« Si un individu s’expose avec sincérité, tout le monde, plus ou moins, se trouve mis en jeu. Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celles des autres »
Simone de Beauvoir – La force de l’âge
« L’information est le seul bien qu’on puisse donner à quelqu’un sans s'en déposséder. »
Thomas Jefferson,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,

De l'esprit des lois (1748)

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

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3 août 2012

Livre – La cohérence des châtiments

Philippe Conte,  Yves Mayaud,  Valérie Malabat,  Coralie Ambroise-Casterot
Collectif
Date de parution : 13 juin 2012
Editeur : Dalloz-Sirey
Collection : essais de philosophie pénale
ISBN : 978-2-247-11173-2
EAN : 9782247111732
Présentation broché
Nb. de pages : 388 pages
Poids : 0,835 kg
Dimensions : 10,0 cm x 24,0 cm x 2,0 cm
Les travaux de l'année universitaire 2010-2011 dans le cadre de l'Institut de Criminologie de Paris (Université Panthéon-Assas, Paris II) se sont concentrés, sur trois questions fondamentales. 
Punir quoi ? 
Pourquoi châtier ? 
Comment sanctionner ? 
Les articles réunis s'intéressent donc, de manière globale, au thème de la cohérence des châtiments : hiérarchie, contenu et finalité des peines à travers quatre thématiques.
La commémoration du bicentenaire du Code pénal (1810-2010) a naturellement invité à réfléchir à l'évolution du droit "répressif " au moment où des études tendent à montrer que le droit pénal perd ses repères. Une logique sociologique conduit à suivre l'évolution des moeurs, tandis que les critères de la responsabilité se compliquent et que les peines deviennent de plus en plus hybrides. L'atrocité des crimes commis dans "l'affaire " d'Outreau n'a échappé à personne.
Mais, le traitement judiciaire et politico-médiatique en a renforcé le caractère dramatique. La faillibilité du témoignage comme mode de preuve est l'un des enjeux centraux de la compréhension de cette affaire. L'analyse psychiatrique et psychologique permet de mieux saisir ce qui rend difficile la prise en compte de la parole, en particulier celle de l'enfant. La certitude de la culpabilité est indispensable à toute condamnation.
Mais, la certitude de la peine n'est pas moins essentielle pour l'effectivité et l'efficacité de l'ordre pénal. Celle-ci peut être analysée selon deux interrogations : en quoi les exigences du système répressif convergent-elles avec celles de l'Etat de droit, et la certitude de la sanction équivaut-elle à une stabilité des normes juridiques ? Enfin, cela fait trente ans que la peine de mort a été abolie en France.
Comment ne pas l'évoquer ? Au-delà des débats récurrents lors de faits divers souvent sordides, il a fallu s'attacher à dépasser l'émotionnel pour analyser les enjeux historiques et doctrinaux d'une sanction longtemps considérée comme structurante. 
Pour acquérir le livre, cliquez sur la couv.
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Autres billets sur le livre : La cohérence des châtiments
Expression des avancées de la victimologie ? par Frédérique Fiechter-Boulvard et Virginie Scolan
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6 décembre 2011

Droits de l'enfant : les abus textuels aussi sont préjudiciables aux victimes par Jacques Cuvillier

6 décembre 2011
La Table Ronde « violence et droits de l'enfant en Europe, état des lieux » qui s'est tenu au Conseil de l'Europe de Strasbourg ce lundi 5 décembre 2011 a réuni un public typiquement concerné par les droits de l'enfant.
Au cours de cette Table Ronde, Marie-Christine Gryson-Dejehansart, qui était expert judiciaire au procès d'Outreau a exposé les conséquences dommageables pour les Droits de l'enfant de la logique de l'après-Outreau, marquée dramatiquement par une régression de la prise en compte de la parole de l'enfant victime.
Cette régression est d'autant plus insidieuse qu'elle est en partie masquée par le fait qu'une judiciarisation plus fréquente de délits entre mineurs rehausse les chiffres en matière de condamnations. En conséquence, il semble facile de prétendre à une relative constance des décisions de justice. Mais des évolutions assez profondes ont eu lieu, car « les professionnels tétanisés, ont perdu confiance en leurs connaissances, se ruent vers les théories anti-victimaires ».
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D'autres billets de Jacques Cuvillier
Qui a peur des enfants d’Outreau ?
Outreau – Plus que de poursuites, Chérif Delay a besoin de soutien
Affaire d'Outreau : le contradictoire enfin !
Quelques réflexions sur l’acquittement
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5 novembre 2011

« Le viol est le seul crime où la victime se sent coupable » par Clémentine Autain et Tristane Banon

5 novembre 2011
Interview : Clémentine Autain et Tristane Banon expliquent leur combat contre les violences faites aux femmes.
Par ONDINE MILLOT
Elles ne se connaissent pas, ne se sont croisées qu’une fois, mais la discussion est partie au quart de tour.
Clémentine Autain, 38 ans, femme politique, directrice du mensuel
Regards, et Tristane Banon, 32 ans, qu’on ne présente plus, sont deux femmes aux parcours et personnalités différentes. Qui ont une révolte commune. Un ras-le-bol – avivé par le contexte de l’affaire Dominique Strauss-Kahn – des pseudos discours qui mélangent tout, liberté sexuelle et agressions sexuelles, jouissance et «troussage».
Toutes les deux appartiennent à cette génération où l’on a grandi dans l’illusion de l’égalité entre les sexes. Jugeant le féminisme ringard et la question réglée. Toutes les deux ont été agressées. Ces traumatismes sont d’abord restés des douleurs privées. Jusqu’à ce qu’elles réalisent que, autant que de l’agression, elles souffraient du silence. De l’impossibilité de parler sans apparaître comme « souillées ».
Des stéréotypes qui veulent faire croire à une correspondance rationnelle entre actes subis et séquelles. Des relents de domination masculine qui empêchent d’aborder la question des violences aux femmes, pourtant banales. Petit à petit, l’engagement est devenu leur façon de ne plus être des victimes. A l’occasion de la manifestation de samedi contre les violences aux femmes et de la sortie de leurs livres respectifs, Libération leur a proposé une rencontre.

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29 août 2011

Outreau :"Présumé coupable" et "déclarés coupables" par Marie-Christine Gryson

29 Août 2011
Le film "Présumé coupable" fait l'objet d'un battage propagandiste sans précédent et des avant-premières sont organisées dans toutes les grandes villes de France : Ce film est tiré du livre d'un ancien accusé, Alain Marécaux que la Cour d'Assises a acquitté en appel.
Grandement indemnisé, cet huissier a été reçu par les plus grandes autorités de l'État, porté en grande lumière par toute l'équipe du film et présenté comme la plus grande victime judiciaire des temps modernes.

