« Si un individu s’expose avec sincérité, tout le monde, plus ou moins, se trouve mis en jeu. Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celles des autres »
Simone de Beauvoir – La force de l’âge
« L’information est le seul bien qu’on puisse donner à quelqu’un sans s'en déposséder. »
Thomas Jefferson,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,

De l'esprit des lois (1748)

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

30 décembre 2010

Suisse : L’UDC contre la levée de l’inceste

29 décembre 2010 par UDC Valais romand
Les Femmes UDC Suisse viennent de communiquer dans les termes suivants qu’elles s’opposent à la levée de l’inceste : Le Conseil entend supprimer l’interdiction de l’inceste dans l’art. 213 CPS.
Il l’annonce dans sa procédure de consultation sur l’harmonisation des peines. Les rapports sexuels pratiqués d’un commun accord frères et sœurs ainsi qu’entre un parent et son enfant ne seraient ainsi plus punissables. Le Conseil fédéral motive cette proposition par le faible nombre de cas dénoncés ainsi que par le fait que des personnes consanguines, qui appartiennent génétiquement à des groupes à risques en termes de maladies héréditaires, ont également le droit de procréer.
Pour les femmes UDC, le raisonnement du Conseil fédéral est inacceptable et traduit une attitude inhumaine.
L’inceste n’est accepté chez nous ni socialement, ni culturellement. Bien au contraire, cet acte est banni de notre société. Les couches de la société, qui l’ont pratiqué activement, se sont elles-mêmes éliminées à court ou à moyen terme.
L’interdiction de l’inceste dans le Code pénal a un effet préventif. La lever, c’est donner un faux signal.
Les enfants sont toujours dans une situation de dépendance par rapport à leurs parents. Entre frères et sœurs, le besoin d’exercer son pouvoir peut s’ajouter à la dépendance. On ne saurait donc dans ces conditions parler d’actes sexuels pratiqués d’un commun accord entre adultes consanguins.

Voilà des raisons suffisantes, aux yeux des Femmes UDC, pour maintenir l’interdiction de l’inceste dans le code pénal.
Quant au groupe UDC, par l’intermédiaire de François Pellouchoud, député suppléant de Fully, il a déposé le 17 décembre 2010 la résolution suivante : Depuis des temps immémoriaux, l’acte sexuel entre personnes d’une même famille est désapprouvé par l’immense majorité des sociétés. Tolérer l’inceste revient à remettre en cause une règle sociale universellement acceptée. La volonté de dépénaliser l’inceste est perçue par l’immense majorité des individus comme une offense à l’humanité, allant à l’encontre des instincts les plus élémentaires dont la nature a doté les hommes. Considérant - que l’inceste est un acte abject et contraire aux mœurs de notre société ;
- que l’inceste n’est acceptable que pour des individus et une société à la dérive ;
- que la famille constitue un pilier fondamental de notre société auquel l’inceste porte directement atteinte ;

- que l’interdiction de l’inceste vise à éviter la naissance d’enfants porteurs de maladies génétiques ;
- que l’inceste, même entre adultes, engendre des conséquences d’ordre psychique sur les individus ;

- que l’avant-projet des peines du Conseil fédéral prévoit l’abrogation de l’art. 213 du code pénal suisse (Inceste) ;

- que le sentiment général de la population va en l’encontre d’une quelconque légalisation de l’inceste,
Nous demandons au Conseil d’Etat d’intervenir auprès des instances fédérales pour que celles-ci n’abrogent pas l’article 213 CPS réprimant l’inceste.
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29 décembre 2010

Les aveux de François Houtart : Comment va la victime de ces "attouchements" par inceste ?

mercredi 29 décembre 2010
Voici la lettre que le « chanoine rouge » nous a adressée, nous confessant qu’il avait abusé sexuellement d’un cousin, mineur, il y a 40 ans.
Par Ricardo Gutiérrez
« Le message de ma cousine était un rappel que seul je pouvais comprendre. Il y a environ 40 ans, rentrant d’une conférence dans le sud du pays, je fus invité par ses parents, aujourd’hui décédés, à loger chez eux, dans la région de Liège. En traversant la chambre d’un des garçons de la famille, j’ai en effet touché ses parties intimes à deux reprises, ce qui l’a réveillé et effrayé. Ce fut évidemment un acte inconsidéré et irresponsable. »

