche 22 - lundi 23 août
2004 avec à la Une : « L’affaire Marie L., miroir de la société française »,
puis en page 5 :
« L’affaire Marie L., révèle une société obsédée par ses victimes. Le crédit accordé d’emblée au récit inventé par la jeune femme, faussement agressée dans le RER, illustre les dérives du processus de reconnaissance des victimes, lancé depuis 20 ans. Cette évolution, analysée par des sociologues, philosophes et historiens, les place désormais au coeur de la démocratie. » « L’opinion est toute entière dans la compassion » ; « Cela témoigne de la dimension pessimiste de la modernité » ; « On se légitime par le malheur que l’on subit ».

« Etre victime, c’est chercher un responsable » expliquent les experts appelés à la rescousse, lesquels n’ont jamais été confrontés aux difficultés que rencontrent les victimes. En ce début de XXIe siècle il faut être vigilant pour que les acquis ne sombrent pas sous les coups de boutoirs dont ce rapide florilège donne une idée. Et cela est pire quand il s’agit de la parole des enfants, surtout depuis l’affaire dite d’Outreau.
______________________
1 L’Institut de Victimologie est l’association fondatrice du réseau www.victimo.fr. Les responsables de l’Institut de Victimologie sont coordinateurs des Diplômes Universitaires de Psychotraumatologie et de Victimologie à l’Université Paris V. Le Centre assure le suivi post-agression de différents établissements bancaires et d’entreprises dans le cadre de conventions de suivi et de formation.
2 Le Centre du Psychotrauma, conventionné avec la sécurité sociale, fonctionne selon le principe du tiers payant. Pour l’année 2007, le nombre de consultations effectuées au Centre du Psychotrauma est de 6 104 dont 1 323 pour l’unité enfants.
3 Salas D., La volonté de punir. Essai sur le populisme pénal, Paris, Hachette, 2005
4 Bruckner P., La tentation de l’innocence, Paris, Grasset, 1995
5 Minc A., Epîtres à nos nouveaux maîtres, Paris, Grasset, 2003
6 Badinter E., Fausse route, Paris, Odile Jacob, 2003
7 Erner G., La société des victimes, Paris, La Découverte, 2006
8 Eliacheff C. et Soulez Larivière D., Le temps des victimes, Paris, Albin Michel, 2006
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Autres billets concernant les travaux du Dr Gérard Lopez
1/ La fascination est une des armes qu'utilisent préférentiellement les pères incestueux par Gérard Lopez
2/ Définition de la victime
3/ Les pères incestueurs
4/ Quelques conséquences sur les survivantes
5/ Psychologie des vampires
6/ La responsabilité
7/ La cure des incestueurs
8/ Le recours à la loi pour les victimes

• L’indemnisation = argent « sale » rarement utilisée à des fins constructives en cas d'inceste
• Accompagnement et approches psychothératpeutiques du stress

• Psychothérapie des victimes : Traitements, évaluations, accompagnement. Gérard Lopez, Aurore Sabouraud-Séguin, Louis Jehel

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19 juin 2008

Définition de la victimologie par Gérard Lopez

10èmes journées scientifiques internationales des CUMP
19, 20, 21 Juin 2008,
Clermont-Ferrand

L'ivresse du trauma
Définitions utiles :
« Il y a violence quand, dans une situation d’interaction, un ou plusieurs acteurs agissent de manière directe ou indirecte, en une fois ou progressivement, en portant atteinte à un ou plusieurs autres à des degrés variables soit dans leur intégrité physique, soit dans leur intégrité morale, soit dans leurs possessions, soit dans leurs participations symboliques et culturelles » (d’après Yves MICHAUD)

« La victimologie est la discipline scientifique qui traite de la victime dans tous ses aspects et incidences : cliniques, existentiels, sociologiques et anthropologiques, juridiques, pénaux, (expertaux), réparateurs et thérapeutiques » (d’après G. LOPEZ)

ONU : « […] doivent être considérées comme des victimes des personnes qui individuellement ou collectivement, ont subi un préjudice, notamment une atteinte à leur intégrité physique ou mentale, une souffrance morale, une perte matérielle ou une atteinte grave à leurs droits fondamentaux, en raison d’actes ou d’omissions qui enfreignent les lois pénales en vigueur dans un État (de Droit) ».

Le psycho-traumatisme ou “traumatisme psychique” est : « […] un phénomène d’effraction du psychisme et de débordement de ses défenses par les excitations violentes afférentes à la survenue d’un évènement agressant ou menaçant pour la vie ou l’intégrité (physique ou psychique) d’un individu, qui y est exposé comme victime, témoin ou acteur » (d’après le Général Louis CROCQ) : exposition brutale au réel de la mort !