Et dans l'ombre et le rejet sans la possibilité de faire entendre leur version, il y a tout ceux qui ont été depuis "déclarés médiatiquement coupables", les enfants, pourtant reconnus victimes, dont Chérif Delay, Fabrice Burgaud, le bouc émissaire, les magistrats mais aussi et surtout les experts, ensuite les policiers, les travailleurs sociaux, les assistantes sociales et les assistantes maternelles. Cela a t-il vraiment du sens ?
Le film de l'huissier va de nouveau renforcer cette invraisemblance qui s'est construite sur les images identificatoires et traumatiques "cela peut vous arriver à tous" qui sont devenues pour les procès téléréalité d'Outreau les incontournables "Pièges à conviction" (cf "Outreau la vérité abusée") Les conséquences en sont dramatiques puisqu'en référence à Outreau, on ne croit plus les enfants et leur protection au regard de la pédo-criminalité a régressé de 20 ans ! C'est bien l'émotionnel qui a étouffé la vérité judiciaire des enfants d'Outreau et il est de nouveau réactivé. Les acquittés d'Outreau sont devenus définitivement des "intouchables" !
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Autres billets sur Présumé coupable

L'huissier d'Outreau, "présumé coupable" : complément d'information sur le cas Marécaux
L’ancien Garde des Sceaux UMP Pascal Clément piégé par l’affaire d’Outreau : « … Aujourd’hui encore, je n’en sais rien… »
21/9/2011 : Conférence de Presse : La parole de l'enfant à propos du film "Présumé coupable"
"Présumé coupable" : quand le cinéma réécrit l'affaire Outreau par Frédéric Valandré
"Présumé coupable" second son de cloche
Faut-il aller voir Présumé coupable ? Eric Libiot, rédacteur en chef Culture à L'Express et Fabrice Leclerc, rédacteur en chef de Studio Ciné Live
Outreau : les enfants ont menti ! les nouveaux criminels
L'huissier d'Outreau, "présumé coupable" : complément d'information sur le cas Marécaux par Frédéric Valandré
La manipulation des médias, la preuve objective ! Et les causes, peut-être ? par Pierre Payen
Ondine Millot maltraite le juge Burgaud qui a plus d'instruction qu'elle
Justice : combien d'Outreau ? par Gilles Sainati
Douche froide pour "Présumé coupable" ! par Salla Obscursium
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Autres billets sur les acquittés

Indemnisation des acquittés d'Outreau
Zone interdite spécial "Outreau" : l'intox du dimanche soir par Frédéric Valandre
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28 août 2011

DSK : Les notions de relation sexuelle et de viol s’opposent par Annie Ferrand

Relations sexuelles remplacées par agressions
Relation
Le latin ralatio indique récit, narration. Terme de philosophie. Rapport entre deux personnes, entre deux choses, considérées respectivement l'une à l'autre. La relation du père au fils et du fils au père. État d'une chose qui tient à une autre. En anglais a relation est (=relative) parent(e) m/f, a distant relation un(e) parent(e) éloigné(e). Dans une relation sexuelle il y a un accord entre les partenaires.
Supreme Court, Motion to Dismiss, 22.08.2011, The People of the State of New York against Dominique Strauss-Kahn.
http://www.nycourts.gov/whatsnew/pdf/dsk_motion_to_dismiss.pdf

Assaulting = assault = agression

"which charges the defendant with sexually assaulting
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Nausée. Colère d’opprimée flouée et foulée aux pieds. Voilà ce qui me vient en ce jour où la réalité revient dans les rails du prévisible : un dossier accablant dans une affaire de viol – état de NY c/ DSK – s’évapore par la magie d’un procès d’intention. La notion de crédibilité de la victime a prévalu sur le crédit que la justice accorde à ses propres experts.
En effet, le rapport médico-légal concernant Mme Diallo a révélé la présence de sperme de l’accusé et des lésions assez caractéristiques pour qu’il conclue : "Diagnostic: agression."
Le 22.08, la justice s’est prononcée sur la cause de l’abandon des poursuites : les éléments rassemblés ne permettraient pas d’accréditer la version de la plaignante au delà d’un « doute raisonnable ».
Car la poursuite aurait dû prouver hors de « tout doute raisonnable » qu’un crime a été commis et que c’est l’accusé qui l’a commis. Ma question est : pourquoi la présence d’ADN de l’accusé et des traces qui, selon les médecins, sont l’indice d’une agression, ne prouvent pas « au-delà du doute raisonnable » que l’accusé a agressé la victime ?
1- Un soupçon raisonnable…
Le procureur a des visées électoralistes en abandonnant les poursuites. Cependant, il a trouvé une raison très crédible. Sa seule certitude est qu’il y a eu « acte sexuel », mais quant à savoir si Mme Diallo a été forcée, aucune certitude ne serait possible. Le seul élément qu’il retient comme « preuve » indubitable est la présence de sperme. Exit les traces de violence.
Pourquoi ignorer des éléments tangibles ? Pourquoi une vision partiale devient crédible ? Car elle entérine la version sexiste que médias et avocats de DSK martèlent depuis le début : il y a eu relation sexuelle. Or cela signifie simplement que l’affaire est jugée d’avance. Car les notions de relation sexuelle et de viol s’opposent : l’une est une relation normale, l’autre est une agression qui a pour arme le pénis. La thèse de la relation sexuelle n’est corroborée qu’en l’absence de preuve d’agression. A l’instar des militantes de New York, j’insiste : les traces de violence ne signifient donc rien ?
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Quand une femme est agressée le doute n'est pas permis
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25 août 2011

Affaire DSK. Quelles conséquences sur la parole des victimes ? par Céline Rastello

25 août 2011
Les associations féministes, entre autres, s'inquiètent de l'incidence de l'affaire sur les victimes. Par Céline Rastello
"Une victime peut se dire 'si elle n'a pas réussi, je n'y arriverai jamais'"
Pour autant, Me Naze-Teulié pense qu'en fonction des victimes, une telle identification peut être positive ou négative. "Certaines victimes peuvent être portées par le courage d'une femme qui dénonce, d'autres peuvent se dire 'si elle est victime et que malgré la compétence de ses avocats, elle n'a pas réussi, je n'y arriverai jamais', et ce quelle que soit la réalité factuelle de ce dossier tant médiatisé que finalement tout le monde ignore".
La présidente de l'association CFCV (collectif féministe contre le viol), Emmanuelle Piet, la rejoint : "toute forme de réaction est possible, dans un sens comme dans l'autre." Mais la difficulté des victimes à parler de viol ou d'agression sexuelle et à porter plainte n'a pas changé. "Seules 10 % des victimes portent plainte, et 10 % d'entre elles sont reconnues par la justice" martèle Emmanuelle Piet, rappelant que "depuis 40 ans", son collectif demande "l'absence d'enquête de moralité pour la victime."
Une étape de la procédure contre laquelle la porte-parole de l'association féministe Mix-Cité Béatrice Gamba s'élève également. Dans une tribune publiée mercredi 24 août sur l'espace participatif "Le Plus" du "Nouvel Observateur", elle la qualifie de "pratique scandaleuse" : "on fouille la vie privée (de la victime ndlr) afin de déterminer si elle est suffisamment parfaite pour porter plainte. Les accusations peuvent même se retourner contre elle : elle n'aurait pas dû se trouver là, ou n'était pas habillée comme il faut." La faute au système judiciaire, accuse encore la présidente du CFCV : "on se retrouve avec un présumé innocent face à une présumée menteuse, il va falloir travailler là-dessus."
Pour lire l'article, cliquez sur le logo du Nouvel observateur
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Autres billets des interventions d'Emmanuelle Piet
23 août 2011 – C'est dans l'air – DSK : le retour ? – Emmanuelle Piet