« Dans les jours qui suivirent, j’eus des contacts avec mes cousins, ses parents, respectivement à Louvain et à Liège. Pour une part, j’étais préoccupé des conséquences pour leur fils. C’est alors qu’ils me dirent qu’il avait été vu par un psychologue. Par ailleurs, cet événement m’avait aussi bouleversé personnellement, car j’étais conscient de la contradiction que cela signifiait avec ma foi chrétienne et ma fonction de prêtre, auxquelles j’étais profondément attaché. Je leur dis que j’étais prêt à renoncer à l’exercice du sacerdoce et d’assumer toutes les conséquences. Je n’ai donc jamais pensé, ni affirmé, que c’était une situation normale ni ordinaire. »

« Ils me proposèrent alors de consulter un professeur du grand séminaire de Liège, prêtre et psychologue. Celui-ci me conseilla de rester dans le sacerdoce et de me concentrer sur les tâches universitaires en sociologie des religions. J’avais alors le choix entre le travail purement académique dans le domaine ou une tâche en liaison avec l’engagement social. En vertu des problèmes existant surtout dans le tiers-monde et que j’avais pu côtoyer, c’est la deuxième option que j’ai choisie. Je l’ai menée de toutes mes forces au cours de ces quarante années, je crois pouvoir le dire, sans désir de protagonisme personnel, mais sur la base d’une conviction profonde, à la fois sociale et religieuse. »

« J’ai toujours été fort reconnaissant de l’attitude de pardon de mes cousins, qui me permit de continuer cet engagement. Dans une conversation récente avec celle de leurs filles qui avait pris le contact, celle-ci me rappela que, pour ses parents et sa famille, pardon ne signifiait pas absence de souffrance, ce que je reconnus, en demandant que sa génération puisse aussi accepter ma demande de pardon. »

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Pourquoi ils veulent dépénaliser l’inceste ? par Foutaise.com - un défouloir

Étant donné que l'auteur de ce blog a inscrit : Réactions désactivées. Votre avis ne nous intéresse guère.
Je me permets de vous transmettre son billet que vous pouvez lire entièrement en cliquant sur le logo et ensuite, vous défouler dans les commentaires sur ce blog.

Rédigé par Cain Marchenoir le 28 déc 2010 dans Réflexion

La récente proposition du département de la Schlumpfette de dépénaliser l’inceste ne nous laisse pas tranquille. Pourquoi diable quelqu’un voudrait-il rendre conforme une pratique génératrice de multiples troubles et maladies génétiques. Attirer le vote des trois pingouins et demi qui veulent s’enfiler leur frangine ou des 4 notables un quart n’ayant pas réglé leur complexe d’Oedipe?? On sait tous que le PBD d’Evelyne n’est qu’une vaste blague créée pour tenter de nuire à l’UDC mais on imagine mal qu’ils en soient réduit à si peu. Alors on s’informe petit à petit et on va vous faire part de nos quelques réflexions.

Tout d’abord, remettons l’Eglise au milieu du village: si Evelyne a proposé la mesure, vu le temps depuis lequel elle dirige le département, une certitude émerge: c’est sous l’action de la très chrétienne Doris Leuthard que ce projet a été concocté. Une nouvelle fois la démocratie chrétienne helvétique nous démontre son attachement aux valeurs de l’Evangile…

Ensuite, on s’est creusé la tête pour comprendre les réelles raisons qui se cachent derrière tout ça. Comme on l’a fait remarqué, la perspective des quelques hurluberlus aux mœurs familiales répugnantes ne semble pas une piste convaincante. Alors on s’est dit que pour comprendre une proposition de gogol, il fallait fouiller dans les théories les plus gogoles qui soient. On s’est donc plongé assidûment dans quelques lectures imbuvables de féministes aigries et adeptes de la théorie du genre. Et on ne s’est pas trompé.

Si on résume la quête féministe, elle repose sur trois points. Tout d’abord il s’agit de chercher un passé idéal dans lequel le pouvoir patriarcal ne se serait pas exprimé. Un passé dans lequel la femme aurait dicté ses modes de conduite à la société, une sorte de matriarcat originel. Ça semble futile mais c’est important. Si les féministes n’arrivent pas à montrer qu’il y a eu d’autres formes de conception de la société que celles qu’elles jugent patriarcales, alors elles ne peuvent contester sérieusement le modèle en question et proposer une alternative. Ça montrerait que le modèle en question n’est pas naturel mais simplement une construction sociale, par conséquent quelque chose qu’on peut changer facilement. L’ennui pour elles, c’est que jusqu’ici cette quête est vaine. Le modèle actuel (enfin ce qu’il en reste) semble être une constante dans l’histoire de l’humanité.