Pour consulter le compte rendu du colloque, cliquez sur l'image
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Autres billets se rapportant au Dr Gérard Lopez :
1/ La fascination est une des armes qu'utilisent préférentiellement les pères incestueux par Gérard Lopez
2/
Définition de la victime
3/ Les pères incestueurs
4/ Quelques conséquences sur les survivantes
5/ Psychologie des vampires
6/ La responsabilité
7/ La cure des incestueurs
8/ Le recours à la loi pour les victimes
• L’indemnisation = argent « sale » rarement utilisée à des fins constructives en cas d'inceste
• Accompagnement et approches psychothératpeutiques du stress par Gérard Lopez
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23 septembre 2006

5/ Les troubles graves de la personnalité : Desnos (F60.31) par Gérard Lopez & Arianne Casanova

Page 17
Des auteurs anglo-saxons décrivent un disorder of extreme stress ou un complex posttraumatic stress disorder (Herman, 1992) (Pelcovitz, 1997) ou un Disorder of Extreme Stress Not Otherwise Specified (DESNOS), affectant des adultes qui ont vécu des maltraitances sévères pendant l'enfance, lesquels présentent :
• des difficultés relationnelles : incapacité à faire confiance aux autres, agressivité, répétition des éléments traumatiques dans des relations actuelles ;
• des passages à l'acte hétéroagressifs et sexuels, des comportements automutilatoires, des idéations suicidaires, des prises de risque excessives ;
• des troubles dissociatifs ;
• une absence d'estime de soi, une forte culpabilité, de la honte ;
• une tendance à idéaliser l'agresseur ;
• des conduites de revictimation ;
• des troubles somatoformes ;
• des troubles addictifs.
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Autres billets sur Psychothérapie des victimes
1/ Psychothérapie des victimes : Traitements, évaluations, accompagnement. Gérard Lopez, Aurore Sabouraud-Séguin, Louis Jehel
2/ Le concept de résilience peut être confondu avec la "résistance" par Gérard Lopez & Arianne Casanova
3/ L'état de stress post-traumatique – ESPT (F43.1)
4/ La dissociation péritraumatique et les troubles dissociatifs (F44) par Gérard Lopez & Arianne Casanova
6/ Evaluation auprès d'une personne souffrant d'un trouble psychotraumatique par Louis Jehel, Marc Sylvestre, Patrice Louville
7/ La combinaison entre psycho et chimiothérapie par François Ducrocq, Guillaume Valva & Olivier Cottencin
8/ La prochaine version de DSM devait introduire la catégorie de l'état de stress post-traumatique par jean-Michel Thurin
9/ huit thèmes qui accompagnent un traumatisme sévère par M. J. Horowitz
10/ Les évitements après un ESPT par Aurore Séguin-Sabouraud
11/ Les indications de la thérapie EMDR – Eye Movement Desensitization Reprocessing par Patrick Zilhardt
12/ Le traitement cognitivo-comportemental de l'ESPT par Aurore Séguin-Sabouraud
13/ L'hypnose dans le traitement du psychotraumatisme par Victor Simon
14/ le sujet a été victime d'une prise de pouvoir par son agresseur par Victor Simon
15/ Le phénomène de vigilance parallèle par M. Yapko
16/ Une technique hypnotique spécifique pour traiter les viols par inceste par Victor Simon
17/ Les 8 C dans le traitement de l'agression sexuelle par Victor Simon
18/ De nombreuses victimes échappent à tout traitement par Gilbert Vila
19/ Les conséquences de la maltraitance ne s'arrêtent pas avec la fin des actes pervers par Gilbert Vila

• Les groupes de paroles par Catherine Morbois et Marie-France Casalis dans Psychothérapie des victimes
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19 octobre 2001

3/ Les pères incestueurs par Gérard Lopez

Page 33
Les pères « incestueurs » dépioient des trésors de perversité pour isoler physiquement leur victime. Ils sont également experts pour monter les membres de la famille les uns contre les autres, attiser les antagonismes, colporter des rumeurs, divulguer des faux secrets, faire et défaire les alliances de circonstance, selon le vieil adage : « Il faut diviser pour mieux régner » qu'utilise évidemment tout « bon décideur », où qu'il sévisse.
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Voir d'autres billets par Gérard Lopez
1/ La fascination est une des armes qu'utilisent préférentiellement les pères incestueux
2/ Définition de la victime
4/ Quelques conséquences sur les survivantes
5/ Psychologie des vampires
6/ La responsabilité
7/ La cure des incestueurs
8/ Le recours à la loi pour les victimes
9/ La résilience

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5/ Psychologie des vampires par Gérard Lopez

Page 68

Le vampire va se faire passer pour la victime d'une machination. Sa famille s'acharne sur lui parce qu'il est trop bon… par exemple. Et il pourra d'autant plus facilement convaincre ses interlocuteurs, qu'il connaît mieux que quiconque les stratégies d'inversion…

Il saura argumenter, argumenter toujours. Il est inutile de tenter d'avoir un dialogue avec un vampire, c'est-à-dire un échange. Le vampire prend et ne donne jamais rien en échange, pas même et surtout pas une idée. La pensée est l'ennemi suprême des vampires.

Il multipliera les intrusions chez le médecin, le policier, soit directement, soit par l'intermédiaire d'une personne manipulée ou d'un complice attiré par l'odeur du mal.

Il fera des pressions indirectes, activera ses relations parfois bien placées. Il aura des accents d'une telle sincérité qu'il sera plaint et cru !

Il manipule et jubile.

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