Elle : pour Emmanuelle Piet, "DSK ne sort pas blanchi de cette affaire"
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Pour Emmanuelle Piet, "DSK ne sort pas blanchi de cette affaire"

Propos recueillis par Claire Hache
Le 24/08/2011
« L’abandon des charges pesant contre DSK en raison de soi-disant problèmes de crédibilité de la plaignante, ce n’est pas seulement un affront à Mme Diallo, c’est un affront à toutes les futures victimes de viol. »
De passage hier à Paris, Douglas Wigdor, l’un des avocats de la femme de chambre, a fait de l’affaire DSK un enjeu plus global. Qu’en pensent les féministes ?
Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol fait le point pour nous sur les conséquences de cette affaire pour les victimes de viol.

Pensez-vous que l’abandon des charges pesant contre DSK va avoir des conséquences sur les victimes de viol ?
Je ne le pense pas car il n’est pas blanchi de mon point de vue. Il a encore des étapes à passer avec le cas de Tristane Banon et la procédure civile aux Etats-Unis, engagée par les avocats de Nafissatou Diallo. Ce n’est donc pas la fin de l’histoire. La décision a par ailleurs été motivée de manière assez intelligente. En aucun cas, il n’est dit dans le document de 25 pages qu’il n’y a pas eu viol. On dit que la victime est trop difficile à défendre au regard de ses problèmes de « crédibilité ». On dit qu’il y a eu relation sexuelle mais qu’il y a trois hypothèses : viol, relation tarifée ou relation consentie « précipitée ».
Du consenti en 7 minutes, il faut le faire quand même !

Est-ce que les femmes ne vont pas quand même réfléchir à deux fois avant de porter plainte ?
Les victimes de viol savent et savaient déjà que c’est difficile de porter plainte. En France, c’est très dur, à peine toléré. On estime à 75 000 environ le nombre de viols par an, même si je pense qu’on est plutôt autour de 100 000 – 120 000, mais seules 10 à 15% portent plainte. Et seuls 2% des hommes sont condamnés. On est donc dans des chiffres minables.
En France, le viol est le seul crime où la victime doit prouver que l’agression a bien eu lieu. Quand il n’y a pas de preuves matérielles, ni de témoins, c’est souvent parole contre parole. L’affaire DSK a quand même permis de parler du viol. Or, plus on en parle, mieux c’est, car on sort du domaine de l’indicible. L’affaire DSK a révélé le niveau de machisme ambiant dans notre société qui est énorme. A nous de faire du bruit autour de ça et de faire que la honte change de camp.

La crédibilité de Nafissatou Diallo est avancée comme la raison de cet abandon des poursuites. Comment réagissez-vous ?
On reproche à la plaignante d’avoir menti dans le passé, notamment au sujet du viol dont elle dit avoir été victime dans son pays d’origine, la Guinée. Mais des gens qui ne mentent pas, je n’en connais pas beaucoup.
Le procureur Cyrus Vance affirme également qu’elle n’a pas été fiable quand elle a raconté les minutes qui ont suivi son agression présumée : mais c’est justement un symptôme majeur des victimes de viol, qui ont subi un choc traumatique, de perdre la mémoire.
Parfois, on a d’ailleurs à faire à des policiers qui nous disent « ça, c’est pas, des bonnes victimes, elles changent de version tout le temps ». Alors qu’au contraire, ces variations sont un effet bien connu de l’état de choc.

Une victime de viol qui a toujours la même version, à titre personnel, ça me donnerait plutôt l’impression de quelqu’un qui a appris son texte par cœur…
Avez-vous le sentiment que les deux parties ont été traitées de façon égale ?
Les mensonges n’ont pas été traités de la même façon des deux côtés. On n’a pas remis en cause la crédibilité de DSK, avec l’affaire Banon par exemple ou encore son histoire au FMI avec Piroska Nagy (Ndlr : une employée du FMI avec qui DSK a entretenu une liaison)
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Autres billets des interventions d'Emmanuelle Piet
23 août 2011 – C'est dans l'air – DSK : le retour ? – Emmanuelle Piet
Affaire DSK. Quelles conséquences sur la parole des victimes ? par Céline Rastello
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24 août 2011

« DSK a obtenu une sorte de traitement spécial » par Alan Dershowitz professeur à La Harvard Law School

24 août 2011
par Pierre de Gasquet
Dans un entretien aux « Echos », l'avocat pénaliste Alan Dershowitz, professeur de droit à Harvard, qui a notamment défendu Claus von Bülow, Mike Tyson et O. J. Simpson, porte un jugement sévère sur le travail du procureur
Avez-vous été surpris par la décision du procureur d'opter pour l'abandon des poursuites ?
Pas particulièrement à la lumière de ce que j'avais lu récemment dans la presse. Mais, plus généralement, oui j'ai été surpris car de très nombreuses affaires vont habituellement jusqu'au procès sur des bases beaucoup plus ténues.
Il me semble que DSK a obtenu une sorte de traitement spécial. En général, dans un cas typique où une femme déclare avoir été violée et où il y a des questions sur sa crédibilité, l'affaire va jusqu'au procès surtout s'il y a la preuve d'un rapport physique.
Il a eu droit à des égards particuliers comme cela arrive dans le cadre d'affaires hypermédiatisées. C'était un cas d'espèce beaucoup plus solide pour l'accusation que celui contre Mike Tyson. Or, Mike Tyson a passé plusieurs années en prison sur la base des déclarations d'un menteur qui avait précédemment accusé à tort quelqu'un de viol.

