Interview du Dr Muriel Salmona sur les conséquences psychotraumatiques du viol réalisé le 21 novembre 2011 par Cristelle Joly pour PratisTV
Simone de Beauvoir – La force de l’âge
« L’information est le seul bien qu’on puisse donner à quelqu’un sans s'en déposséder. »
Thomas Jefferson,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,
De l'esprit des lois (1748)
Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu
Affichage des articles dont le libellé est dissociation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est dissociation. Afficher tous les articles
21 novembre 2011
Interview du Dr Muriel Salmona sur les conséquences psychotraumatiques du viol
Libellés :
Conséquences,
Desnos,
dissociation,
Dr Salmona,
ESPT,
Muriel Salmona
9 novembre 2011
Meurtre d'Océane – Nicolas : "Je sais que vous faites des prélèvements. Prenez le mien ! J'ai un trou noir"
LEMONDE.FR avec AFP | 09.11.11…/…
Fait inhabituel, cet homme de 25 ans, prénommé Nicolas, s'était présenté de lui-même mardi vers 22 h 30 à la gendarmerie, demandant qu'on lui fasse des prélèvements d'ADN. Père d'un enfant, sans activité professionnelle et sans antécédent judiciaire, selon le procureur, il a d'abord expliqué qu'il ne se souvenait plus de ce qu'il avait fait entre samedi 17 heures et dimanche 9 heures, lorsqu'il s'était réveillé dans sa voiture, car il était sous l'empire de l'alcool et "peut-être de la drogue".
Le meurtrier présumé avait précisé aux gendarmes que, ayant appris la nouvelle du meurtre, il s'était dit qu'il pouvait en être le responsable, a ajouté le procureur. "Je sais que vous faites des prélèvements. Prenez le mien ! J'ai un trou noir", avait-il dit aux enquêteurs, selon une source proche de l'enquête, sans toutefois s'accuser du meurtre de la fillette.
Pour lire l'article, cliquez sur le logo du Monde
_______________________
Autres articles sur Nicolas le meurtrier d'Océane
Meurtre d'Océane. Le jeune père de famille avait été victime d'agression sexuelle
Libellés :
Affaires,
dissociation,
Victime/agresseur-e
7 novembre 2011
Affaire Outreau – Myriam Badaoui : "C'est comme si j'avais deux personnalités en moi"
07.11.2011Avec l'AFP
Agée de 45 ans, Mme Badaoui avait été condamnée pour les viols de sept enfants, pour des agressions sexuelles sur dix enfants, ainsi que pour proxénétisme sur ses quatre fils et corruption de onze enfants.
Elle s'était rendue célèbre par ses volte-face: après avoir chargé ses coaccusés pendant des années, notamment au cours du premier procès aux assises de Saint-Omer, elle les avait dédouanés dans un mea-culpa spectaculaire au cours du procès en appel le 18 novembre 2005.
« Mes enfants donnaient des noms, je n'ai fait que suivre. J'arrive pas à comprendre pourquoi je suis descendue aussi bas. C'est comme si j'avais deux personnalités en moi. Il m'est passé une folie par la tête (...) J'ai menti », avait-elle alors déclaré, en demandant « pardon » à ses coaccusés.
Pour lire le billet, cliquez sur le logo du Parisien.fr
_____________________
Autres billets sur Myriam Badaoui
Affaire Outreau – Myriam Badaoui a été libérée – Battue par son père et violée par son oncle
Outreau – Myriam Badaoui, ou l’impossible oubli – la femme au regard noir, vide d’expression
Myriam Badaoui est sortie de prison par 24/24actu
Libellés :
Conséquences,
dissociation,
Outreau,
Victime/agresseur-e
19 mars 2011
Essai pour une compréhension de l'inceste – sur la dissociation – dans Carnet sur l'inceste
Mon expérience récente commence à s'intégrerDepuis prés de deux années, j'ai systématiquement affirmé socialement qu'à titre de survivant de l'inceste et de la violence commise sur moi au cours de mon enfance – elle est lointaine, car j'ai maintenant 69 ans – je m'intéresse prioritairement à cette question et au sort des survivants de mon espèce.
Résultat ?
J'ai le plus souvent devant moi un adulte interloqué (qui se dissocie et fragmente disent les psys) dont le regard devient tout à coup vide et absent et qui laisse en plan mon auto proclamation de mission.
Mon propos ne suscite en rien la conversation, au contraire...
Et éventuellement, mon interlocuteur, s'il n'est pas un de mes propres enfants, m'évitera systématiquement ;
s'il était un ami, disparaîtra dans la brume ;
s'il est une connaissance, me conseillera sa dernière lecture de psychologie populaire ou encore,
parce qu'il ressent une menace, me discréditera éventuellement dans le groupe comme étant moi-même un malade, un souffrant non-soigné, etc.
Autrement, est des plus rare, veuillez m'en croire !
Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo de Carnet sur l'inceste
Libellés :
dissociation,
Ecrits des autres
Les dires du psychiatre Charles Caillé jugé à Nantes le 18 mars 2011
16/03/2011 – Le parisien :
Selon le médecin, il s'agissait de "touchers-massage du Hara", une technique japonaise, avait-il alors expliqué.
L'accusé a admis avoir eu des pratiques "un peu atypiques", mais nie toujours les viols. "Je n'avais pas conscience de les blesser. Je voulais les éveiller à la sensualité", a-t-il déclaré.
