« Si un individu s’expose avec sincérité, tout le monde, plus ou moins, se trouve mis en jeu. Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celles des autres »
Simone de Beauvoir – La force de l’âge
« L’information est le seul bien qu’on puisse donner à quelqu’un sans s'en déposséder. »
Thomas Jefferson,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,

De l'esprit des lois (1748)

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

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9 avril 2012

1/ Nicolas Genka – L'Epi monstre par Noël Blandin qui s'est plaint pour ses droits d'auteur

Le 09/04/12 05:33, « support@blogger.com » a écrit :"
Une réclamation adressée à Blogger, en vertu du Digital Millennium Copyright Act (DMCA), identifie une partie de votre contenu comme une infraction présumée aux droits d'auteur de tiers. En conséquence, nous avons rétabli les messages concernés à l'état de "brouillon" (en l'absence de mesure de notre part, nous pourrions faire l'objet d'une plainte pour infraction aux droits d'auteur, qu'elle soit fondée ou non. Les URL des messages concernés sont répertoriés à la fin de cette notification.) Vos messages, tout comme les images, les liens et les autres contenus, n’ont donc pas été définitivement supprimés. Vous pouvez modifier les messages et retirer le contenu qui porte atteinte aux droits d'auteur avant de les republier. Les messages seront alors à nouveau visibles par vos lecteurs.

Quelques informations : le DMCA est une loi relative aux droits d'auteur aux États-Unis qui définit des directives sur la responsabilité des fournisseurs de services en ligne en cas de violation des droits d'auteur. Si vous pensez que vous disposez des droits de publication du contenu faisant l'objet de cette réclamation, vous pouvez déposer une notification de contestation indiquant que vous bénéficiez de cette autorisation. Pour déposer une notification de contestation, consultez la page

http://www.google.com/support/bin/request.py?contact_type=lr_counternotice&product=blogger.

Après suppression de toute information pouvant permettre l'identification des personnes concernées, la réclamation que nous avons reçue sera mise en ligne par un service appelé Chilling Effects sur

http://www.chillingeffects.org

Cette procédure est conforme au Digital Millennium Copyright Act (DMCA). Pour rechercher la réclamation DMCA associée à la suppression de votre contenu, consultez la page de recherche de Chilling Effects sur
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[http://viols-par-inceste.blogspot.com/2010/01/nicolas-genka-lepi-monstre-par-noel.html]


J'ai donc raccourci mon emprunt à l'article de Monsieur Noël Blandin. Ce blog est une agrégation de liens vers d'autres sites, je respecte donc toujours les droits d'auteurs ne vous en déplaise.
L'éditeur est ficelle, il a changé la configuration de son site et il n'est plus possible d'avoir accès à l'article.
N'aurait-il pas été plus élégant de m'écrire en m'indiquant que le lien n'existant plus le billet n'était plus valable au lieu d'invoquer la loi et les sanctions ? Répression c'est beaucoup mieux surtout en ce qui concerne les viols par inceste.

Bibliographie / Biographie. Qui est Nicolas Genka ?
Par Noël Blandin / La République des Lettres, jeudi 21 janvier 2010.
Nicolas Genka – Eugène Nicolas pour l'Etat civil -- est né le 3 décembre 1937 à Quimper, d'un père breton et d'une mère allemande. Au milieu des années 50 il sert l'armée française en Algérie à titre d'infirmier.
…/…
En décembre 1961, Christian Bourgois, directeur littéraire des Éditions Julliard, décide de publier le livre avec une préface de Marcel Jouhandeau. Les critiques saluent la naissance d'un vrai écrivain ; Jean Cocteau lui décerne un prix littéraire créé spécialement, le "Prix des Enfants terribles"; le livre devient un succès de librairie. Mais le scandale autour des questions d'inceste éclate et en juillet 1962 le ministère de l'Intérieur interdit le livre au nom de la protection des mineurs. Une partie de la famille de l'écrivain lui intente un procès.

La République des Lettres, jeudi 21 janvier 2010

Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo de la République des lettres
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Autres billets sur l'Epi monstre de Nicolas Genka
2/ 27 juin 2005 – Jurisprudence "L'Epi monstre" de Genka ne présentait pas pour la jeunesse un danger
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4 janvier 2011

Faut-il brûler les nymphomanes ? par Agnès Giard

04/01/2011
Hélas pour les femmes, la majorité des médecins estiment que les nymphomanes sont d’immorales créatures, prêtes à tout pour parvenir à leurs fins, y compris raconter des mensonges : vers 1880, le gynécologue britannique C.H.F. Routh raconte le cas d’une jeune fille de 17 ans qui affirme avoir été victime d’inceste, et d’une autre qui prétend avoir été violée par son frère.
Pour Routh, pas de doute, ces petites débauchées sont des nymphomanes : «
Si ces femmes sont capables d’inventer de telles horreurs sur le compte de ceux qu’elles devraient le plus chérir et respecter », conclut-il, il faut vraiment s’en méfier !
Au cours des décennies suivantes, l’hypothèse selon laquelle les victimes d’agression sexuelles sont en réalité des nymphomanes menteuses et corrompues sera acceptée à de nombreuses reprises par la justice. Les femmes violées se retrouvent alors au banc des accusés. Et leurs agresseurs exigent des excuses.
Au début du XXème siècle, malgré la progressive libération des moeurs, on incarcère des femmes sous prétexte qu’elles trompent leur mari. Appelées «
hystériques sexuelles », les voilà internées dans des asiles. Leur mari ne les satisfait pas ? Les voilà accusées de frigidité. Elles vont chercher du plaisir ailleurs ? A l’asile. Jusque dans les années 60, les médecins – essentiellement des hommes – se rassurent en pensant que les femmes à forte libido sont en réalité incapables de jouir et qu’il faut les soigner de force.