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Le discrédit des plaignantes dans les affaires de viol par Melissa Bounoua

24 août 2011
Après l'affaire DSK, les victimes de viol discréditées ?
Le dénouement de l'affaire pénale qui opposait Nafissatou Diallo à Dominique Strauss-Kahn risque de ne pas aider les victimes d'agression sexuelle et de viol à témoigner, explique Béatrice Gamba, féministe, membre de l'association Mix-Cité.
par Melissa Bounoua
Dans les cas de violences sexuelles, il est fréquent de discréditer la victime, qui plus est quand l'accusé bénéficie d'un statut social favorisé.
En France, après une plainte pour viol, une pratique scandaleuse a encore cours : l'"enquête de moralité" concernant la plaignante. C'est-à-dire que l'on fouille sa vie privée afin de déterminer si elle est suffisamment parfaite pour porter plainte. Les accusations peuvent même se retourner contre elle : elle n’aurait pas dû se trouver là, ou n’était pas habillée comme il faut.

L'affaire DSK et surtout les commentaires qui l'ont accompagnée sont révélateurs du sexisme qui perdure dans notre société.
Faut-il le répéter, un viol n'est pas une relation sexuelle mais un acte de domination et d'humiliation, et le consentement des deux partenaires est nécessaire pour qu'il y ait relation sexuelle.
Cette affaire particulière ne doit pas occulter le fait que le viol est un phénomène de société massif, puisque
75.000 femmes adultes sont violées chaque année en France. C'est un cas parmi d’autres, et il est fondamental de continuer à se battre contre cet état de fait.
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23 août 2011

23 août 2011 – C'est dans l'air – DSK : le retour ? – Emmanuelle Piet

23 août 2011
Suivant les recommandations du procureur de Manhattan, le juge Michael Obus a abandonné, ce mardi 23 août 2011, les poursuites pénales contre l’ex-patron du FMI. Sortie libre du tribunal, Dominique Strauss-Kahn a dit avoir "hâte de rentrer en France".
C’est presque la fin d’une partie d’un feuilleton judiciaire qui, depuis 100 jours, a connu de multiples rebondissements. Cet après-midi, le juge de la Cour suprême, Michael Obus a annoncé, à l’issue d’une ultime audience pour l’ancien directeur général du FMI au pénal, la fin des poursuites à son encontre. Un épilogue qui fait suite à la recommandation du parquet de Manhattan d’abandonner toutes les charges, dont agression sexuelle et séquestration, qui pesaient sur Dominique Strauss-Kahn.
Dans un document de 25 pages adressé au juge, et rendu public ce lundi, le parquet justifie sa position principalement en raison des doutes qui pèsent sur le témoignage de la plaignante, Nafissatou Diallo. "Notre investigation a sévèrement mis à mal la crédibilité de la témoin", qui "n’a pas été sincère sur des points importants" et dont les mensonges sont "accablants", écrit-il dans ce rapport. De ce fait, le bureau du procureur dit n’être "plus convaincu de la culpabilité de Dominique Strauss-Kahn au-delà du doute raisonnable" et renonce à la tenue d’un procès pénal devant un jury populaire.
Cependant, la fin de cette procédure ne met pas un point final à l’affaire aux Etats-Unis, où la plainte déposée au civil, visant à obtenir des dommages et intérêts pour une agression qualifiée de "violente et sadique", elle, se poursuit.
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Invitée : Emmanuelle Piet
Médecin gynécologue et présidente du Collectif féministe contre le viol.
Ce organisme informe et soutient les personnes victimes de violences sexuelles, notamment à travers le numéro Vert Viols Femmes Informations : 0 800 05 95 95.
E.P. :
Pourquoi une expertise médicale ne prouve pas le viol ?
parce qu'il faudrait prouver la contrainte. Ce qui
est quand même assez rare.
Ce qui est quand même très intéressant c'est qu'au départ, Dominique Stauss-Khan nie le rapport et après il ne le nie plus. Donc là le mensonge n'intéresse plus personne donc c'est un mensonge à 2 bouts.
Prouver la contrainte, il y a quand même l'expertise médicale des choses, c'est l'état de choc dans lequel elle est. État de choc qui peut expliquer…
Modérateur :
Axel de Tarlé
elle a donné 3 versions de ce qu'elle a fait après le viol.
E.P. :
Quand on est choqué, après une agression sexuelle, on est en état de choc et en général on a des troubles de la mémoire importants et c'est ce qui énerve les policiers, c'est qu'elles ne sont pas fiables, ils nous disent c'est des mauvaises victimes, elles ne racontent pas la même chose.
Mais ça, ça fait partie du syndrome post-traumatique après une agression massive.
Elle ne sait pas si elle a fait le ménage, si elle y est restée 1 heure etc.
Et ça, moi ça me semble absolument habituel dans les histoires de traumatisme.
Pour moi, ça ne fait pas mensonge, ça fait… et bien elle ne se rappelle plus.
J'ai vu des femmes victimes de viol qui ne se rappelaient de rien du tout pendant 8 jours au point qu'on a cru qu'elles avaient pris des substances et que non, c'est simplement un mécanisme de défense. C'est ça le syndrome post-traumatique.
Le modérateur : Axel de Tarlé
Pour aller dans votre sens, la première personne qui a reçu Nafissatou Diallo dans une association a déclaré qu'elle était en état de choc.
…/…
Pierre Rancé :
Le procureur dans le rapport dit qu'en 7 minutes, il est probable que ce ne soit pas un rapport consenti.
…/…
Les 3 versions sont incohérentes.
E.P.
Si c'était un scénario parfaitement minuté, on pourrait se dire que ça a été préparé, mais là justement, elle ne sait pas. Parce que quand on a été choqué profondément après une agression, on ne sait pas. Moi, il me semble que ça ressemble vraiment habituellement à cet état de choc que vraiment, je suis assez sidérée.
…/…
Le modérateur : Axel de Tarlé
Cette affaire va encore dissuader les femmes d'aller porter plainte.
E.P.
De tout façon, on sait que c'est difficile, on sait que c'est compliqué, et c'est pas toutes qui pourront porter plainte parce que des preuves de viol médico-légales, il y en a assez peu, il y a des preuves de rapport sexuel, après ça il faut des témoins, il faut de l'intime conviction, il faut un bon avocat, ça coûte cher. Et quand on sait que pour les victimes l'aide juridictionnelle rapporte encore moins à un avocat que pour les coupables, il n'y a pas une inégalité pour les victimes.


"Le doute devrait parfois profiter à la victime" ???

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Autres articles avec Emmanuelle Piet
Elle : pour Emmanuelle Piet, "DSK ne sort pas blanchi de cette affaire"

Affaire DSK. Quelles conséquences sur la parole des victimes ? par Céline Rastello


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Affaire DSK : "Un révélateur du sexisme ambiant" par Adrien Gaboulaud

23 août 2011
Adrien Gaboulaud
Julie Muret, porte-parole de l’association Osez le féminisme, craint que le dénouement de l’affaire DSK n’étouffe la parole des victimes libérée par l’éclatement du scandale.
Pensez-vous que cette affaire va laisser des traces?
Oui. Nous avons constaté que la parole s’est libérée. Il y a eu beaucoup plus de témoignages de femmes victimes. On en a reçu Osez le féminisme, comme d’autres associations. J’espère que ça ne va pas retomber, que des victimes ne se diront pas qu’elles ne vont pas porter plainte, en raison de pressions de l’entourage, d’un tabou. Une brèche s’est ouverte et j’espère qu’elle ne va pas se refermer.