18/03/2011 – Le Parisien :
Le psychiatre lui propose de pratiquer "la méditation de l'étreinte".
Celui-ci a reconnu "des erreurs" mais conteste avoir commis la moindre "faute". Des "dérapages", oui, mais aucun viol.
18/03/2011 – RMC.fr :
Lors de son procès, l'ancien psychiatre a admis des "dérapages" mais a nié avoir voulu violer ses patientes, estimant que ces dernières étaient consentantes.
"Je demande pardon à mes victimes, je ne suis pas fier de moi", avait finalement sangloté l'ancien psychiatre, avant que les jurés ne partent délibérer.
"Je remercie mes patientes de m'avoir accusé. Cela m'a permis de voir que j'étais à côté de mes pompes."
Selon le médecin, il s'agissait de "touchers-massage du Hara", une technique japonaise, avait-il alors expliqué.
L'accusé a admis avoir eu des pratiques "un peu atypiques", mais nie toujours les viols. "Je n'avais pas conscience de les blesser. Je voulais les éveiller à la sensualité", a-t-il déclaré.
18/03/2011 – Le Parisien :
Le psychiatre lui propose de pratiquer "la méditation de l'étreinte".
Celui-ci a reconnu "des erreurs" mais conteste avoir commis la moindre "faute". Des "dérapages", oui, mais aucun viol.
18/03/2011 – RMC.fr :
Lors de son procès, l'ancien psychiatre a admis des "dérapages" mais a nié avoir voulu violer ses patientes, estimant que ces dernières étaient consentantes.
"Je demande pardon à mes victimes, je ne suis pas fier de moi", avait finalement sangloté l'ancien psychiatre, avant que les jurés ne partent délibérer.
"Je remercie mes patientes de m'avoir accusé. Cela m'a permis de voir que j'étais à côté de mes pompes."
_______________________________
Autre billets sur le procès du psychiatreCharles Caillé
18/03/2011 – Huit ans de prison pour un psychiatre accusé de viols près de Nantes
18/03/2011 – Dix ans de prison requis à Nantes contre un psychiatre jugé pour viols
16/03/2011 – Un psychiatre jugé à Nantes pour les viols de trois patientes
Libellés :
Affaires,
Agresseur,
dissociation,
Emprise
16 mars 2011
16/03/2011 – Un psychiatre jugé à Nantes pour les viols de trois patientes
16.03.2011Un psychiatre de 68 ans, aujourd'hui retraité, est jugé par la cour d'assises de Loire-Atlantique jusqu'à vendredi pour viol sur trois de ses anciennes patientes.
L'accusation de "viol" est assortie de la circonstance aggravante de "personne ayant autorité". Au cours de l'audience de mercredi, deux des trois parties civiles sont venues témoigner à la barre.
La première, âgée de 20 ans à l'époque des faits, avait porté plainte en mai 1998.
Un premier non-lieu avait été délivré dans ce dossier en 2000 mais l'enquête avait ensuite été réouverte en 2007 après une nouvelle plainte.
Souffrant d'anorexie, la jeune femme aujourd'hui âgée de 33 ans, avait suivi une thérapie à partir de 1997 avec ce psychiatre. Après plusieurs entretiens "verbaux", le médecin lui avait ensuite prodigué des massages, d'abord sur le haut du corps, des attouchements qui ensuite avaient pris une tournure clairement sexuelle.
Selon le médecin, il s'agissait de "touchers-massage du Hara", une technique japonaise, avait-il alors expliqué.
En juillet 2006 une infirmière, aujourd'hui âgée de 56 ans, avait elle aussi porté plainte pour viol. Suivie en thérapie entre 1995 à 2000, elle avait dans un premier temps bénéficié d'entretiens classiques avant que le psychiatre ne lui propose de pratiquer "la méditation de l'étreinte".
Le médecin et la patiente devaient se serrer l'un contre l'autre tandis que le praticien récitait des chapelets. Ensuite, sans vêtements, le médecin avait imposé des fellations à sa victime.
Cette patiente avait mis fin à la thérapie en 2000, et avait porté plainte sur les conseils de son entourage et d'un autre psychiatre.
Les parties civiles, qui se disent "salies", ont affirmé mercredi à l'audience qu'elle attendaient que l'accusé "reconnaisse les faits".
L'accusé a admis avoir eu des pratiques "un peu atypiques", mais nie toujours les viols. "Je n'avais pas conscience de les blesser. Je voulais les éveiller à la sensualité", a-t-il déclaré.
Jeudi, une troisième ancienne patiente du psychiatre doit témoigner ainsi que les experts psychiatres ayant examiné l'accusé. Le verdict est attendu vendredi.
Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo du Parisien.fr
_______________________________
Autre billets sur le procès du psychiatre Charles Caillé
18/03/2011 – Huit ans de prison pour un psychiatre accusé de viols près de Nantes
18/03/2011 – Dix ans de prison requis à Nantes contre un psychiatre jugé pour viols
Les dires du psychiatre Charles Caillé jugé à Nantes le 18 mars 2011
Libellés :
Affaires,
Agresseur,
dissociation,
Presse,
Procès,
Thérapeutes
31 janvier 2011
Série – La Fureur dans le sang – saison 5 épisode 4 – Episode 4 – Les péchés des mères (Anything You Can Do)
Série arrêtée en 2008- 6 saisons, 31 épisodes
Première diffusion en France le 16 août 2003
Première diffusion aux Grande-Bretagne le 01 novembre 2002
Série déjà disponible en DVD depuis le 31 octobre 2006
Créée en 2002
Avec : Robson Green, Simone Lahbib, Mark Letheren
Titre original : Wire in the Blood
Série britannique.