Pour lire le billet, cliquez sur le logo des 400 culs
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24 juillet 2010

1/ L'inceste : anthropologie d'une entreprise de démolition systématique de la personne par Sophie Perrin


L'inceste : anthropologie d'une entreprise de démolition systématique de la personne
Mémoire de master 1 anthropologie
Université de Lyon 2, 2008
Sous la direction de François Laplantine et Axel Guioux

Sophie Perrin
numéro d'étudiante : 2066287

Introduction : étudier l’inceste : quelques raisons d’un choix
I – Panorama et perspectives
1) L’inceste : un phénomène important mais peu connu
2) Les travaux existant en anthropologie sur ce sujet
3) Mon questionnement et ma problématique de départ
II-Méthodologie et questionnements que cela suscite pour l’anthropologie
1) De l’observation participante au récit
2) De l’objectivité aux points de vue
III-Obstacles et rencontres
1) Mes relations avec le terrain, et ses difficultés (parfois) surprenantes pour moi
a. Ma première difficulté : moi
b. Ma seconde difficulté : autour de moi
c. Ma troisième difficulté : des associations paradoxales, ou « l’anthropologue-victime d’inceste » comme étrangeté ?
d. Une dernière difficulté : la mise au secret des incesté/e/s par leurs proches
2) Présentation des personnes avec qui j’ai eu des entretiens
3) Le cadre et ses garant/e/s légitimes
4) Mais au fait … une étude non psychologique de l’inceste est-elle pertinente ?
IV-Décrire la démolition … et ses suites
1) La vie de famille : ouvrons la porte et allumons la lumière
a. « Hitler, je l'avais à la maison »
b. Les rôles de l’argent
c. Les rôles des mères : absence de recours et efficacité de la honte
2) Les incestées et les hommes … mais aussi les femmes, et les ami/e/s
3) Le rôle du travail
4) Incestées et psychothérapies
5) L’inceste : une frontière floue, une hiérarchie des abus ?
6) Victimes d’inceste et Justice
7) La parole et ses effets : généalogies de l’inceste 77
Conclusion
Annexes
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Autres billets sur la thèse de Sophie Perrin
2/ Les rôles de l'argent dans les viols par inceste par Sophie Perrin
3/ Terminologie - incestueur, incesté - par Sophie Perrin
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Autres billets de Sophie Perrin
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25 juin 2010

Préface pour "Le Rideau levé ou L'Education de Laure", par Philippe Sollers : inceste père-fille. Ruse de Mirabeau

LE MONDE DES LIVRES | 25.06.10

Préface pour "Le Rideau levé ou L'Education de Laure", de Mirabeau (éd. Jean-Claude Gawsewitch, 2004).

Philippe Sollers est écrivain. Dernier ouvrage paru : Discours parfait (Gallimard, 2010)

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Vient ensuite la démonstration, dans le style courant du XVIIIe siècle, c'est-à-dire la confession par lettres. Laure raconte son étrange éducation à son amie de couvent, Eugénie.

De quoi s'agit-il ? D'un inceste père-fille. Ruse de Mirabeau : le père n'est pas le géniteur de sa fille, il a couvert le fait que sa femme était enceinte au moment où il l'a épousée. Ici, l'humour est à son comble : comme il n'a pas engendré sa fille, l'inceste qu'il pratiquera avec elle ne pourra être que positif.

Le couvent, non seulement éloigne du bruit social, mais permet "les effets échauffants d'une imagination exaltée dans la retraite et l'oisiveté". C'est une prison, mais une prison favorable à l'excitation. De toute façon, "le bonheur des femmes aime partout l'ombre et le mystère". C'est une loi dont nous avons peut-être perdu la science. La mère est morte, la fille est libre, son père l'adore et elle adore son papa, Laure va donc aller de découverte en découverte, aidée en cela par sa gouvernante de 19 ans, Lucette.

Je vous laisse lire. Mais qu'une fille (ou, plus tard, une femme) puisse déclarer, grâce à cette éducation parfaitement scandaleuse que "l'envie et la jalousie sont étrangères à son coeur", voilà la rareté de la chose.

Supprimer l'envie et la jalousie serait donc possible ? Mirabeau veut en faire la démonstration.

Le père, ici, est un philosophe. Sa fille le décrit ainsi : "Un homme extraordinaire, unique, un vrai philosophe au-dessus de tout."

Le sexe de son père, lui, est un "vrai bijou".

Action. "Depuis ce temps tout fut pour moi une source de lumières. Il me semblait que l'instrument que je touchais fût la clef merveilleuse qui ouvrait tout à coup mon entendement."

On sait (on ne sait pas assez) que Mirabeau a été un partisan résolu de la masturbation, surtout à deux, la solitaire entraînant "une très grande dissipation des esprits animaux". Ce qui est frappant, dans Le Rideau levé, c'est la mise en garde contre les excès sexuels, aussi destructeurs que les grossesses forcées ou intempestives. Le sexe a une fonction de connaissance, mais sans cette connaissance il est très vite destructeur ou abrutissant.

Au contraire, "tout est plaisir, charmes, délices, quand on s'aime aussi tendrement et avec autant de passion".

Mirabeau est très précis : toutes les positions y passent, en hommage à la vraie philosophie.

Une philosophie que l'on peut dire résolument féministe, quitte à faire hurler ceux ou celles qui croient connaître le sens de ce mot.

Le lesbianisme le plus raisonné est ainsi célébré, et cette révélation vient du père. Le Père, en somme, est un nouveau dieu qui prend la place du Dieu ancien (ce Dieu procréateur étant faussement hétérosexuel).

Audace de Mirabeau : sa poétique sensuelle est en même temps une politique révolutionnaire. On ne l'a pas entendu, c'était couru.