Ça pourrait donc être une mauvaise nouvelle pour les victimes de viols et de violences.
Complètement. Il y a 75.000 femmes qui sont violées par an, seulement 10% qui portent plainte, et 1 à 2% des auteurs sont condamnés. Mais nous continuerons à dénoncer les idées reçues qui inversent la responsabilité de l’auteur sur la victime.

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28 juin 2011

La victime dans le procès pénal par Michel Huyette

24 juin 2011
Le titre de cet article est autre chose que ce qu'il semble être. En effet, c'est aussi le sujet de droit pénal distribué le 23 juin 2011 aux candidats à l'admission à l'école nationale de la magistrature (ENM, son site).
Les organisateurs se doutaient sans doute, en choisissant ce sujet, qu'ils allaient plonger les candidats au cœur de l'actualité judiciaire, et, plus largement, au cœur d'un débat concernant toute la société française.
La veille de l'épreuve, nous nous interrogions ici même sur le viol, les incertitudes judiciaires et la motivation des décisions des cours d'assises (lire ici). Quelques jours avant, nous réfléchissions sur la possibilité offerte aux parties civiles (le mot "victime" ne devrait être en principe utilisé qu'une fois l'infraction reconnue par une juridiction) d'interjeter appel des décisions d'acquittement (lire ici). Et juste avant nous étions en plein débat sur la présomption d'innocence, à laquelle certains veulent opposer une présomption de véracité des accusations de certaines victimes, notamment des femmes victimes de viols (lire ici).
Et voilà que le lendemain de l'épreuve, un accusé pour viol, condamné il y a quelques années à une longue peine de prison et qui bénéficie d'un troisième procès après la décision de la commission de révision des condamnation pénales est finalement acquitté, la "victime" ayant affirmé après le procès en appel avoir menti en le désignant comme son violeur.
Pour lire le billet, cliquez sur le logo de Paroles de Juges
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16 juin 2011

2/ L'information de la victime et la constitution de partie civile par Carole Damiani

page 50
Dès le début de l'information, le juge d'instruction doit avertir la victime de l'ouverture d'une information, de son droit de se constituer partie civile et de la façon de le faire.
Les étapes à suivre sont les suivantes :
Il faut écrire au juge d'instruction chargé de l'affaire, de préférence par l'intermédiaire d'un avocat, en reprenant les références figurant sur le 
courrier du magistrat.
La victime doit déclarer une adresse où lui seront directement notifiés par lettre recommandée avec accusé de réception tous les actes de la procédure, c'est-à-dire les expertises, la clôture de l'instruction, etc.
Elle pourra aussi élire domicile chez son avocat, avec son accord, si par souci de discrétion elle préfère que tous les documents n'arrivent pas chez elle. Si elle déménage, elle devra aussitôt en informer le juge, soit par déclaration à son greffe soit par lettre recommandée avec accusé de réception, à défaut de quoi les actes importants continueront à être envoyés à son ancienne adresse et elle ne pourra pas se plaindre de ne pas en avoir eu connaissance.
Il est préférable que la victime, si elle est décidée à le faire, ne tarde pas à se constituer partie civile. Des questions importantes de procédure comme celle de la prescription, ou de la nullité de certains actes de l'enquête, doivent être soulevées dès les premiers mois de l'instruction. La victime pourra alors, par l'intermédiaire de son avocat, faire valoir ses arguments dans le débat dont l'issue peut avoir des répercussions importantes sur le devenir de sa plainte.
La victime peut aussi se constituer partie civile quand elle reçoit une convocation du juge pour une audition ou une confrontation. Qu'elle n'attende pas le dernier moment, sinon son avocat ne pourra "aider à préparer utilement l'audition ou la confrontation et le juge n'acceptera pas automatiquement d'accorder un report. Elle peut choisir un avocat au moment de sa constitution ou plus tard, à tout autre moment.

A savoir
la victime peut se constituer partie civile à tout moment de l'instruction.
Cela lui permet de devenir partie à part entière de la procédure d'instruction, c'est-à-dire :
– d'être informée du déroulement de l'instruction ;
– d'être utilement conseillée par un avocat ;
– d'être toujours assistée de celui-ci lorsqu'elle est convoquée par le juge ;
– d'avoir accès à l'ensemble du dossier du juge d'instruction ;
– de participer à l'instruction par ses observations, notes, demandes d'actes…

Ne pas se constituer partie civile
Elle sera considérée par le juge d'instruction seulement comme un témoin un peu particulier puisqu'en même temps victime.
Elle n'aura pas accès au dossier et ne pourra pas être assistée d'un avocat.
Si le juge décide d'entendre la victime ou de la confronter avec le mis en examen, elle sera seule dans son bureau. C'est une position très inconfortable et source de traumatisme complémentaire. Il vaut mieux l'éviter.
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Autres billets sur le livre Être victime, aides et recours
1/ Être victime, aides et recours par Carole Damiani & Corinne Vaillant
3/ Qu'est-ce qui aggrave ou apaise 
Le traumatisme ? La résilience ?
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14 juin 2011

Accompagner une victime par SOS Viols femmes informations – 0800 05 95 95

CE QU'IL FAUDRAIT EVITER …
Mettre en doute la réalité des faits de violence que relate la victime. La confiance accordée et ressentie est une condition préalable indispensable pour que la personne reçue s'exprime pleinement et que certaines confusions se dissipent dans le cours de l'entretien.
Considérer la personne violentée comme une "victime-à-vie", c'est-à-dire comme une personne incapable de s'en sortir, dépourvue de ressources psychologiques personnelles.
Refuser l'entretien en réorientant vers une structure avant d'avoir pris le temps d'écouter, d'entendre et de manifester compréhension et solidarité.
Ne pas accorder la même importance aux violences subies dans un passé lointain et aux agressions récentes.
Exprimer une pitié compatissante du genre : "Ma pauvre amie, c'est terrible !" "C'est honteux" "Comment de telles choses peuvent- elles arriver ?"
Exprimer un jugement moral. Il faut éviter et, en règle générale, bannir tout terme relevant de la morale notamment condamnant l'auteur des violences : "cet homme est un bourreau", " votre mari est un grand pervers".
Au contraire il faut utiliser des termes de droit, nommer et désigner les faits par la qualification que leur attribue le code pénal.
Énoncer un jugement condamnant l'agresseur mais il importe de condamner CE QU'IL A FAIT, c'est-à-dire les actes, agissements qui ont porté atteinte à la femme violentée.
Terminer l'entretien abruptement : il faut au contraire préparer et annoncer la fin du temps partagé.
Omettre de prévoir une suite à ce moment de partage, l'attention portée par autrui aux perspectives est un élément particulièrement réparateur pour la victime.