Genre : Drame, Action.
Format : 42mn
Synopsis : Psychologue clinicien recruté par la police pour ses talents de profiler et aidé de l'inspectrice Carol Jordan, le Dr. Tony Hill doit élucider des enquêtes insolubles en pénétrant l'esprit des serial killers.
_______________________
Cliquez sur l'image pour aller sur le site de la critique La fureur dans le sang (Wire in the Blood) est une série anglaise en 6 saisons diffusée de 2002 à 2008 par le réseau
britannique ITV. Elle a également été programmée en France par Canal +, et est rediffusée par NT1. Très noirs, ces films ne sont pas à mettre entre toutes les mains, mais la violence n'y est jamais gratuite. Les premiers épisodes étaient directement inspirés de romans et de personnages créés par l'auteur de polar écossaise Val McDermid, qui s'y est beaucoup impliquée.Voici un extrait d'une interview qu'elle a donnée après avoir appris l'arrêt de la série : "Année après année, Coastal (la société de production basée à Newcastle) a produit des films d'une qualité fantastique avec un budget de bouts de ficelle.
_______________________
britannique ITV. Elle a également été programmée en France par Canal +, et est rediffusée par NT1. Très noirs, ces films ne sont pas à mettre entre toutes les mains, mais la violence n'y est jamais gratuite. Les premiers épisodes étaient directement inspirés de romans et de personnages créés par l'auteur de polar écossaise Val McDermid, qui s'y est beaucoup impliquée.Voici un extrait d'une interview qu'elle a donnée après avoir appris l'arrêt de la série : "Année après année, Coastal (la société de production basée à Newcastle) a produit des films d'une qualité fantastique avec un budget de bouts de ficelle._______________________
Libellés :
dissociation,
Séries
15 août 2010
" Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus" – Luc 12,4
Dimanche 15 août 2010Il m'est d'ailleurs venu une phrase de l'évangile de Luc : " Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus" Luc 12,4 et je pensais à ces personnes que je connais dont le corps a été mis à mal, qui auraient voulu mourir, qui disent que d'une certaine manière elles sont mortes le jour où elles ont été violées, mais qui pourtant ont en elles une partie vivante, une partie que le violeur n'a pu tuer.
Et je me disais que peut être le travail d'accompagnement est de permettre à cette partie là de reprendre sa place, de ne pas se laisser détruire.
Je pense que les tentatives de suicide, les mutilations, les troubles alimentaires sont comme des atteintes de l'âme, mais l'âme est là, elle est vivante même si les blessures sont là, même si l'agresseur reste présent dans la mémoire. Si ténu soit le feu de la vie il est là.
Et je crois profondément que la dissociation que vivent au quotidien ces personnes est la preuve que non ,l'âme n'a pas été mise à mal. Mais je crois que seule la présence de l'Esprit Saint peut remplir ce corps troué et que le rôle de l'accompagnant est de permettre que le souffle de Vie soit simplement un jour demandé.
.../...
Je pense avoir simplifié un peu trop, j'espère au fond de moi que de la vie demeure, mais je pense que parfois c'est tellement ténu qu'elle semble inexistante et qu'habiter son corps est imposisble ou impensable.
Pour lire le billet, cliquez sur le logo de la porteuse d'eau
Et je me disais que peut être le travail d'accompagnement est de permettre à cette partie là de reprendre sa place, de ne pas se laisser détruire.
Je pense que les tentatives de suicide, les mutilations, les troubles alimentaires sont comme des atteintes de l'âme, mais l'âme est là, elle est vivante même si les blessures sont là, même si l'agresseur reste présent dans la mémoire. Si ténu soit le feu de la vie il est là.
Et je crois profondément que la dissociation que vivent au quotidien ces personnes est la preuve que non ,l'âme n'a pas été mise à mal. Mais je crois que seule la présence de l'Esprit Saint peut remplir ce corps troué et que le rôle de l'accompagnant est de permettre que le souffle de Vie soit simplement un jour demandé.
.../...
Je pense avoir simplifié un peu trop, j'espère au fond de moi que de la vie demeure, mais je pense que parfois c'est tellement ténu qu'elle semble inexistante et qu'habiter son corps est imposisble ou impensable.
Pour lire le billet, cliquez sur le logo de la porteuse d'eau
Libellés :
Conséquences,
dissociation,
Spiritualité,
Thérapeutes
22 octobre 2009
17/ À propos des aveux de l'un des accusés acquittés d'Outreau par Marie-Christine Gryson-Dejehansart
Audition devant la commission d'enquête de l'inspection générale des services judiciaires, ou la réhabilitation des professionnels
Les aveux ont eu lieu lors d'un huis clos, lors d'une confrontation très émouvante avec une victime. M. X. s'est effondré en larmes en disant : « Je suis coupable mais à cette époque je ne savais plus où j'en étais. »
M. Monier ne l'a pas fait acter car à ses yeux la formule exprimait une mauvaise conscience plutôt qu'une reconnaissance de culpabilité au sens juridique.
