« Si un individu s’expose avec sincérité, tout le monde, plus ou moins, se trouve mis en jeu. Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celles des autres »
Simone de Beauvoir – La force de l’âge
« L’information est le seul bien qu’on puisse donner à quelqu’un sans s'en déposséder. »
Thomas Jefferson,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,

De l'esprit des lois (1748)

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

18 mai 2010

Démagogie dangereuse : Agressions sexuelles par Martine Warnier

"Savoir pour mieux combattre l'inceste" Victime d'agressions sexuelles par son propre père, la Lilloise Martine Warnier vient de sortir "Ma victoire sur l'inceste", une réédition de son premier livre. Rencontre avec une femme sensible et engagée qui souhaite briser l'un des tabous de la société actuelle.
Contrôleuse des douanes et militante syndicale, Martine Warnier s'est toujours battue pour prétendre à la stabilité. Mais la Lilloise a beaucoup souffert de l'inceste commis par son père à l'âge de 7 ans. Cette blessure enfouie l'a rendue malade pendant 45 ans. Urticaire et dépression faisaient partie du quotidien. Lorsque sa fille lui a avoué en mars 2001 avoir été victime d'agressions sexuelles par la même personne durant son enfance, les plaies se sont réveillées. Mme Warnier a alors décidé de briser le tabou et de porter plainte.
10 000 euros d'indemnités Justice a été rendue. En 2005, un tribunal civil lui accorde 10 000 euros d'indemnités. La même année, le père de Martine Warnier (aujourd'hui décédé) est condamné à 3 ans de prison avec sursis pour le viol d'une autre personne, en l'occurrence sa propre nièce. « La société a enfin reconnu ses actes », déclare la quinquagénaire. « Mais aucun suivi n'a été fait pour qu'il ne recommence pas », regrette-elle, pointant du doigt le manque de moyens des institutions.
Cette sortie au grand jour du déni a par ailleurs valu à Mme Warnier plus de trois ans de psychothérapie : « je me suis bagarrée pour me construire ». Avec le soutien de son entourage, la femme s'est investie d'un devoir de parole retranscrit dans son livre, "Le Vieux", retravaillé et réédité il y a peu sous le nom de "Ma victoire sur l'inceste". « Je souhaite raconter la souffrance pour mieux l'expliquer. J'ai envie d'aider d'autres personnes », explique-t-elle.
Ce témoignage citoyen vise essentiellement à délivrer du « savoir pour mieux combattre l'inceste ».
A cet égard, Martine Warnier œuvre aussi en tant qu'animatrice pour l'association AIVI.

Références : Martine Warnier et son livre "Ma victoire sur l'inceste", éditions AàZ Patrimoine
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3 commentaires:

  1. J'ai acheté et lu votre livre avec émotion revécu de douloureux souvenirs.Merci à ceux et celles qui oeuvrent a l'abolition de l'inceste.
    Avec toute ma reconnaissance. Pascale

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  2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  3. @ Pascale. Merci à vous pour avoir rassembler votre courage pour lire et vous remettre en situation dangereuse. Ce 3 août j'étais à l'hôpital, pour une embolie pulmonaire. Un syndrome d'anniversaire. Je crois que nous devons être nombreuses à dire que ça ne va pas. Qu'on ne peut pas vivre avec ce mode d'éducation, qu'on en a des réminiscences toute notre vie.
    J'aurais quand même aimé savoir si le livre que vous avez acheté et lu est celui de l'Auteure obligatoirement anonyme – qui fait ce blog – ou celui de Martine Warnier ?
    Dans ce cas, je trouverais assez déplacer d'aller mettre un commentaire d'approbation sur le blog d'une autre auteure qui a trouvé ce livre démagogique comme l'indique le titre de mon billet.
    Je désapprouve la publicité de la dame qui sachant le danger, n'a pas protégé sa fille et ensuite se laisse octroyer 10 000 euros, comme quand elle était gamine pour avoir le vêtement dont elle avait besoin. Elle était enfant, est-elle devenue adulte ? Perpétue-t-elle ce qu'elle a vécu ? Notre société en est-elle complice ?

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