Le deuxième point de la quête féministe consiste à comprendre comment le modèle patriarcal s’est développé et comment il se maintient en place. Comme les plus folles d’entre elles sont de gauche et néo marxistes, elles s’appuient sur le modèle proposé par Levy Strauss: celui-ci met en évidence une constante : de tout temps, les sociétés se seraient structurées suivant un modèle dit d’économie du sexe: les divers groupes sociaux se passent les gonzesses qu’ils incorporent au nouveau groupe par l’intermédiaire du mariage. Si vous voulez, les groupes masculins se servent de la femme comme monnaie d’échange pour établir des transactions entre eux. Cela a pour conséquence de mettre les groupes en relation les uns les autres et de favoriser les échanges en tout genre. Elles en rajoutent une couche en avançant que puisque ce sont les hommes qui font ce commerce, ce sont eux qui fixent les règles du jeu pour tout ce qui va autour. Par exemple, la transmission du nom de famille masculin. On pourrait presque y voir le début de la mondialisation si on y accordait une quelconque importance. Mais bon, on ne va pas s’attarder plus la dessus, c’est compliqué et ça mériterait certes que certaines questions soient posées, mais pas dans le cadre de ce billet.

Une fois ce mécanisme de domination mis en évidence, les féministes aigries tentent de le casser. Histoire de mettre à bas le système. Et c’est là que l’inceste intervient. Faire tomber le tabou de l’inceste permettrait de mettre fin au diktat de cette économie du sexe. En clair, en laissant untel s’envoyer en l’air avec des gens de même famille, la femme ne serait plus automatiquement l’objet d’échange entre les divers groupes. Par conséquent, cela permettrait de rééquilibrer le pouvoir décisionnel au sein du groupe au profit des nanas. Si elles ne sont plus monnaie d’échange, alors elles prennent une autre place, une place d’acteur.

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26 décembre 2010

Le portail européen "e-justice"" qui présente dans 22 langues les systèmes judiciaires des 27 pays membres de l’UE.

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Guillaume de Villiers est un innocent selon son avocat Me Alexandre Varaut

L'avocat de Guillaume de Villiers, Alexandre Varaut, parle d'"un succès judiciaire complet" après la décision de la cour d'appel de Versailles, au micro d'Aude Leroy pour Europe 1.

Guillaume de Villiers est un innocent
envoyé par Europe1fr. - L'info video en direct.
Lien mort vers le 3 février

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Autre billets sur l'affaire de Villiers
Affaire Laurent de Villiers : le combat d’un enfant seul face aux viols par inceste
18/12/2010 – Viols par inceste : Laurent de Villiers juge "totalement partial" le non lieu en faveur de son frère
L'histoire des viols par inceste de Laurent de Villiers par son frère
17/12/2010 – Laurent de Villiers : "Je ne me tairai pas"
26/11/2006 – Le fief de la famille Villiers refuse d'y croire
13/10/2009 – Pressions sur l'édition : l'exemple du livre de Laurent de Villiers
26/11/2006 – Le fief de la famille Villiers refuse d'y croire
31/01/2011 – Chroniques judiciaires du Nouvel obs : Viol présumé chez les Villiers : retour sur une très étrange affaire
03/03/2011 – Un article sur l’affaire De Villiers retiré du site du Nouvel Obs
11/05/2011 – Guillaume de Villiers, accusé de viols par son frère Laurent, le poursuit pour chantage et subornation de témoin par Isabelle Monnin.
16/05/ 2011 – Un mail relance le duel juridique des Villiers par Ondine Millot
1/11/2011 – Affaire de Villiers : Qu'as-tu fait de ton frère ?
2 novembre 2011 – Canal + 19h – Laurent de Villers parle de son livre sur l'inceste
Laurent de Villiers : Le fils mots dits par Ondine Millot
Laurent de Villiers a déclaré que son père lui avait dit "que cela ne le concernait pas et que c'était entre moi et mon frère".
Laurent de Villiers : le pourvoi pour viols par inceste examiné le 7 décembre 2011
2 novembre 2011 – A2 Journal de 20h – Laurent de Villiers
5 novembre 2011 – fracassante émission pour Laurent de Villiers
5 novembre 2011 – Emission "On n'est pas couché" avec Laurent de Villiers
Tais-toi et pardonne ! par Laurent de Villiers
7/12/2011 – Inceste. Après l'annulation du non-lieu, un procès possible dans l'affaire de Villiers
Affaire Villiers : le non-lieu de Guillaume de Villiers est annulé
Laurent de Villiers : "Il n'y a qu'une victime c'est moi, pas mon père.
Affaire Laurent de Villiers : il n'y aura pas de procès aux assises pour viol
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Autre billets permettant un éclairage sur l'affaire de Villiers
La parole interdite dans les familles incestueuses par Martine Nisse et Pierre Sabourin
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25 décembre 2010