___________________Les aveux ont eu lieu lors d'un huis clos, lors d'une confrontation très émouvante avec une victime. M. X. s'est effondré en larmes en disant : « Je suis coupable mais à cette époque je ne savais plus où j'en étais. »
M. Monier ne l'a pas fait acter car à ses yeux la formule exprimait une mauvaise conscience plutôt qu'une reconnaissance de culpabilité au sens juridique.
1/ Outreau - La vérité abusée
2/ Outreau, la vérité abusée. 12 enfants reconnus victimes par Marie-Christine Gryson-Dejehansart
3/ Outreau : Les lettres de Kevin Delay au juge Burgaud
4/ 24 février 2011 – La parole de l'enfant après la mystification d'Outreau
5/ Outreau : la télédépendance de l'opinion – « télécratie 4 » – « procès- téléréalité »
6/ Des troubles du comportement par Marie-Christine Gryson-Dejehansart
7/ Saint-Omer - juin 2004 : Les enfants présumés victimes sont placés dans le box des accusés !
8/ Saint-Omer – Selon M. Monier, une telle configuration des lieux a eu un effet négatif sur le procès, personne n'étant à sa place
9/ Saint-Omer – Mercredi 2 juin 2004 – Le procès bascule le jour des rétractations provisoires de Myriam Badaoui
10/ La victime envahie par le souvenir traumatique ne marque aucune pause « pour réfléchir » par M.-Ch. Gryson-Dejehansart
11/ le test du Rorschach expliqué par Marie-Christine Gryson-Dezjehansart
12/ Militantisme association par Marie-Christine Gryson-Dejehansart
14/ Florence Aubenas : le danger de la victime résiliente mêlée à toutes les causes
15/ Un éclairage sur les rétractations et les contaminations par Marie-Christine Gryson-Dejehansart
16/ Outreau : presse & justice – Florence Aubenas : je consulte le dossier d'instruction
17/ À propos des aveux de l'un des accusés acquittés d'Outreau
18/ Il s'avère que c'est l'ingestion d'un médicament – l'amobarbital –, qui peut induire sous hypnose la construction des faux souvenirs, et non pas l'hypnose seule
________________________
Autres billets au sujet du livre de Cherif Delay
Le prochain livre d'une victime d'Outreau fait déjà polémique Par Gabriel Thierry
——————————
Autres billet sur l'affaire d'Outreau
7/11/2011 – Affaire Outreau : Myriam Badaoui a été libérée Par Jean-Michel Décugis, Adriana Panatta et Aziz Zemouri
Libellés :
Agresseur,
dissociation,
M.-C. Gryson,
Outreau
24 septembre 2008
3/ Que pense Freud de la dissociation par Marianne Kédia ?
Page 5Contemporain de Janet, Freud intègre l'équipe de la Salpêtrière en 1885. Il admire beaucoup Charcot et est très influencé par ses idées.
Ainsi, entre 1892 et 1896, Freud suit le principe selon lequel le « subconscient » contient des événements d'une forte charge affective qui sont encodés dans un état de conscience modifié.
Il explique, lui aussi, les attaques hystériques comme étant la réminiscence d'un état psychique antérieur, traumatique, et reconnait l'influence de Janet.
Freud et Breuer, dans Les Études sur l'hystérie (1895), avancent l'idée selon laquelle le moi réprimerait activement les souvenirs traumatiques douloureux. La dissociation serait donc le résultat d'un mécanisme de défense qui protège la conscience : « Nos observations montrent qu'un traumatisme grave (comme celui d'une névrose traumatique), une répression pénible (celle de l'affect sexuel, par exemple) peuvent provoquer, même chez un sujet normal, une dissociation des groupes de représentations et c'est en cela que consisterait le mécanisme de l'hystérie psychique ment acquise » (in Études sur l'hystérie, p. 9).
Autres billets sur L'Aide-mémoire Psycho-traumatologie
1/ Psychotraumatologie par Marianne Kédia et Aurore Sabouraud-Séguin
2/ Une explication de la dissociation par Janet
4/ La théorie de la Confusion de langue entre les adultes et l'enfant par Sàndor Ferenczi
5/ Ann Burgess et Linda Holstrom décrivent « le syndrome traumatique du viol » qu'elles rapprochent de la névrose de guerre
6/ L'élaboration de la catégorie "ESPT" par Marianne Kédia
7/ la « misère psychologique » de Pierre Janet par Marianne Kédia – l'épuisement ou les états émotionnels extrêmes
8/ L'activation neurovégétative par Aurore Sabouraud-Séguin
9/ Définition du Desnos: Diagnosis of Extreme Stress Not Other-wise Specified par Rosemarie Bourgault
Libellés :
dissociation,
Histoire,
Marianne Kédia
14 février 2008
14/ La dissociation traumatique perturbe la mémorisation par François Louboff
Page 137Mais quels sont les facteurs qui influencent la mémorisation d'un événement traumatique ?
Lorsqu'une personne est confrontée à un événement traumatique, associant terreur et impuissance, sa capacité d'attention est brutalement réduite et sa capacité à percevoir ce qui se passe autour d'elle est très altérée.
Non seulement les détails perçus dans la périphérie de son champ de Vision disparaissent, mais aussi le contexte de ce qui est en train de se produire ainsi que sa perception du temps.
