« Si un individu s’expose avec sincérité, tout le monde, plus ou moins, se trouve mis en jeu. Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celles des autres »
Simone de Beauvoir – La force de l’âge
« L’information est le seul bien qu’on puisse donner à quelqu’un sans s'en déposséder. »
Thomas Jefferson,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,

De l'esprit des lois (1748)

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

9 janvier 1974

Projection "Les Enfants du gouvernement" de Claude Lefevre-Jourde jeudi 14 janvier à 20h au Nouveau latina

Le centre audiovisuel Simone de Beauvoir présente
Les enfants du gouvernement
de Claude Lefevre-Jourde
France, 1974, 42 min
suivie d’une rencontre avec la réalisatrice
PROJECTION AU CINEMA LE NOUVEAU LATINA
20 RUE DU TEMPLE
75004 PARIS
MÉTRO HOTEL DE VILLE
« Les Enfants du gouvernement. » En France, au début des années 70, la contraception et l’avortement sont interdits. Le viol n’est pas reconnu comme condamnable ou si peu, avec des peines en justice dérisoires allant jusqu’à l’acquittement. Pendant ce temps, le généticien Jérôme Lejeune et son association « Laissez les vivre » triomphent impitoyablement dans les médias. En 1972, éclate la grève désespérée de toutes jeunes filles enceintes au Collège du Plessis-Robinson. Très vite, des femmes du MLF vont les soutenir. Le film « Les enfants du gouvernement » donne la parole à ces victimes d’une société qui veut contraindre au silence et mettre en marge celles qui, jusqu’ici, ne pouvaient se défendre et vont se rebiffer contre l’ordre établi.

Diplômée en cinéma et linguistique, Claude Lefevre-Jourde travaille de 1970 à 1976 en tant que conseillère d’éducation au Collège des mères célibataires du Plessis-Robinson puis au Lycée de Vitry. En 1974, elle réalise « Les enfants du gouvernement » produit par P. Braunberger et le Groupe d’Essai et de Recherche Cinématographique (G.R.E.C.), film qui obtient le Prix du Festival de Grenoble en 1974. Puis elle enseigne à l’École d’Architecture de Normandie (Rouen).

Claude Lefevre-Jourde produit en 1983 « Mémoires d’un non-conformiste : Charles- André Julien » et réalise en 1989 « Question de temps », film produit par le Secrétariat d’Etat au Travail Social et le Centre Simone de Beauvoir qui sera sélectionné au Festival d’Oslo. Enfin en 2005, Claude réalise « Notre refus » film financé par l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie, l’Agence Suisse pour la Coopération et le Développement et l’Association Futur Immédiat. Tourné en Ethiopie et en Guinée, ce film exprime, par la voix de femmes et d’hommes africains, le combat contre les mutilations génitales féminines et les mariages précoces et forcés.

Tarifs habituels du Nouveau Latina http://www.allocine.fr/salle/cinema-C0013/tarifs/
avec le soutien de la MAIRIE DE PARIS
Centre audiovisuel Simone de Beauvoir 28 place Saint Georges 75009 Paris
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1 septembre 1971

Film – Le souffle au cœur de Louis Mallle – Un viol par la mère 1971

Ciné études : le ciné club virtuel
France. 110 min. Format 1:66. Couleur
Scénario : Louis Malle
Avec : Lea Massari (Clara Chevalier), Benoît Ferreux (Laurent Chevalier), Daniel Gélin (Charles Chevalier), Michel Lonsdale (Père Henri)…

Le Souffle au Cœur est structuré en deux parties distinctes : l’une existe sous forme de chronique, la seconde comme une sorte de bulle hors du temps, mais toutes deux obéissent à des schémas différents du récit d’apprentissage, initiatique. Le personnage principal incarné par Benoît Ferreux apprend à exister face aux idées, au sentiment, à la sexualité qu’implique le passage à l’âge adulte. La fameuse scène d’inceste n’intervient qu’au milieu d’un processus bien balisé à ce niveau là, celui d’un dépucelage évolutif et presque symbolique : Laurent passe des bras d’une prostituée à ceux de sa mère pour finir dans le lit d’une camarade de son âge.
Pour lire la suite de l'article de Ciné études, cliquez sur l'affiche du film
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1954.
La guerre d'Indochine s'achève : on ne parle que de l'héroïque résistance des survivants de Dien-Bien-Phu.
Laurent, 15 ans, vit à Dijon avec son père, un gynécologue, ses deux frères, plutôt niais, en pleine crise de mutation virile et sa mère, Clara, une belle et sémillante Italienne, qui ne parvient pas à se plier au milieu rigide dans lequel vit son mari.
Laurent, lui non plus, n'accepte pas les préjugés bourgeois et religieux qu'on lui inculque. Sa vie se déroule en une suite de faits plus ou moins notables ; la découverte que sa mère a un amant, une confession qui devient, par la faute du prêtre visiblement tourmenté, un interrogatoire sur la masturbation, une initiation sexuelle écourtée organisée par ses frères chez l'accueillante Madeleine – jusqu'au jour où il est atteint d'un souffle au cœur.
Son existence change soudain ; il quitte le collège, reste au lit, puis, en compagnie de sa mère, part faire une cure dans le Morvan. Entre Clara et son fils se nouent des liens d'amitié presque fraternelle. Laurent devient le confident et le consolateur de sa mère, tout en flirtant avec de jolies jeunes filles en fleur, curistes elles aussi.
Comme il rentre, un peu ivre, du bal du 14 juillet, Laurent connaît l'amour dans les bras de sa mère. Après cet instant de folie, qui ne se reproduira jamais plus, sans remords ni regrets, il s'élance vers la vie.
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26 janvier 1971