¤ CE QU'IL FAUDRAIT FAIRE
Exposer brièvement la fonction et les objectifs de l'instance qui accueille.
Poser les limites et les conditions de l'entretien et de l'intervention.
Veiller à ce que la personne reçue soit, et se sente, en sécurité pendant l'entretien.
Poser le repère de la loi : il s’agit d’une infraction, délit ou crime, une plainte a t-elle été déposée ? Qu’envisage-t-elle à ce propos ?
Ecouter avec considération et respect accepter et croire ce que dit la personne (ce n'est pas toujours facile) prendre en compte son évaluation des faits et ne pas réajuster à ses propres normes, par exemple considérer comme mineures certaines formes d'agression sexuelle (exhibitionnisme, masturbation, pornographie..) .
Demander à la personne accueillie de définir et formuler ses priorités dans sa demande d'aide.
Renseigner sur les lieux de prise en charge : psychologique, sociale, judiciaire, médicale, ceci de façon circonstanciée qui favorise la possibilité d'y recourir. Il ne suffit pas de distribuer l'information elle est rarement assimilable telle quelle. Il importe d'engager un échange sur l'opportunité de telle démarche, sur son intérêt, sur le moment où elle peut devenir réalisable.
Informer des procédures et recours possibles en prenant garde à ne pas évincer le risque toujours présent d'une suite judiciaire qui ne réponde pas aux aspirations de la victime. Replacer le travail d'enquête policière et judiciaire dans le cadre général de la loi en expliquant les processus d'instruction et d'enquête à charge et à décharge.
Rassurer, sans minimiser ni banaliser.
Nommer explicitement les formes de violence exercées, énoncer leur incrimination, traduire en langage judiciaire : c'est ce que la loi appelle séquestration, viol.. : une victime a des droits, elle peut les faire valoir en portant plainte. Qu’a-telle décidé à ce propos ?
En cas d’absence de recours à la justice : analyser les raisons pour lesquelles cette décision est prise, actuellement, inviter à la réflexion.
Dans les situations de violence conjugale aider à repérer le cycle de la violence.
Respecter les scénarios et plans de protection utilisés par la personne agressée.
Rendre à l'agresseur la responsabilité de ses actes : une victime n'est pas responsable de la violence exercée à son encontre. Démonter son mode opératoire et sa stratégie.
Terminer l'entretien sur des perspectives positives, ou du moins actives, et ne pas se quitter avant que la personne reçue envisage l'avenir (même très proche) et non plus seulement les faits de violence subis.
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11 juin 2011

Des professionnels qui transgressent : de l’ignorance à la perversion des motivations

1er mai, 2011
Questions de déontologie, d’éthique et du soutien pour des professionnels en relation d’aide
Pour illustrer la thématique du professionnel qui transgresse, nous avons pris comme point de départ l’affaire Victor HISSEL. Comment ce glissement a-t-il eu lieu ? Les faits commis par l’avocat Victor HISSEL sont-ils dus à sa structure psychologique profonde ou basculer vers l’interdit peut-il arriver, à un certain degré, à tout professionnel quand il affronte des sujets “pulsionnels”, “morbides”, “impensables” ?
Quel impact ces affaires très médiatisés ont-elles exercés et exercent-elles sur les professionnels, les victimes, les patients, la société civile ?
La question tourne autour de la norme, de frontières, de limites juridiques, éthiques, morales, du passage à l’acte, du tabou.
Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo Victimologue.be
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5 juin 2011

Menaces de mort à Outreau ? : tenez bon Chérif Delay-Badaoui, vous êtes debout ! par Marie-Christine Gryson-Dejehansart

5 juin 2011
Tenez bon Chérif, vous avez eu le courage d'exposer votre souffrance pour enfin être entendu, vous n'aviez pas d'autre choix, car dans cette société de l'image, lors des deux procès télé-réalité d'Outreau, vous étiez forcément perdant, ne pouvant vous montrer à l'écran pour des raisons de minorité.
Vous avez eu droit, vous et les autres enfants, à deux procès médiatiquement inéquitables. Vous étiez avec les autres enfants, dans le box des accusés au propre et au figuré, et de victimes vous êtes devenus les coupables, comme vous l'expliquez admirablement bien dans votre ouvrage
« Je suis debout ».Vous faites partie de tous les coupables de substitution de l'affaire d'Outreau, de ceux qu'il a fallu abattre pour obtenir le résultat que l'on connait.
Pour la première fois, grâce à vous, le public se souvient ou apprend que dans cette affaire d'Outreau il y a eu d'authentiques victimes et votre parole illustre bien le fait que la storytelling dénoncée dans mon ouvrage « Outreau la vérité abusée » (les enfants carencés peuvent soit-disant inventer des agressions sexuelles) est bien une fable au service d'intérêts plus ou moins avouables et/ou opportunistes.
Après avoir écrit ce livre avec Serge Garde, qui préfigure le film que tourne ce spécialiste et de la pédocriminalité avec tous les protagonistes qui n'ont jamais pris la parole,vous avez eu encore le courage de vous prêter à la difficile épreuve des interviews et vous avez mis en évidence la richesse de votre personnalité résiliente, – c'est ce que j'avais écrit dans mon expertise psychologique de 2001.
Vous avez assumé avec loyauté, cette culpabilité paradoxale de la victime qui n'a pas pu parler plus tôt et de n'avoir pu ainsi sauver les autres enfants. Vous avez pu évoquer les humiliations, les injures endurées durant les procès et depuis plusieurs années alors que vous étiez reconnu victime de viols, agressions sexuelles, corruption de mineur et proxénétisme.
Aujourd'hui encore, la presse relaye un discours de contre-offensive relatif à votre prétendue mythomanie, en vous prêtant certaines déclarations auprès du Juge ou des experts qui sont totalement fausses, nous pouvons en témoigner. C'est vraiment trop injuste et trop insupportable !
Et puis, suprême provocation, Laurent Lavier, mis en examen pour corruption de mineurs, est venu, le jour symbolique de la signature de votre livre rédempteur, vous traiter de menteur devant les caméras de France 3. Il vous a appelé Kévin – le nom que vous avait donné votre beau-père incestueux – alors que votre nom de baptême est Chérif. C'est ce passé de victime que vous voulez de toutes vos forces dépasser en renonçant à ce prénom, cette intervention était on le comprend, encore plus insupportable !
En ce dimanche 5 Juin 2011 où se bousculent les articles qui évoquent vos éventuelles menaces de mort écrites sur Facebook à l'encontre de Franck Lavier, l'un des acquittés qui doit être jugé en juillet pour maltraitance et corruption de mineurs, soyez encore plus fort Chérif. Vous n'êtes plus seul, vous avez parlé avec conviction et la brèche est ouverte dans l'opinion, les témoins de vos souffrances et de votre courage mais aussi et surtout de votre grandeur d'âme, sont désormais très nombreux et aux plus hauts niveaux de notre République et leur soutien sera indéfectible.
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Autres billets sur l'intervention sur Facebook du mercredi 1er juin 2011
• Outreau : Franck Lavier attaqué par l'intermédiaire de Facebook qui accuse Chérif Badaoui
• Outreau – Plus que de poursuites, Chérif Delay a besoin de soutien par Jacques Cuvillier
• 14 mai 2011 à 19:35 sur FR3 – Chérif Delay agressé par Laurent Lavier lors d'une signature de son livre "Je suis debout"
Outreau – Procès du clan Lavier le 26 janvier 2012
26 janvier 2012 – Procès Lavier – Outreau
Les Lavier, indemnisés d'Outreau, un couple sans le sou
Franck & Sandrine Lavier : « Pas assez dit, ou trop ! » par Caprouille
Les avocats du couple Lavier espèrent faire annuler le procès de jeudi 26 janvier 2012
26 janvier 2012 – Les fantômes d'Outreau bougent encore
26 janvier 2012 – Outreau : Les époux Lavier de nouveau devant la justice
Outreau : dix mois de prison avec sursis requis contre les époux Lavier
17/ Outreau : 18 et 8 mois de prison avec sursis pour 2 des acquittés + Franck Lavier et Hélène Bernard
Outreau et ses conséquences tragiques : déni récompensé des coupables, réquisitoire ridicule !
Pas d'impunité, même pour les acquittés d'Outreau
Quelques réflexions sur l’acquittement
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30 mai 2011