Par contre, son attention est concentrée sur le centre de son champ de vision à l'instant présent. Cette focalisation extrême de l'attention s'accompagne de distorsions très importantes de ce qui est perçu et ressenti, provoquant une insensibilité à la douleur, un vécu de dépersonnalisation, un ralentissement du temps et une amnésie. C'est un état dissociatif.
Les événements traumatiques ont ce pouvoir de provoquer des réactions dissociatives. Certaines personnes peuvent se dissocier spontanément face à la terreur et d'autres vont « apprendre », involontairement, à provoquer cet état, en particulier si elles sont exposées de manière répétée à des événements traumatiques.
Ces altérations profondes de la conscience au moment du traumatisme expliquent certaines caractéristiques anormales des souvenirs traumatiques. En raison de cette attention très focalisée, les sensations vécues par le corps et toutes les autres sensations (odeurs, bruits, images) vont être profondément gravées en mémoire, alors que le contexte, le vécu du temps et le récit verbal vont être faiblement enregistrés.
Autres billets sur J'aimerais tant tourner la page de François Louboff
1/ J'aimerais tant tourner la page - Guérir des abus sexuels subis dans l'enfance
2/ Le rôle de la justice dans le statut de victime
3/ L'argent et les victimes de viols par inceste
4/ Enfant d'incestée
5/ Dissociation ? mais de quoi ?
6/ La dissociation est un moyen de défense du psychisme
7/ Qu'est-ce que la PE - partie émotionnelle - après un traumatisme
8/ Qu'appelle-t-on « PAN » – partie apparemment normale après une dissociation
9/ Les enfants – de victimes de viols par inceste – présentent un risque de SSPT trois fois plus important que dans la population générale
10/ Quand être victime devient une addiction
11/ Explications psychologiques de la revictimisation
12/ La fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique
13/ Les souvenirs traumatiques : un autre type de mémorisation
15/ L'altération de la mémoire autobiographique
Libellés :
dissociation,
François Louboff,
Mémoire
7/ Qu'est-ce que la PE - partie émotionnelle - après un traumatisme par François Louboff
Page 68On appelle « PE » (partie émotionnelle) celle qui continue à vivre le traumatisme comme s'il était toujours actuel, et qui tente de se protéger de signaux extérieurs perçus comme dangereux.
…/…
Cette partie de la personnalité contient les souvenirs traumatiques et ne cesse de vivre le traumatisme comme si c'était la première fois. Elle reste figée dans ce qu'on appelle la « reviviscence » du traumatisme et dans les processus mis en place pour se défendre contre de nouvelles menaces extérieures.
Ces souvenirs traumatiques sont très différents des souvenirs habituels chargés d'émotion, car ils impliquent une conscience de soi différente de celle vécue lors d'un banal souvenir autobiographique. Rappelons que les constituants des souvenirs traumatiques, c'est-à-dire les images, les sensations, les émotions, les comportements, sont stockés séparément. Cette fragmentation ne permet pas à l'événement traumatique d'être intégré en un souvenir autobiographique.
Autres billets sur J'aimerais tant tourner la page de François Louboff
1/ J'aimerais tant tourner la page - Guérir des abus sexuels subis dans l'enfance
2/ Le rôle de la justice dans le statut de victime
3/ L'argent et les victimes de viols par inceste
4/ Enfant d'incestée
5/ Dissociation ? mais de quoi ?
6/ La dissociation est un moyen de défense du psychisme
8/ Qu'appelle-t-on « PAN » – partie apparemment normale après une dissociation
9/ Les enfants – de victimes de viols par inceste – présentent un risque de SSPT trois fois plus important que dans la population générale
10/ Quand être victime devient une addiction
11/ Explications psychologiques de la revictimisation
12/ La fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique
13/ Les souvenirs traumatiques : un autre type de mémorisation
14/ La dissociation traumatique perturbe la mémorisation
15/ L'altération de la mémoire autobiographique
Libellés :
dissociation,
François Louboff,
Mémoire,
Victimologie
5/ Dissociation ? mais de quoi ? par François Louboff
page 58Lorsque tout fonctionne bien, chacun a conscience de soi, c'est-à-dire de son corps, de certains aspects de sa personnalité, de son histoire, de ses actes, ainsi que du monde extérieur, c'est-à-dire des autres êtres vivants, de son environnement et de la société dans laquelle il vit.
Cette conscience s'accompagne de souvenirs, de sentiments, de sensations et de connaissances qui sont contrôlés par ce que nous appelons le « moi ».
Il permet à notre psychisme de fonctionner d'une manière harmonieuse, c'est-à-dire comme un ensemble unifié et cohérent (j'ai conscience de mon existence dans ce monde, de mon identité, de mon histoire).
Pour être pleinement conscient de notre identité, nous avons besoin de notre mémoire (quelqu'un d'amnésique ne sait plus qui il est) et de notre aptitude à percevoir le temps qui passe, c'est-à-dire les notions de passé, présent et futur.
Grâce à notre sens de l'identité, nous sommes conscients de rester le même malgré nos différents changements physiques, psychologiques et sociaux dans le temps.
Dissocier signifie « séparer des éléments qui sont associés ».