Derniers mots de Laure, après la mort de son père, à Eugénie : "Mais, tendre amie, oublions l'univers pour ne nous en tenir qu'à nous-mêmes."

Moralité : une femme n'a qu'un seul homme dans sa vie : son père. Le meilleur usage qu'elle peut en faire, à condition qu'il ait été un vrai philosophe français, est d'en tirer des plaisirs en connaissance de cause.

Pour lire le début et la fin de l'article, cliquez sur le logo du Monde

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15 mai 2010

L'inceste en milieu urbain. Étude de la dissociation des structures familiales dans le département de la Seine (1937-1954) Par Denis Szabo

Une édition électronique réalisée à partir du texte de M. Denis SZABO, “L'inceste en milieu urbain. Étude de la dissociation des structures familiales dans le département de la Seine
(1937-1954)
”.

Un article publié dans la revue L'Année sociologique, Troisième série (1957-1958), 1958, pp. 29-93. Paris : Les Presses universitaires de France.

L'inceste est envisagé sous des angles différents suivant les disciplines et les auteurs.
Pour certains, il est essentiellement la manifestation d'une perversion bio-psychique dont l'analyse relève de la psychopathologie médicale : médecins et psychiatres doivent, selon eux, conjuguer leurs efforts pour en éclairer les mécanismes.
Pour d'autres, la prohibition de l'inceste est à la base de l'organisation exogamique des sociétés tribales et constitue, de ce chef, la règle fondamentale sur laquelle repose la culture.
D'autres encore envisagent l'inceste comme un processus social qui affecte les rôles respectifs du père, de la mère et des enfants.
N'écartons pas non plus ceux pour qui l'inceste est la cause d'un drame humain : les littérateurs ont mis au jour des éléments importants pour la compréhension de ce phénomène.
Enfin, on peut dire aussi de l'inceste qu'il est une variante de l'attentat à la pudeur et qu'il est réprimé dans toutes les sociétés civilisées.
Ainsi, chaque discipline particulière – la médecine, la psychiatrie, l'ethnologie, la sociologie, la littérature, le droit – en abordant l'étude de l'inceste, se penche plus spécialement sur l'un ou l'autre de ces aspects.
Les études parues sur l'inceste sont très nombreuses.
Les médecins spécialisés dans la pathologie sexuelle ont consacré, depuis fort longtemps, des chapitres substantiels à la pédophilie, à l'alcoolisme, à l'hypergénitalisme, etc., facteurs étiologiques majeurs de l'inceste.
À partir des théories de Freud sur le complexe oedipien, l'école des psychanalystes a enrichi la connaissance de ce phénomène de nombreuses observations cliniques.
En ethnologie, c'est en étudiant l'organisation exogamique que les chercheurs se sont intéressés aux causes de la prohibition de l'inceste.
Les pénalistes, les magistrats, les services sociaux attachés à l'administration de la justice n'ont pas ignoré, eux non plus, cette catégorie importante des attentats à la pudeur.
Nous connaissons, par ailleurs, de nombreux romans et pièces de théâtre dont l'argument central est une relation incestueuse.
Enfin, tout récemment, les sociologues se sont également penchés sur ce problème. K. Weinberg, auteur du premier travail sociologique d'envergure, dénombre plus de 4 500 titres d'ouvrages et d'articles se rapportant à l'inceste [1].
Il faut toutefois faire remarquer que la production sociologique est de loin la plus maigre en comparaison avec celle des autres disciplines. Ceci tient, en partie, à la jeunesse de cette science qui manque encore de chercheurs qualifiés et de concepts théoriques suffisamment au point. Les recherches sociologiques sont rares pour une autre raison encore. L'inceste n'est pas un phénomène issu de l'apprentissage de normes de conduite comme c'est le cas pour la plupart des délits, pour les délits contre la propriété, par exemple. L'inceste peut être considéré comme une réaction individuelle à des conditions d'existence imposées, en quelque sorte, par la société.
En raison de l'intensité du tabou sexuel, ce comportement déviant des normes socialement admises est un des crimes les plus dissimulés et, peut-être, le plus marginal des comportements délictueux portés à la connaissance des autorités et des sociologues.
La rareté des cas a donc éliminé l'aspect morphologique de l'analyse sociologique de l'inceste : toute une branche riche et traditionnelle de la recherche sociologique ne put ainsi lui être appliquée.
Les troubles que l'inceste introduit dans le jeu normal des rôles des divers membres de la famille, le phénomène de groupe qu'est l'inceste, conséquence d'une faible intégration dans la culture de la société globale sont autant de points de vue qui ont, jusqu'à présent, été à peine effleurés par les chercheurs.
La rareté des matériaux, mais aussi la difficulté d'accéder aux sources pour ceux qui ne sont ni juristes ni médecins-psychiatres ont de quoi décourager les rares vocations qui, éventuellement, se présentent. De plus, le chercheur doit établir lui-même les documents de base à partir des dossiers de police et de ceux des Assises, ce qui représente une dépense de temps et de patience considérable.
En abordant la présente étude, nous nous sommes placé dans une perspective sociologique.
Ce qui nous intéresse, ce sont les phénomènes de groupes, les différents aspects de la conscience collective. Nous n'avons pas eu de contacts directs avec les inculpés : l'observation clinique ne fut donc pas à notre portée. Celle-ci doit cependant compléter notre étude car elle seule pourrait apporter des réponses à maintes interrogations que nous ne pouvons que formuler.
Il nous a paru utile, d'autre part, de rappeler brièvement les divers essais d'explication ethnologique de l'origine et la signification de la prohibition de l'inceste car ces recherches projettent des lumières sur la signification qu'on peut attribuer à ce crime dans nos propres sociétés. À la lumière des théories ethnologiques, maintes explications de l'inceste apparaîtront fantaisistes, ou du moins très partielles.
Enfin, avant d'aborder l'analyse des résultats de notre propre enquête, nous rappellerons les connaissances que nous avons de l'inceste dans nos sociétés occidentales.
Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo de UQAC
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4 février 2010