lundi 30 mai 2011 – C dans l'air sur France 5 : Politique : le harcèlement à la française

30 mai 2011
En pleine affaire DSK, le secrétaire d’Etat à la Fonction publique, Georges Tron, visé par une enquête après des accusations d’agression sexuelle d’ex-employées de la mairie de Draveil, a démissionné hier du gouvernement. François Baroin reprend ses attributions.
Quatre jours après les accusations portées contre lui et avant même la moindre mise en examen, Georges Tron a démissionné, ce dimanche 29 mai 2011, de ses fonctions ministérielles.
Visé par une enquête préliminaire après les plaintes de deux anciennes employées municipales de Draveil, dont il est maire, l’ex-villepiniste entré au gouvernement en mars 2010, affirme, dans une lettre adressée au président de la République, qu’en sa "qualité de simple citoyen", il prenait comme "une affaire personnelle de faire reconnaître (son) innocence, en combattant les accusations vindicatives de deux anciennes collaboratrices, dont l’une a été licenciée pour avoir détourné les deniers publics qui lui étaient confiés, et l’autre a quitté ses fonctions en raison d’un comportement indigne".
Il y note également que "la campagne de presse qu’elles ont provoqué - avant toute intervention de l’autorité judiciaire - a reçu un tel écho dans les médias, que nos concitoyens peuvent me considérer comme coupable avant que mes droits aient pu commencer à être mis en œuvre : songez, Monsieur le président de la République, que je n’ai même pas encore connaissance de la plainte qui me vise, la procédure ne le prévoyant pas (sans doute parce qu’elle ne prévoit pas non plus le procès public qui m’est fait)", écrit le désormais ancien secrétaire d’Etat.
Le parquet d’Evry a confié à la police judiciaire la charge d’une enquête
Pour voir l'émission, cliquez sur le logo de C dans l'air
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Billets en lien avec le sujet de l'émission
°/ La mémoire traumatique par le Docteure Muriel Salmona
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5 mai 2011

5 mai 2011 : Ignorance des conséquences des viols par inceste transgénérationnels dans le Nouvel Observateur

5 mai 2011
par Sophie des Déserts
Chérif Delay sait qu'il risque d'être de nouveau 
traité de mythomane, comme sa mère. Il persiste : 
« Plus personne ne pourra m'empêcher de parler. » Il 
y a ce livre, bientôt un film, et cette chanson sur les 
gamins d'Outreau écrite avec le rappeur LIM. Tout 
cela pour dire sa souffrance d'enfant né, selon sa géni
trice, d'un viol, élevé à l'ombre d'un beau-père, 
Thierry Delay, qui l'emmenait visiter les cimetières et 
lui a offert des cassettes porno, pour le Noël de ses 
5 ans, avant de le sodomiser. Mais aussi clamer ce que, 
selon lui, personne ne lui a laissé dire au procès en 
appel à Paris : que les enfants étaient bien violés, et 
pas seulement par sa mère, son beau-père et le couple 
de voisins jugés coupables.
Exister, telle est l'obsession de Chérif Delay, 
depuis qu'il est revenu de Belgique. Les services 
sociaux l'y avaient exilé au lendemain du procès en 
appel, sans l'informer de l'acquittement général qu'il 
apprendra des mois plus tard. A son retour à Bou
logne-sur-Mer, le jour de ses 18 ans, il est décidé à se 
faire justice.
« Je voulais buter les coupables qu'on a 
laissés dehors. Une balle en pleine tête et après, j'aurais 
sauté avec. » Aucune pitié pour sa vie, qu'il détruit 
alors dans les médicaments, l'alcool et la drogue.
Chérif Delay ira en prison, condamné pour vols et violences. Tout le Boulonnais est aussitôt alerté ; un édu
cateur, Eric Legros, ex-adjoint à la culture de Bou
logne-sur-Mer, est dépêché en prison. Il lui propose 
de partir, une fois sa peine purgée, dans un des pro
grammes de son association, au Sénégal. Le ch'ti 
d'Outreau sera gardien dans une réserve près de 
Saint-Louis.
Conversion au wolof et à l'islam, mais 
Chérif va mal. Il veut être considéré comme un vrai 
martyr - de ses bourreaux et de la Justice.
Pour lire l'article, cliquez sur la couv du Nouvel Obs
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Autres billets sur l'article du Nouvel observateur du 5 mai 2011
Outreau : Abus sexuel « argument fallacieux » comme un abus d’alcool, entre misogynie et enfants sataniques, dans le déni et l’ignorance
3 mars 2011 – Un article sur l’affaire De Villiers retiré du site du Nouvel Obs
Outreau : la parole des enfants toujours en question par Maitre Rosenczveig
Outreau : Définition des négationnistes qui nient les viols par inceste transgénérationnels
13 mai 2011 – Interview de Paul Bensussan au sujet de Cherif Delay
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Autres Billet sur les contre-vérités
14 mai 2011 à 19:35 sur FR3 – Chérif Delay agressé par Laurent Lavier lors d'une signature de son livre "Je suis debout"
Quelques questions pour Arrêt sur images sur Outreau
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Autres billet sur l'affaire d'Outreau
7/11/2011 – Affaire Outreau : Myriam Badaoui a été libérée Par Jean-Michel Décugis, Adriana Panatta et Aziz Zemouri
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27 mars 2011