Le mot « dissociation » est souvent utilisé seul ; mais nous devons le comprendre comme « dissociation des fonctions habituelles de la conscience », condensé en « dissociation de la conscience ».
Lorsqu'une fonction est dissociée, elle n'est plus sous le contrôle du moi et devient plus autonome. Soit elle ne répond plus aux sollicitations du moi, soit elle s'exprime sans que ce dernier n'en fasse la demande.
Les fonctions qui peuvent être dissociées sont :
• la mémoire (perte de la mémoire, c'est-à-dire amnésie totale de certains événements ou d'une période précise de la vie, ou au contraire surgissement de souvenirs indésirables),
• le contrôle des mouvements volontaires (paralysie d'une partie du corps ou apparition de mouvements incontrôlés),
• le sens de l'identité (perte du sens de l'identité ou expression de plusieurs identités différentes),
• et les sensations (anesthésie d'une partie du corps ou perceptions inhabituelles).
Soulignons que ces symptômes sont d'origine psychologique, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas liés à des maladies organiques.
La dissociation de la conscience implique une rupture de son fonctionnement harmonieux et adapté aux situations vécues.
.../...
Le moi, à un moment donné, devient incapable d'assurer la collaboration des différentes parties du psychisme vers un but commun (dans ce cas, avoir une relation sexuelle épanouie). Certaines parties (la mémoire et les sensations) font sécession, reprennent leur autonomie et s'expriment de manière indépendante, comme si elles se retrouvaient libérées du contrôle supérieur de la conscience.
Autres billets sur J'aimerais tant tourner la page de François Louboff
1/ J'aimerais tant tourner la page - Guérir des abus sexuels subis dans l'enfance
2/ Le rôle de la justice dans le statut de victime
3/ L'argent et les victimes de viols par inceste
4/ Enfant d'incestée
6/ La dissociation est un moyen de défense du psychisme
7/ Qu'est-ce que la PE - partie émotionnelle - après un traumatisme
8/ Qu'appelle-t-on « PAN » – partie apparemment normale après une dissociation
9/ Les enfants – de victimes de viols par inceste – présentent un risque de SSPT trois fois plus important que dans la population générale
10/ Quand être victime devient une addiction
11/ Explications psychologiques de la revictimisation
12/ La fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique
13/ Les souvenirs traumatiques : un autre type de mémorisation
14/ La dissociation traumatique perturbe la mémorisation
15/ L'altération de la mémoire autobiographique
Libellés :
dissociation,
François Louboff,
Identité,
Mémoire
23 septembre 2006
5/ Les troubles graves de la personnalité : Desnos (F60.31) par Gérard Lopez & Arianne Casanova
Page 17Des auteurs anglo-saxons décrivent un disorder of extreme stress ou un complex posttraumatic stress disorder (Herman, 1992) (Pelcovitz, 1997) ou un Disorder of Extreme Stress Not Otherwise Specified (DESNOS), affectant des adultes qui ont vécu des maltraitances sévères pendant l'enfance, lesquels présentent :
• des troubles dissociatifs ; • des difficultés relationnelles : incapacité à faire confiance aux autres, agressivité, répétition des éléments traumatiques dans des relations actuelles ;
• des passages à l'acte hétéroagressifs et sexuels, des comportements automutilatoires, des idéations suicidaires, des prises de risque excessives ;
• des passages à l'acte hétéroagressifs et sexuels, des comportements automutilatoires, des idéations suicidaires, des prises de risque excessives ;
• une absence d'estime de soi, une forte culpabilité, de la honte ;
• une tendance à idéaliser l'agresseur ;
• des conduites de revictimation ;
• des troubles somatoformes ;
• des troubles addictifs.
_________________________
Autres billets sur Psychothérapie des victimes
1/ Psychothérapie des victimes : Traitements, évaluations, accompagnement. Gérard Lopez, Aurore Sabouraud-Séguin, Louis Jehel
2/ Le concept de résilience peut être confondu avec la "résistance" par Gérard Lopez & Arianne Casanova
3/ L'état de stress post-traumatique – ESPT (F43.1)
4/ La dissociation péritraumatique et les troubles dissociatifs (F44) par Gérard Lopez & Arianne Casanova
6/ Evaluation auprès d'une personne souffrant d'un trouble psychotraumatique par Louis Jehel, Marc Sylvestre, Patrice Louville
7/ La combinaison entre psycho et chimiothérapie par François Ducrocq, Guillaume Valva & Olivier Cottencin
8/ La prochaine version de DSM devait introduire la catégorie de l'état de stress post-traumatique par jean-Michel Thurin
9/ huit thèmes qui accompagnent un traumatisme sévère par M. J. Horowitz
10/ Les évitements après un ESPT par Aurore Séguin-Sabouraud
11/ Les indications de la thérapie EMDR – Eye Movement Desensitization Reprocessing par Patrick Zilhardt
12/ Le traitement cognitivo-comportemental de l'ESPT par Aurore Séguin-Sabouraud
13/ L'hypnose dans le traitement du psychotraumatisme par Victor Simon
14/ le sujet a été victime d'une prise de pouvoir par son agresseur par Victor Simon
15/ Le phénomène de vigilance parallèle par M. Yapko
16/ Une technique hypnotique spécifique pour traiter les viols par inceste par Victor Simon
17/ Les 8 C dans le traitement de l'agression sexuelle par Victor Simon
18/ De nombreuses victimes échappent à tout traitement par Gilbert Vila
19/ Les conséquences de la maltraitance ne s'arrêtent pas avec la fin des actes pervers par Gilbert Vila
• Les groupes de paroles par Catherine Morbois et Marie-France Casalis dans Psychothérapie des victimes
Libellés :
dissociation,
Etudes,
Gérard Lopez
4/ La dissociation péritraumatique et les troubles dissociatifs (F44) par Gérard Lopez & Arianne Casanova
Page 15La CIM-10 et le DSM-IV insistent beaucoup sur le rôle d'un trouble dissociatif dans les traumatismes. au moment de l'impact traumatique, il permet à la victime de se soustraire à la frayeur qui résulte de la confrontation avec la mort.