15/ L'altération de la mémoire autobiographique par François Louboff

page 138
Une réaction de stress sévère ou prolongée provoque une production importante de corticoïdes par les glandes surrénales. Leur effet toxique sur l'hippocampe entraîne l'atrophie de nombreux neurones, altérant la mémoire autobiographique (ou explicite), celle qui enregistre le contexte. Les souvenirs traumatiques ne pouvant être intégrés sont alors constitués d'images, de sensations et d'émotions intenses et fragmentaires, rarement associées à un contenu verbal, narratif qui est alors généralement assez pauvre.
Ceci semble traduire l'échec de la mémoire explicite à faire son travail d'intégration de l'événement traumatique.

La mémoire implicite reste fonctionnelle. C'est elle qui enregistre les émotions, les sensations et les réactions du corps lors de l'événement traumatique l. Si bien que plus tard, dans certaines situations, la victime pourra ressentir des émotions, des sensations et avoir certains comportements, mais être incapable d'en comprendre les raisons.
Les études faites chez des individus ayant vécu un traumatisme montrent qu'aucun d'entre eux ne se rappelle avoir pu en faire un récit cohérent, tout de suite après. Mais tous, quel que soit leur âge au moment du traumatisme, s'en souviennent au début sous la forme de flash-back émotionnels et sensoriels (images, sons, odeurs, sensations corporelles). C'est lorsque ces intrusions sont à leur maximum et que toutes les sensations apparaissent que le souvenir sous forme d'un récit peut enfin commencer à émerger.
Malheureusement, malgré le développement d'un récit de l'expérience traumatique, la plupart des victimes continuent d'en souffrir même après de nombreuses années 2
En d'autres termes, les victimes ne peuvent pas relier tous les éléments du souvenir pour les intégrer dans un ensemble cohérent, unifié, évolutif, comme c'est le cas lors d'un souvenir non traumatique.
D'où trois conséquences, confirmées par les observations cliniques :
Tenter d'accéder au souvenir traumatique, en faisant appel à la mémoire autobiographique pour créer un récit cohérent de ce qui a été vécu, ne sera pas très efficace.
Certaines sensations, identiques à celles qui ont été mémorisées lors du traumatisme, pourront permettre l'accès au souvenir : par exemple, l'odeur d'un parfum peut réactiver le souvenir d'un viol des années plus tard.
Enfin, ces souvenirs traumatiques pourront être plus facilement accessibles dans un état hypnotique, puisque l'induction hypnotique provoque un état de dissociation.

1. Van der Kolk B.A., «The body keeps the score: memory and the evolving psychobiology of posttraumatic stress», Harvard Review of Psychiatry, 1994, 1 : 253-265.
2. Van der Kolk B. A., Fisler R., «Dissociation and the fragmentary nature of traumatic memories : overview and exploratory study», Journal of Traumatic Stress, 1995, 8 (4) : 505-525.
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Autres billets sur J'aimerais tant tourner la page de François Louboff
1/ J'aimerais tant tourner la page - Guérir des abus sexuels subis dans l'enfance
2/ Le rôle de la justice dans le statut de victime
3/ L'argent et les victimes de viols par inceste
4/ Enfant d'incestée
5/ Dissociation ? mais de quoi ?
6/ La dissociation est un moyen de défense du psychisme
7/ Qu'est-ce que la PE - partie émotionnelle - après un traumatisme
8/ Qu'appelle-t-on « PAN » – partie apparemment normale après une dissociation
9/ Les enfants – de victimes de viols par inceste – présentent un risque de SSPT trois fois plus important que dans la population générale
10/ Quand être victime devient une addiction
11/ Explications psychologiques de la revictimisation
12/ La fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique
13/ Les souvenirs traumatiques : un autre type de mémorisation
14/ La dissociation traumatique perturbe la mémorisation
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