Unica Zürn – Sombre printemps – inceste frère/sœur

La dédicace de la page de garde.
"Son père est le premier homme dont elle fait la connaissance…"
page 36
Elle décrit ce qui s'est passé avec son frère.
"En ce mois de juillet tranquille et brûlant, par un après-midi où l'orage menace, son frère se faufile dans sa chambre et la jette sur le lit. Le visage comme pétrifié et gardant un silence inquiétant, il déboutonne son pantalon et lui montre entre ses jambes l'objet qui s'est allongé. Elle est tourmentée par la curiosité et l'angoisse. Elle sait ce qu'il veut faire. Mais elle le méprise. A ses yeux il n'est qu'un jeune sot de seize ans. Elle se défend de toute son énergie, mais il est plus fort qu'elle et elle ne peut plus se dégager. Elle le méprise parce qu'il est trop jeune. Il se jette sur elle et il lui plante son "couteau" (comme elle l'appelle) dans sa "blessure". Haletant il pèse de tout son poids sur son petit corps. Il s'agite sur elle en un rythme accéléré. Elle sent une douleur cuisante et rien d'autre. Elle est honteuse et déçue. De s'abandonner la nuit au cercle sombre des hommes autour de son lit est suffisamment excitant et voluptueux pour renoncer à cette misérable réalité que lui offre son frère. Après un moment qui lui paraît un siècle, son frère roule du lit et sort sans un mot. Il revient quelque temps après, rouge de colère. « Si tu en parles à mère, je te tuerai. » Elle le regarde, muette et méprisante. Elle est indignée et furieuse. Cet événement fait du frère et de la sœur des ennemis mortels. Elle a envie d'assassiner son frère. C'est seulement parce qu'il est plus fort qu'elle qu'il a réussi ce qu'il voulait. Elle lui souhaite tout le mal possible. Elle va songer à la manière de le faire mourir à petit feu."

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22 janvier 1970

L'inceste/ My lover, my son – 1969

Titre original : My lover, my song
Année : 1970
Nationalité : Américain, Britannique
Genre : Drame
Durée 1h36
Acteurs principaux : Alexander BASTEDO, Patricia BRAKE, Janet BROWN, William DEXTER, Donald HOUSTON, Peter SALLIS, Romy SCHNEIDER, Dennis WATERMAN, Maggie WRIGHT
Distribution : Metro Goldwyn Mayer

L'histoire...
1969 - Réalisé par John Wewland
Titre anglais : My lover, my son

Générique : Scénario: William Marchant, Jenni Hall, d'après la nouvelle Second Level, de Wilbur Stark, et le roman Reputation for a song, d'Edward Grierson. Directeur photo: David Muir (Metrocolor). Musique: Mike Vickers, Norrie Parramor. Chansons : I want the good things, de Sue Vickers et Billy White, What's on your mind, de Sue, Mike Vickers et Norrie Parramor, Summer's here, de Sue et Mike Vickers. Montage: Peter Musgrave. Décors : Bill Andrews. Son: Gerry Turner. Assistant réalisateur: David Alexander. Costumes: Gail Ansell. Effets générique: Carlotta Brown, Michael Hanaker. Directeur production : Al Marcus. Distribution: M.G.M. Durée : 95 mn. Sortie à Paris: 5 août 1970. Interdit aux moins de dix-huit ans.

Distribution: Romy Schneider (Francesca Anderson), Donald Houston (Robert Anderson), Dennis Waterman (James Anderson), Patricia Brake (Julie), Peter Sallis (Sydney), William Dexter (Parks), Alexandra Bastedo (Miss Clarkson), Mark Hawkins (l'amant de Francesca), Maggie Wright (prostituée), Janet Brown (Mrs Woods), Tom Chatto (Woods), Michael Forrest (inspecteur Chidley), Arthur Howard (juge), Paul Dawkins (1 er juré), Peter Gilmore (barman), Rosalie Homer (réceptionniste), David Warneck (Kenworthy) Chissie Shrimpton (amie de Kenworthy), Robert Wilde (assistant de Parks) et Cléo Sylvestre.

Résumé : Francesca Anderson, la séduisante épouse d'un brillant homme d'affaires londonien, Robert Anderson, ne peut oublier un amant dont la mort accidentelle hante ses nuits. Son fils lui rappelle sans cesse son amour disparu et elle ne peut s'empêcher d'éprouver pour le jeune homme une passion dénaturée et exclusive. James, trop faible, n'ose contrarier les caprices de sa mère qu'il admire éperdument. Assaillie par ses fantasmes érotiques, Francesca, jalouse, essaie de compromettre le premier amour de son fils avec une jeune fille nommée Julie. Puis elle dresse son mari et James l'un contre l'autre. Des liens étranges, coupables, se tissent entre la mère et le fils. La tragédie atteint son apogée au cours d'une dispute entre Robert et sa femme. James tue son père afin de protéger sa mère. Arrêté, jugé puis libéré, James parvient, avec beaucoup de peine, à fuir l'emprise de Francesca qu'il abandonne à ses remords pour rejoindre Julie.

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