La dissociation péritraumatique se manifeste cliniquement par l'inhibition anxieuse, l'amnésie des faits, le déni, mais aussi par des symptômes de dépersonnalisation ou de déréalisation.
Marmar (1997) a montré que la dissociation péritraumatique n'est pas protectrice parce que son intensité, mesurée par des échelles validées, est corrélée avec le risque de survenue d'un ESPT.
Pour la CIM-10, les divers troubles dissociatifs (ou de conversion) ont en commun une perte partielle des fonctions normales d'intégration des souvenirs, de la conscience de l'identité ou des sensations immédiates, et le contrôle des mouvements.
.../...
Les troubles dissociatifs surviennent en relation temporelle étroite avec des ET, des problèmes insolubles et insupportables, ou des relations interpersonnelles difficiles.
La CIM-10 et le DSM-III définissent un trouble "personnalité multiple" (F44.81), rare et controversé, redéfini comme "trouble dissociatif de l'identité" dans le DSM-IV.
.../...
Il se caractérise essentiellement par l'existence chez une personne de deux ou plusieurs personnalités distinctes. Chaque personnalité (complète, avec ses souvenirs, affinités et comportements) se manifestent à tour de rôle.
De nombreux auteurs estiment que les traumatismes de type II de l'enfance sont fréquemment associés au trouble dissociatf de l'identité, lequel s'accompagne d'une grande suggestibilié et une importante susceptibilité hypnogène, si bien qu'il est difficile de savoir s'il est ou non la conséquence d'un processus de victimisation, posant le difficile problème de la véracité de certaines révélations tardives.
Autres billets sur Psychothérapie des victimes
1/ Psychothérapie des victimes : Traitements, évaluations, accompagnement. Gérard Lopez, Aurore Sabouraud-Séguin, Louis Jehel
2/ Le concept de résilience peut être confondu avec la "résistance" par Gérard Lopez & Arianne Casanova
3/ L'état de stress post-traumatique – ESPT (F43.1)
5/ Les troubles graves de la personnalité : Desnos (F60.31)
6/ Evaluation auprès d'un personne souffrant d'un trouble psychotraumatique par Louis Jehel, Marc Sylvestre, Patrice Louville
7/ La combinaison entre psycho et chimiothérapie par François Ducrocq, Guillaume Valva & Olivier Cottencin
8/ La prochaine version de DSM devait introduire la catégorie de l'état de stress post-traumatique par jean-Michel Thurin
9/ huit thèmes qui accompagnent un traumatisme sévère par M. J. Horowitz
10/ Les évitements après un ESPT par Aurore Séguin-Sabouraud
11/ Les indications de la thérapie EMDR – Eye Movement Desensitization Reprocessing par Patrick Zilhardt
12/ Le traitement cognitivo-comportemental de l'ESPT par Aurore Séguin-Sabouraud
13/ L'hypnose dans le traitement du psychotraumatisme par Victor Simon
14/ le sujet a été victime d'une prise de pouvoir par son agresseur par Victor Simon
15/ Le phénomène de vigilance parallèle par M. Yapko
16/ Une technique hypnotique spécifique pour traiter les viols par inceste par Victor Simon
17/ Les 8 C dans le traitement de l'agression sexuelle par Victor Simon
18/ De nombreuses victimes échappent à tout traitement par Gilbert Vila
19/ Les conséquences de la maltraitance ne s'arrêtent pas avec la fin des actes pervers par Gilbert Vila
• Les groupes de paroles par Catherine Morbois et Marie-France Casalis dans Psychothérapie des victimes
2/ Le concept de résilience peut être confondu avec la "résistance" par Gérard Lopez & Arianne Casanova
3/ L'état de stress post-traumatique – ESPT (F43.1)
5/ Les troubles graves de la personnalité : Desnos (F60.31)
6/ Evaluation auprès d'un personne souffrant d'un trouble psychotraumatique par Louis Jehel, Marc Sylvestre, Patrice Louville
7/ La combinaison entre psycho et chimiothérapie par François Ducrocq, Guillaume Valva & Olivier Cottencin
8/ La prochaine version de DSM devait introduire la catégorie de l'état de stress post-traumatique par jean-Michel Thurin
9/ huit thèmes qui accompagnent un traumatisme sévère par M. J. Horowitz
10/ Les évitements après un ESPT par Aurore Séguin-Sabouraud
11/ Les indications de la thérapie EMDR – Eye Movement Desensitization Reprocessing par Patrick Zilhardt
12/ Le traitement cognitivo-comportemental de l'ESPT par Aurore Séguin-Sabouraud
13/ L'hypnose dans le traitement du psychotraumatisme par Victor Simon
14/ le sujet a été victime d'une prise de pouvoir par son agresseur par Victor Simon
15/ Le phénomène de vigilance parallèle par M. Yapko
16/ Une technique hypnotique spécifique pour traiter les viols par inceste par Victor Simon
17/ Les 8 C dans le traitement de l'agression sexuelle par Victor Simon
18/ De nombreuses victimes échappent à tout traitement par Gilbert Vila
19/ Les conséquences de la maltraitance ne s'arrêtent pas avec la fin des actes pervers par Gilbert Vila
• Les groupes de paroles par Catherine Morbois et Marie-France Casalis dans Psychothérapie des victimes
Libellés :
dissociation,
ESPT,
Victimologie
15 septembre 1993
16/ Les deux vies d'une dissociée par Auteure obligatoirement anonyme
page 96Dans ma façon de sortir de la torpeur des viols, j'ai vraiment l'impression d'avoir vécu, depuis toujours, deux vies. On ne peut pas vraiment dire que l'une soit réelle et l'autre pas parce qu'elles sont toutes deux vraies, mais l'une reste et se construit tandis que l'autre s'efface. L'histoire avec mon père ainsi que mes histoires amoureuses avec des hommes s'éloignent. Elles sont toutes différentes mais se rangent dans la même réalité palpable. Tout cela fait partie de la même vie, et puis il y a l'autre, celle qui continue et qui est sans rupture, qui ressemble à un jeu de construction. Celle-là me passionne et est presque irréelle.