L’Inceste et la Loi par l' Association de Thérapie Familiale Systémique

Association de Thérapie Familiale Systémique
Mel : suardatfs@wanadoo.fr
L’Inceste et la Loi
L’Assemblée Nationale est sur le point de voter, en seconde lecture, une loi qui introduit la notion d’inceste dans le code pénal.
Un tabou qui devient un interdit légal n’est plus un tabou.
La notion d’inceste est une notion qui appartient au vocabulaire des sciences humaines (l’anthropologie, la psychologie, la sociologie, l’ethnologie), et qui ne peut passer sans dommages dans le vocabulaire juridique. L’inceste est un « tabou » d’ordre moral. Le ramener à un simple interdit légal revient à en diminuer considérablement la portée. Notre Code Civil respecte remarquablement ce tabou en s’interdisant de le nommer, tout en en donnant une définition complète, conforme à la définition que l’on trouve dans tous les dictionnaires : « union illicite entre des personnes liées par un degré de parenté entraînant la prohibition du mariage ». Le tabou concerne donc au premier chef des personnes aptes au mariage, et sa fonction est bien d’« ouvrir » les familles en évitant les procréations en milieu fermé.
En ne nommant pas l’inceste dans le Code Civil, et en ne prévoyant pas de sanction dans le Code Pénal, le législateur a considéré en quelque sorte que l’inceste n’était pas possible.
Autrement dit, l’inceste entre adultes consentants (père-fille, mère-fils, frère-sœur...) n’est pas interdit, mais le mariage, c’est-à-dire la reconnaissance de l’union par la société, est impossible. Et si, par inadvertance, un frère et une sœur s’unissaient devant le maire, le mariage serait déclaré nul, et il n’y aurait pas de sanction pour le couple. Seul, le maire pourrait être sanctionné administrativement... Et si un enfant naît d’une union incestueuse, le Code Civil continue de considérer que c’est impossible, en n’admettant que la reconnaissance de l’enfant par l’un de ses deux parents.
Dans l’exposé des motifs de la proposition de loi, la rapporteure distingue le tabou de l’inceste (interdit du faire) et le tabou sur l’inceste (interdit du dire). Le Code Civil respecte ces deux éléments, confirmant ainsi que le tabou se situe à un niveau supérieur à la loi.
D’où provient ce tabou ? La mythologie et la Bible
La proposition de loi déposée par Marie-Louise FORT semble découvrir « l’ampleur d’un fléau qui a déjà frappé plus de trois pour cent de la population française ... C’est aussi la société dans son ensemble qui souffre de l’inceste. Ses fondations sont attaquées.. ». Il importe ici de rappeler que l’inceste est inhérent à la nature humaine, et que la société humaine n’a pu se construire qu’à partir de l’inceste. Il suffit de se pencher sur les cosmogonies gréco-latines.
La mythologie grecque nous apprend que, du chaos, serait sortie la déesse terre, mère nourricière : Gaïa, ainsi qu’Eros, une sorte de principe d’attraction qui pousse les éléments à s’agréger et à se combiner. Gaïa va engendrer Ouranos, qui devient son époux, donc incestueux. De toute façon, le début de la vie ne peut être qu’incestueux : l’Unité primordiale, qu’elle soit déesse ou cellule, doit s’autoféconder pour se diviser, pour passer à trois avant de pouvoir se multiplier à l’infini. Ouranos va avoir beaucoup d’enfants avec Gaïa : les Titans, les Cyclopes, les Géants. Mais pour conjurer le risque d’être détrôné par ses fils, il les faisait disparaître après leur naissance, « en les précipitant dans le sein de la terre ». Gaïa, la terre-mère, lasse de voir ses enfants disparaître les uns après les autres, décide de châtrer son mari.
C’est le dernier né des Titans, Kronos, qui va s’en charger. Ouranos prédira ensuite à son fils qu’il sera à son tour évincé par un de ses enfants. Kronos épouse sa sœur Rhéa. Il n’a guère d’autre choix qu’une union incestueuse Ils vont avoir beaucoup d’enfants, que Kronos avale au fur et à mesure de leur naissance pour ne pas être éliminé un jour par eux (certains chercheurs parlent à ce sujet d’inceste oral). Comme sa mère, Rhéa voudrait bien sauver au moins un de ses enfants, et sur le conseil d’Ouranos et de Gaïa, elle accouche en cachette d’un certain Zeus, puis apporte à son mari une pierre emmaillotée qu’il s’empresse d’avaler.
Kronos, rescapé d’un premier génocide, devient lui-même génocidaire. Zeus rescapé d’un second génocide, va devenir le maître de l’Olympe. Lui aussi, va épouser sa sœur, Héra, qu’il va tromper allègrement, faisant des enfants à droite et à gauche, et séduisant aussi les enfants qu’il aura eus de ses conquêtes.
La création du monde racontée dans la Genèse est aussi un récit rempli de violences et d’inceste. Violence de Yahvé qui punit le premier homme pour sa désobéissance, violence de Caïn qui tue son frère. Et s’il est bien dit dans le premier récit que « l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme », lorsque « Caïn connut sa femme qui conçut et enfanta Hénok », de quelle femme s’agit-il sinon de sa mère elle-même ? De même, on ne note aucune colère de Yahvé, mais au contraire une grande tolérance lorsque les filles de Lot décident d’enivrer leur père pour coucher avec lui dans le but d’assurer une descendance et donc de poursuivre le dessein de Yahvé. Quant à Abram, dans un monde où la polygamie est à l’évidence permise, il refuse que son fils Isaac « prenne une femme parmi les filles des cananéens au milieu desquels il habite », et il choisit « dans sa parenté » Rebecca, qui n’est autre que la cousine d’Isaac, la petite fille du frère d’Abram, sans que cela provoque la moindre colère de Yahvé.
Ce que nous disent les auteurs de ces récits mythologiques, c’est que la violence et l’inceste sont au cœur de l’homme. Et c’est la culture qui nous apprend à canaliser cette violence, pour la limiter à une agressivité de bon aloi, et même si elle est trop ancrée en nous pour pouvoir l’éradiquer complètement.
Et le tabou de l’inceste apparaît dans l’histoire des sociétés lorsque la famille, qui n’était que matriarcale à l’origine, est devenue patriarcale et quand la question de la filiation paternelle a remplacé la seule filiation maternelle.
Le tabou de l’inceste est ainsi devenu un des fondements de notre vie en société marqué par l’impossibilité civile du mariage entre proches, sans qu’il soit besoin de sanction pénale contre ceux qui ne respectent pas le tabou. (On notera d’ailleurs que le degré de parenté qui empêche le mariage varie selon les pays et les cultures.)