Outreau : Droit de réponse mélé à France info le 27 mars 2011 par Serge Garde










27 mars 2011
à France Info
Bonjour,

L’attaque personnelle, quasi diffamatoire, dont j’ai été l’objet sur France info[1]
le vendredi 25 mars 2011, a suscité de nombreuses protestations.
Pour information, je vous invite à consulter un article sur Médiapart :
http://blogs.mediapart.fr/blog/valandre78/260311/outreau-la-partie-nest-pas-finie
Personne ne peut être dupe.
Il s’agit de la première contre offensive qui vise à empêcher l’émergence de la seconde vérité judiciaire d’Outreau : 12 enfants ont été reconnus victimes de viols et indemnisés à ce titre par la CIVI.Cette seconde vérité judiciaire a été totalement occultée depuis le verdict d’acquittement général aux assises de Paris en 2005.
Si je suis attaqué aujourd’hui, c’est parce que j’ai retrouvé en Afrique Chérif Delay, l’aîné des enfants violés à Outreau. Il m’a fait confiance. Devenu majeur, il témoigne dans un livre que j’ai coécrit avec lui, « Je suis debout », édité au cherche midi et qui sera dans les librairies, le 12 mai 2011. Chérif témoigne également dans le film que je réalise avec le caméraman Jean-Michel Garcia, film dans lequel vont également s’exprimer de nombreuses victimes de l’affaire et du traitement médiatique de l’affaire.
Ce livre et le film provoquent des réactions violentes qui traduisent la peur, voire la panique de ceux qui redoutent cette seconde vérité d’Outreau.
Ce qui est en jeu, c’est le droit à la parole des enfants victimes et au delà, la question de la prise en compte de la parole des mineur(e)s par la justice dans les dossiers de violences sexuelles.
C’est la raison pour laquelle je vous fais part du droit de réponse que j’ai envoyé à France info, sans me faire d’illusion sur le sort qui lui sera réservé…
Droit de réponse mailé à France info le 27 mars :

La mise en cause personnelle dont j’ai fait l’objet sur les ondes de France Info vendredi 25 mars 2011 m’amène à vous adresser cette mise au point que je vous demande de rendre publique :
« Maître Dupont Moretti est un excellent avocat. Ses éclats et ses effets de manches sont bien connus dans les prétoires. En pointe dans la défense des inculpés d'Outreau, il leur a sauvé la mise, en terrorisant tous les témoins qui le gênaient et en terrassant de toute sa prestance un enfant de quatorze ans laminé par la vie qui n'a même pas pu s'exprimer.
Peu élégant, peut-être, mais efficace.
Aujourd'hui, Maître Dupont Moretti utilise les mêmes trémolos indignés pour prétendre s'opposer à la sortie d'un livre qu'il n'a pas lu, d'un film qu'il n'a pas vu. Moi, je suis journaliste. Mon éthique professionnelle me conduit à donner la parole à ceux qui en ont été privés, aussi bien des enfants reconnus victimes et indemnisés comme tels, que des professionnels livrés à un lynchage médiatique.
Maître Dupont Moretti n'a pas en face de lui un enfant sidéré, mais un enquêteur expérimenté, capable d'opposer des faits et des dates à des attaques personnelles qui ne l'émeuvent pas.
En me qualifiant de révisionniste judiciaire, Maître Dupont Moretti et Stéphane Durand Soufflant, président de la presse judiciaire, me rendent un hommage aussi involontaire qu'immérité par ce terme qui fut à l'origine appliqué à Zola ou Proust dans le contexte de l'affaire Dreyfus. Mais, hélas, cet hommage, je dois le récuser : ni Chérif Delay ni moi ne réclamons quelque révision que ce soit. Le doute doit bénéficier à tout accusé. Tout acquittement est définitif. Ce sont des droits auxquels je suis prêt à consacrer les quelques compétences que Maître Dupont Moretti ne me reconnaît pas.
Cela dit, depuis 2005, les acquittés se sont largement répandus en articles, livres, films, conférences et confidences… L’un d'entre eux n'a pas hésité à proclamer l'innocence des quatre condamnés qui ont pourtant reconnu les faits et accepté leurs condamnations.
Alors, pourquoi un tel affolement lorsqu'une autre parole émerge ?
Les enfants victimes n'auraient-ils que le droit de se taire ?
Faut-il laisser la "jurisprudence Outreau" jeter le doute sur toute dénonciation de sévices sexuels par des enfants au point de laisser fleurir de pseudo-concepts qui théorisent sur leur inexistence ?
L'enjeu dépasse largement l'image de marque de Maître Dupont Moretti ou les attaques contre ma modeste personne.
Cet enjeu, je souhaiterais aussi que France Info le mesure. Ses auditeurs ont entendu en boucle Maître Dupont Moretti, mais ils n'ont pas su que le journaliste Matthieu Aron disposait aussi d'entretiens avec Maître Costantino, avocat de Cherif Delay, et Marie-Christine Gryson-Dejehansart, expert judiciaire, dont pas une minute n'a été diffusée.
Le livre « Je suis debout » co-écrit avec chérif Delay et publié au cherche midi, sera disponible le 12 mai. Le film sur Outreau que je réalise avec Jean-Michel Garcia, sortira malgré les pressions et les menaces. Contrairement à ce que vous avez affirmé, il n'est pas financé par Karl Zéro, mais par une ONG internationale, Innocence en Danger, qui défend les enfants victimes d'abus sexuels. Le livre et le film seront critiqués s'ils doivent l'être, mais désormais toute stratégie de l'étouffoir sera mise en échec. »

[1] Il n’est pas anodin de savoir que France info a embauché comme « journaliste », une des personnes acquittées. Récemment, les auditeurs de France info n’ont pas su qu’un couple ayant également été acquitté au procès de 2005, avait été mis en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur de présumées maltraitances à enfants. Par contre ces auditeurs auront appris en boucle que ce couple avait été libéré…
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6/ Outreau - L'aîné des enfants martyrs Chérif alias Kévin, confirme ses accusations
"Outreau, 10 ans après le drame" par France Info
Outreau : contre-enquête sur une vidéo choc. Le journaliste Serge Garde et l'avocat Eric Dupond Moretti : le face à face________________________
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Autres billets sur Eric Dupond-Moretti

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