Autres billets sur Viols par inceste de Auteure obligatoirement anonyme
1/ Requête en changement de nom
2/ Définition des viols par inceste
3/ La mémoire des viols
4/ L'Emprise dans le viol par inceste
5/ "En France la mémoire passe plutôt pour une faiblesse, une maladie du cerveau" Georges Mateï
6/ "Pourquoi pleure-t-elle tout le temps ?"
7/ Les conséquences des viols par inceste dans l'échec scolaire
8 /La mémoire et l'intelligence après plus de 10 ans de viols par inceste
9/ La dissociation lors des viols par inceste
10/ La culpabilité qui s'amplifie de viols en viols devient partie intégrante de la personnalité d'un-e incesté-e
11/ Même si ce n'était arrivé qu'une fois, cette culpabilité existerait
12/ L’autoculpabilité entraine des situations d‘évitement
13/ Revictimisation
14/ Le procès
15/ Dans le viols par inceste, l'emprise par le regard
17/ L'importance du tuteur de résilience
18/ Viol/mort ; amour/vie – attirance/répulsion
19/ Hypervigilance
Et l'histoire continue
Emploi : revictimisation durant des années après des viols par inceste
Libellés :
Auteure obligatoirement anonyme,
dissociation
9/ La dissociation lors des viols par inceste de l'Auteure obligatoirement anonyme
Page 53Pour me souvenir des viols, il me faut entrer dans une sorte de deuxième personnalité. C'est toujours difficile, voire insupportable. Je l'ai souvent remarqué lorsque d'autres me racontent leur histoire. Nous avons, il me semble, une seconde personne en nous. C'est certainement ce dédoublement de personnalité qui nous a permis de survivre. J'ai conscience que la personne violée est toujours présente, prête à faire une apparition, bien que je la maîtrise de mieux en mieux et, qu'avec le temps, elle meure au profit de celle à laquelle je donne naissance quotidiennement. J'en fais le deuil et cela est très réconfortant.
Quelque chose d'effroyable est arrivé :
il est venu et il ne m'a pas tuée.
_________________________il est venu et il ne m'a pas tuée.
J'aurais voulu fuir dans une autre peau que la mienne. Je pensais qu'il n'y avait aucune issue possible ; j'étais perdue, je ne me défendais pas pour ne pas lui donner la possibilité de me briser encore plus. J'étais ensevelie sous un flot d'impuissance dont seule la mort m'aurait délivrée. Lorsque cette impuissance réapparaît régulièrement, les envies de suicide se précipitent.
Autres billets sur Viols par inceste de Auteure obligatoirement anonyme
1/ Requête en changement de nom
2/ Définition des viols par inceste
3/ La mémoire des viols
4/ L'Emprise dans le viol par inceste
5/ "En France la mémoire passe plutôt pour une faiblesse, une maladie du cerveau" Georges Mateï
6/ "Pourquoi pleure-t-elle tout le temps ?"
7/ Les conséquences des viols par inceste dans l'échec scolaire
8 /La mémoire et l'intelligence après plus de 10 ans de viols par inceste
10/ La culpabilité qui s'amplifie de viols en viols devient partie intégrante de la personnalité d'un-e incesté-e
11/ Même si ce n'était arrivé qu'une fois, cette culpabilité existerait
12/ L’autoculpabilité entraine des situations d‘évitement
13/ Revictimisation
14/ Le procès
15/ Dans le viols par inceste, l'emprise par le regard
16/ Les deux vies d'une dissociée
17/ L'importance du tuteur de résilience
18/ Viol/mort ; amour/vie – attirance/répulsion
19/ Hypervigilance
Et l'histoire continue
Emploi : revictimisation durant des années après des viols par inceste
Libellés :
Auteure obligatoirement anonyme,
dissociation
Inscription à :
Articles (Atom)