Ce qui est sanctionné aujourd’hui, dans notre pays, ce sont les relations non consenties : les atteintes sexuelles avec contrainte, violence, menace ou surprise. On les nomme, depuis la réforme du code pénal de 1994 « des agressions sexuelles », passibles de la correctionnelle. Et lorsque cette atteinte va jusqu’à une pénétration à caractère sexuel, avec le sexe, avec le doigt, et quel que soit l’orifice corporel pénétré, elle sera qualifiée de viol et relèvera de la Cour d’Assises. Le Code Pénal complète ce dispositif, de manière nécessaire et suffisante, par les facteurs aggravants que sont, en particulier, l’agression sur mineur de moins de 15 ans, l’agression par personne ayant autorité, ou par ascendant.
Les définitions proposées
La proposition de loi aujourd’hui à l’étude donne une définition de l’inceste complètement déformée, d’une part en le réduisant aux actes sexualisés subis par des mineurs, et d’autre part en l’élargissant aux actes commis par des personnes (beau-père, belle-mère, beau-frère...) qui n’ont pas avec la victime un lien de parenté interdisant le mariage. Et comme il est prévu de ne plus retenir la notion de consentement de la part de mineures entre 15 et 18 ans, un homme qui entretient une liaison avec sa belle-fille de 17 ans et demi pourra être accusé d’inceste, puisque selon la nouvelle loi, elle aura été nécessairement contrainte, mais six mois plus tard, il pourra vivre avec elle et même l’épouser, en toute légalité.
Les définitions successives de l’acte incestueux proposées par le rapporteur, par l’assemblée nationale, puis par le Sénat, puis par le gouvernement, suffisent à montrer l’embarras pour trouver une définition cohérente. Une précédente proposition de loi déposée par M. Christian ESTROSI en 2004 était encore différente, et cependant plus exacte, puisqu’elle limitait la définition de l’inceste au viol par ascendant direct : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature que ce soit, commis sur un mineur de 15 ans, par son ascendant légitime, naturel ou adoptif est un inceste ou viol incestueux »
Cette volonté d’inscrire « l’inceste » dans le Code Pénal et de lui donner une telle extension apparaît comme le résultat des pressions du lobby des associations de victimes qui considèrent que la relation incestueuse provoque plus de dommages qu’une agression sexuelle extrafamiliale, même si la proposition de loi a su résister à l’idée d’augmenter encore les peines pour ces délits et crimes. Rien ne prouve en fait que les violences sexuelles intrafamiliales soient plus destructrices que les violences extrafamiliales. On sait seulement que les auteurs de violences intrafamiliales récidivent moins que les auteurs de violences extrafamiliales. Et on trouve à l’évidence beaucoup moins de victimes qui ont gardé des contacts avec leur agresseur extrafamilial qu’avec leur agresseur familial. Mais ces victimes qui reprennent contact avec leur père, leur frère, leur beau-père... n’adhèrent pas aux associations militantes de victimes, voire s’en font rejeter, parce que leur attitude n’est pas conforme aux « valeurs » de l’association.
Le contexte familial
Mme Marie-Louise FORT a tout à fait raison de souligner, dans l’exposé des motifs, que dans ces situations de violences sexuelles intrafamiliales (c’est l’expression qui devrait être utilisée en lieu et place d’inceste), « le contexte de la cellule familiale est une donnée essentielle ».
Mais elle en tire des conclusions uniquement sur le plan répressif et policier : « plus que chacun de ses membres, c’est donc la famille dans sa globalité, comme univers et ensemble de relations, qui doit faire l’objet d’une enquête psychologique et sociale ». Avant « l’enquête », n’y aurait-il pas lieu de se poser la question de l’aide ou du soin ?1
Le Canada et la Suisse ont inscrit l’inceste dans leur code. Il est bien sûr possible de prendre ces pays pour modèles. Il est possible aussi de se tourner vers la Belgique, qui, malgré la fameuse affaire Dutroux, a eu la sagesse de ne pas légiférer aussitôt, et la commission, composée d’élus et de professionnels qui s’est réunie peu après a déposé des conclusions qui méritent d’être connues, et dont nous pourrions nous inspirer. En voici un extrait : « La question du signalement est une question délicate et difficile pour l’intervenant, mais aussi pour l’enfant qui décide de parler, dans la mesure où il est pris dans une relation d’ambivalence vis-à-vis de l’auteur. L’enfant demande uniquement que la violence ou la maltraitance cesse, mais il ne demande pas nécessairement à être séparé de l’un de ses parents, ni que l’un d’eux soit envoyé en prison...
Face à une telle situation, la Commission estime qu’il y a lieu de responsabiliser les différents acteurs... en refusant d’instaurer une obligation de signalement. L’obligation de signalement risque de déresponsabiliser les intervenants qui, une fois le signalement effectué, ne s’estimeraient plus concernés.
Soit la personne considère qu’elle est à même de prendre en charge la situation en dehors de la sphère judiciaire et elle décide de ne pas révéler les faits. Dans cette situation, il lui appartient d’assumer cette responsabilité dans le temps par une intervention offrant suffisamment de garanties.
Soit l’intervenant estime que son action ne peut rencontrer de façon appropriée la situation problématique et il lui appartient de renvoyer la situation à d’autres organismes (ceci ne doit pas nécessairement prendre la forme d’un recours à la justice pénale)... Dans les situations d’abus sexuel intra-familial, il faut réfléchir sur les effets, désirables ou non de l’intervention judiciaire, de la sanction éventuelle de l’abuseur sur sa famille et ses enfants, y compris la ou les victimes. Dans certaines situations où l’incarcération de l’abuseur peut entraîner des conséquences dommageables pour sa famille, on doit encourager d’autres mesures, des peines alternatives, ou d’autres modalités d’intervention plus adaptées au contexte. Lorsqu’il existe un rapport de parenté ou de familiarité entre l’abuseur et sa victime, certaines phases du traitement doivent s’articuler de manière dynamique et comprendre la constellation familiale. La question de la réconciliation entre l’abuseur et la victime reste ouverte. Selon le cas, des rencontres à visée thérapeutique entre l’abuseur et sa victime peuvent s’organiser. Enfin, la famille de l’abuseur doit également être incluse dans ce processus thérapeutique, surtout lorsqu’il s’agit d’une situation d’inceste.
Tout en respectant les désirs de la victime, l’intervention thérapeutique peut viser une certaine restauration sinon des relations humaines entre les protagonistes, au moins celle de l’histoire de celui qui a commis l’abus sexuel et de celle qui l’a subi. »
La possibilité de telles rencontres thérapeutiques entre l’auteur et la victime d’une relation abusive intrafamiliale suppose bien évidemment de la part de l’auteur une reconnaissance réfléchie des actes commis, ainsi qu’une conscience des dégâts subis par la victime, et de la part de la victime un désir tout aussi réfléchi et travaillé de rencontrer son agresseur.2
Les statistiques
L’exposé des motifs de la proposition de loi évoque également, avec raison, l’intérêt de la « distinction dans les circonstances aggravantes entre les infractions perpétrées au sein de la famille et celles commises par une personne extérieure ayant autorité... cette séparation est aussi indispensable à l’étude statistique affinée des violences sexuelles sur mineurs et donc à la mise en œuvre de politiques publiques plus efficaces ». Une distinction statistique entre les abus intrafamiliaux et les abus extrafamiliaux permettrait en effet aux professionnels et aux chercheurs d’approfondir la connaissance des différences entre ces infractions, et d’imaginer des prises en charge différentes pour les auteurs de crimes et délits intrafamiliaux et pour leurs familles d’une part, et pour les auteurs de crimes et délits extrafamiliaux, autrement dits « pédophiles » d’autre part. Mais il suffisait pour cela d’une modification minime des articles 222-24 et 222-30 du code pénal. « La confusion entre personne ayant autorité et membre de la famille est à ce jour un obstacle », note la rapporteure. Il suffisait donc de remplacer, dans les circonstances aggravantes de l’agression sexuelle, l’expression « par ascendant ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime» , par « membre de la famille », sans avoir besoin de préciser s’il s’agit de la famille nucléaire, ou de la famille recomposée, de manière à isoler ainsi toutes les situations d’abus intrafamiliaux. Quant aux « personnes ayant autorité », extérieures à la famille, (les enseignants, éducateurs, médecins, prêtres...), elles sont clairement désignées par l’alinéa « personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ».
Il est par ailleurs curieux de constater que le récent projet de loi sur l’autorité parentale des « beaux-parents » dans les familles recomposées a été repoussé par les députés, alors que la présente proposition de loi reconnaît clairement aux beaux-parents une autorité, certes de fait, lorsqu’il devient légitime de la réprimer.
La prévention
L’article 4 de la loi, qui porte sur la prévention, n’a donné lieu à aucune modification à l’Assemblée, ni au Sénat. Il n’apporte, lui non plus rien de nouveau, si ce n’est qu’il revient sur la prudence nécessaire manifestée par les professionnels et les enseignants face aux campagnes de prévention, qui se sont développées en France à partir de 19853. Les évaluations de ces campagnes ont mis en évidence plusieurs phénomènes. Cibler prioritairement la prévention sur les enfants, dans les écoles, les lycées et les collèges, c’est-à-dire les rendre responsables de l’arrêt des violences, c’est d’une certaine manière les rendre responsables de la violence elle-même, et confirmer la culpabilité que connaît le plus souvent la victime. Il importe certes d’apprendre aux enfants à se défendre. Mais ces programmes de prévention ont le grand inconvénient d’apprendre aussi aux enfants à se méfier des adultes, et en ce qui concerne les abus intrafamiliaux, à se méfier en premier lieu des parents. Est-ce bien là le but de l’éducation ?
L’intérêt de ces campagnes dites de « prévention » a été de libérer la parole chez nombre d’enfants victimes, qui ont pu ainsi se sentir autorisés à révéler des abus subis. C’est donc le terme même de prévention qui constitue un abus, puisque ces campagnes, au lieu d’aboutir à une diminution des cas de violences, ont entraîné un encombrement des bureaux des parquets du fait de l’augmentation du nombre des signalements. Mieux vaudrait parler de campagnes de dépistage, plutôt que de prévention. D’ailleurs la recommandation d’une amélioration de la formation des professionnels vise expressément dans cette proposition de loi « la détection le signalement et la prise en charge des enfants victimes d’abus sexuels et de maltraitance », et en rien la prévention.
Déjà, en 1997, l’Observatoire de l’enfance en danger de l’ODAS suggérait : « il convient maintenant de donner un caractère prioritaire aux politiques de prévention axées sur la mobilisation des solidarités de proximité et la consolidation des liens sociaux ». Nous en sommes encore loin aujourd’hui.
En résumé, le terme d’inceste est impropre pour qualifier des actes d’ailleurs déjà clairement réprimés par le Code Pénal. Toutefois, il serait utile, pour les professionnels de la justice et du soin de distinguer plus clairement les violences intrafamiliales des violences extrafamiliales, ce qui permettrait d’inventer de nouvelles formes d’aide, de sanction et de prise en charge, mieux adaptées à des actes de nature et de contexte différents. Inceste, prévention, termes déformés, utilisés à tort, et qui évoquent tout à fait la « confusion des langues », dont parle Sandor FERENCZI, un disciple dissident de Freud, et qui caractérise précisément... l’inceste.
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1 L’intérêt d’enquêtes portant sur le contexte familial est certes évident. Il m’arrive d’ailleurs d’être chargé par des magistrats instructeurs ou des juges pour enfants de missions d’expertises familiales systémiques afin d’apporter un regard sur la complexité de fonctionnements familiaux dans des affaires criminelles ou d’assistance éducative.
2 Cf. M. Suard « Entretiens thérapeutiques entre auteurs et victimes d’inceste en milieu carcéral » in actes du Congrès International Francophone sur l’Agression Sexuelle Paris 2007
3 Cf. Les cahiers de l’ARIREM n° 34 de juillet 1999 « Prévention ? Vous avez dit prévention ? »
Caen, le 14/08/09
Michel SUARD
Psychologue, thérapeute familial
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Autres billets sur Michel Suard
Vivre après l'inceste
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31 décembre 2009

Jacques Hébert accuse la reine Marie-Antoinette d'inceste

(1757 - 1794), journaliste
et homme politique révolutionnaire ;
Hébert et le procès de la reine
Texte par Jean-Marie Ruthon
Jacques Hébert est encore l’odieux individu qui osa accuser d’inceste la reine Marie Antoinette et, c’est cette question que je veux évoquer, non pour en contester la réalité mais pour reprendre les faits et tenter de rectifier les analyses plus ou moins partiales faites à ce sujet.
…/…
Cela étant après avoir fait état du complot visant à faire évader les prisonniers, il reprend l’accusation d’inceste déjà développée par Fouquier. Peut être a-il eu tort, mais après tout il ne fait que reprendre des accusations déjà soutenues par d’autres. Cela ne démontre pas, contrairement à ce que l’on le dit encore, qu’il soit à l’origine de ces odieuses accusations.
Soumis le 08/05/2001

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25 décembre 2009

L'inceste par François Odysse Barot – 1883

L'inceste (1883).
Author : Barot, François Odysse, 1830-1907.
Publisher: Paris E. Rouveyre et G. Blond
Author: Barot, François Odysse, 1830-1907
Publisher: Paris E. Rouveyre et G. Blond
Possible copyright status: NOT_IN_COPYRIGHT
Language: French
Call number: ABY-1624
Digitizing sponsor: University of Toronto
Book contributor: Robarts - University of Toronto
Collection: toronto

Scanfactors: 2
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3 décembre 2008

2/ L'histoire des incestes de la famille Borgia par Septularisen


Critiqué par Septularisen,
le 14 janvier 2010
(Luxembourg,
Inscrit le 7 août 2004, 42 ans)
L'HISTOIRE DE LA FAMILLE BORGIA.
Au début de ce deuxième tome des « Aventures » de la famille des Borgia, nous sommes toujours à la fin du XVe siècle, (en l’an 1492 pour être plus précis…) et toujours dans la ville de Rome, dont le peuple, qui depuis la mort d’Innocent VII considère que l’église n’a plus de pouvoir, se livre aux pires exactions, les prêtres n’ont plus aucune autorité, les honnêtes gens ne peuvent plus vivre en paix et même la Sainte place du Vatican est envahie de souteneurs et de leurs putains qui se saoulent et forniquent à toute heure du jour et de la nuit…
Rodrigo Borgia, qui à réussi à se faire élire Pape sous le nom d’Alexandre VI, est méprisé par la population, (qui lui reproche son origine espagnole), décide de refaire régner l’ordre dans les rues de Rome…
Alexandre VI, veut étendre les pouvoirs de l’église, son église, jusqu’aux derniers confins du monde, et si tous les dirigeants du monde l’ont reconnu comme Pape, les Etats de l’Eglise sont menacés par Ferrante de Naples, Fernand d’Aragon et surtout Charles VIII de France qui veulent le détrôner et faire élire à sa place le Cardinal Giuliano Della Rovere (le futur Jules II), ennemi juré d’ Alexandre VI, qu’il accuse de s’être fait élire en achetant des voix lors du conclave.
Il décide alors de se servir de sa famille pour nouer des alliances, son fils Joffre (qui n’a que douze ans) est marié avec Sancha, la fille d’Alphonse II Roi de Naples, Giovanni va épouser la Princesse Maria Enriquez, cousine de Fernand d’Aragon, Lucrèce avec Giovanni Sforza, Duc de Pesaro et neuveu de Ludovic le maure, l’homme le plus puissant de Milan et César sera proclamé Cardinal-Archevêque…
Et même le fait que Giovanni Sforza est marié à Madeleine de Gonzague, enceinte de huit n’est pas de nature à arrêter les projets d’Alexandre VI…
Encore une fois, dans ce deuxième tome le duo Chileno-Italien d’Alejandro JODOROWSKY et Milo MANARA fait des étincelles, et semble vraiment être dans « son pré carré», avec la description d’une des périodes les plus sombres de l’église. Le scénario de JODOROWSKY est toujours aussi solide et nous tient en haleine du début à la fin, les dessins au trait si fin de MANARA tout en rondeurs, subtilités sont toujours aussi beau et précis… Ce deuxième volume est toujours aussi intéressant notamment pour ce qui est de la découverte des mœurs et de l’histoire de l’époque qui malgré quelques approximations historiques (ainsi p. ex. le Cardinal Della Rovere ne peut pas apparaître aux cérémonies organisées par Alexandre VI à Rome, puisque à la même époque vit réfugié auprès de la cour de France…) est très bien restituée…

Rappelons enfin que cette série, qui raconte, de façon romancée, l’histoire de la famille romaine des Borgia, et est basée sur des évènements historiques ayant réellement eu lieu et des personnages ayant réellement existé. L’église vit alors un de pires moments de son histoire, que cette BD raconte de façon magistrale, une fois encore, simonie, népotisme, corruption, intrigues, meurtres, trahisons, inceste, tortures… sont au rendez-vous!

Attention cette BD est pour un public averti !…
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Autres billets sur la BD – Borgia T2 – Le Pouvoir et l'Inceste
1/ BD – Borgia T2 – Le Pouvoir et l'Inceste par Jodorowsky & Manara
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1/ BD – Borgia T2 – Le Pouvoir et l'Inceste par Jodorowsky & Manara

Borgia Tome 2
Le Pouvoir et l'Inceste

Alexandro Jodorowsky
Milo Manara , Jean-Michel Boschet
Album - Broché
Paru le : 03/12/2008
Editeur : Drugstore
ISBN : 978-2-356-26092-5
EAN : 9782356260925
Nb. de pages : 54 pages
Poids : 725 g
Dimensions : 24cm x 32cm x 1cm
Rome n'est plus une ville sainte mais un chaos sans foi ni loi. La mafia Borgia, les premiers parrains de l'histoire, en sont les maîtres.
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Autres billets sur la BD – Borgia T2 – Le Pouvoir et l'Inceste
2/ L'histoire des incestes de la famille Borgia par Septularisen
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24 septembre 2008

3/ Que pense Freud de la dissociation par Marianne Kédia ?

Page 5
Contemporain de Janet, Freud intègre l'équipe de la Salpêtrière en 1885. Il admire beaucoup 
Charcot et est très influencé par ses idées.
Ainsi, entre 1892 et 1896, Freud suit le principe 
selon lequel le « subconscient » contient des événements d'une forte charge affective qui sont 
encodés dans un état de conscience modifié.
Il explique, lui aussi, les attaques hystériques 
comme étant la réminiscence d'un état psychique antérieur, traumatique, et reconnait l'influence 
de Janet.
Freud et Breuer, dans Les Études sur l'hystérie (1895), avancent l'idée selon laquelle 
le moi réprimerait activement les souvenirs traumatiques douloureux. La dissociation serait 
donc le résultat d'un mécanisme de défense qui protège la conscience : « Nos observations 
montrent qu'un traumatisme grave (comme celui d'une névrose traumatique), une répression 
pénible (celle de l'affect sexuel, par exemple) peuvent provoquer, même chez un sujet normal, 
une dissociation des groupes de représentations et c'est en cela que consisterait le mécanisme 
de l'hystérie psychique ment acquise » (in Études sur l'hystérie, p. 9).

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Autres billets sur L'Aide-mémoire Psycho-traumatologie
1/ Psychotraumatologie par Marianne Kédia et Aurore Sabouraud-Séguin
2/ Une explication de la dissociation par Janet
4/ La théorie de la Confusion de langue entre les adultes et l'enfant par Sàndor Ferenczi
5/ Ann Burgess et Linda Holstrom décrivent 
« le syndrome traumatique du viol » qu'elles rapprochent de la névrose de guerre
6/ L'élaboration de la catégorie "ESPT" par Marianne Kédia
7/ la « misère psychologique » de Pierre Janet par Marianne Kédia – l'épuisement ou les états émotionnels extrêmes
8/ L'activation neurovégétative par Aurore Sabouraud-Séguin
9/ Définition du Desnos: Diagnosis of Extreme Stress Not Other-wise Specified par Rosemarie Bourgault

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4/ La théorie de la Confusion de langue entre les adultes et l'enfant par Sàndor Ferenczi

Page 5
S'appuyant sur la deuxième théorie freudienne, la psychiatrie a alors eu tendance à ignorer 
les traumas réels au profit de la théorie du fantasme.
Ainsi, de 1895 jusqu'aux années 1980, 
quasiment aucune étude sur les effets des traumatismes sexuels chez les enfants n'a été menée, 
à l'exception de l'œuvre majeure de Sàndor Ferenczi*, célèbre disciple de Freud.
Sa théorie de la Confusion de langue entre les adultes et l'enfant, présentée au congrès 
psychanalytique de 1932, montre le désespoir de l'enfant confronté à un adulte qui utilise 
sa vulnérabilité et son besoin d'affection pour l'agresser sexuellement. Ferenczi introduit 
un concept majeur de la psychanalyse : « l'identification à l'agresseur » qui est un des 
principaux mécanismes de défense de l'enfant victime de sévices. La réponse de la communauté 
psychanalytique à cette conférence a semble-t-il été le rejet et l'article n'a été publié en anglais 
qu'en 1949, soit dix-sept ans après la mort de Ferenczi.

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