« Si un individu s’expose avec sincérité, tout le monde, plus ou moins, se trouve mis en jeu. Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celles des autres »
Simone de Beauvoir – La force de l’âge
« L’information est le seul bien qu’on puisse donner à quelqu’un sans s'en déposséder. »
Thomas Jefferson,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,

De l'esprit des lois (1748)

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

15 juillet 2012

L'affaire Guy Cloutier, pédophile notoire et agresseur sexuel de Nathalie Simard

23 déc. 2009


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La justice réparatrice au Canada


La justice réparatrice se veut une approche non conflictuelle et non rétributive qui s'intéresse tout particulièrement au rétablissement des victimes, à la responsabilisation des délinquants ainsi qu'à la collaboration des citoyens, de manière à créer des collectivités plus saines et plus sûres.
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  • Les approches en matière de justice réparatrice – médiations entre les victimes et les délinquants, concertations communautaires, médiation entre victimes et délinquants non liés et cercles de conciliation – s'efforcent de réparer les méfaits causés à la suite d'un crime ou d'un conflit et de promouvoir la guérison et la croissance des personnes touchées.
  • Contrairement aux approches traditionnelles, les approches en matière de justice réparatrice tentent de réconcilier toutes les parties touchées par le crime – la victime, le délinquant et la collectivité – plutôt que de seulement punir le contrevenant.
  • La justice réparatrice fait participer activement les victimes et leur permet de se faire entendre. Elle fournit essentiellement aux victimes un milieu de soutien solide et sûr qui favorise leur participation au processus de justice réparatrice.
  • La justice réparatrice n'est pas « indulgente envers les délinquants ». En effet, elle accroît la responsabilisation des délinquants, offre réparation aux victimes et aide à rétablir la confiance de la collectivité dans la sécurité publique et le système de justice.
  • La plupart des délinquants qui ont pris part au processus de justice réparatrice ont déclaré qu'il était beaucoup plus difficile de reconnaître leur crime, de faire face à leur victime et aux membres de la collectivité que de purger une peine d'emprisonnement.
  • Jusqu'à maintenant, les victimes qui participent à un programme de justice réparatrice se disent beaucoup plus satisfaites des résultats qu'avec le système de justice traditionnel.
Pour lire le billet, cliquez sur le logo du Service correctionnel du Canada.
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Autres billets sur la justice restauratrice
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14 juillet 2012

La justice réparatrice ne s'applique pas aux crimes

Qu’est ce que la Justice Réparatrice ?
La justice réparatrice peut être définie comme une réponse systématique au délit qui renforce la guérison des lésions des victimes, des délinquants et des communautés, causés ou révélés par le délit. Les pratiques et les programmes qui reflètent les objectifs de réparation vont :
  1. Identifier et prendre les actions pour réparer le dommage causé
  2. Impliquer toutes les parties
  3. Transformer la relation traditionnelle entre les communautés et leur gouvernement
Les victimes de viols ne sont pas malades, elles ne peuvent être guéries.
Pour aller sur le site de la justice réparatrice, cliquez sur le logo de Justice Réparatrice en ligne
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Christine Taubira veut une justice « réparatrice » : les victimes vont devoir rencontrer leurs bourreaux

Par Jean-Patrick Grumberg
1er juillet 2012
La ministre souhaite faire progresser l’idée de faire se rencontrer des victimes et des auteurs de délits et crimes.
Elle souhaite que les victimes tendent la main aux condamnés.
Elle souhaite que les victimes aident les criminels à se « reconstruire ».
Lors de l’affaire Chenu (1) qui a inspiré la ministre, le magistrat alors procureur à Reims, Yves Charpenel, avait déclaré que « le but de la justice, c’est l’apaisement ».
Où suis-je allé chercher l’idée saugrenue que la justice était là pour punir le coupable et l’empêcher de recommencer ? S’il faut apaiser ces pauvres délinquants, je suggère de remplacer les juges par des nounous et de transformer les tribunaux en salles de yoga.
Et le magistrat ajoutait : « La plupart des auteurs (JPG : auteurs…) peinent à comprendre qu’ils ont fait du mal (JPG : sans faire de psychologie de bistrot, s’ils avaient un mental et un surmoi normalement structuré, ils ne seraient pas délinquants), ils se contrefichent de la victime (JPG : le concept du coupable victime cher à la gauche fait forcément tâche d’encre chez les voyous) et n’ont du coup pas de frein intérieur (JPG : c’est pour cela que les prisons existent). Sans prendre la justice pour le monde de Walt Disney (JPG : bisounours alors ?), leur faire prendre conscience de la gravité de leur geste (JPG : si la justice n’applique pas une peine proportionnée à la gravité des crimes, il y a peu de chance qu’ils en prennent jamais conscience), et de la souffrance d’autrui, c’est diminuer les risques qu’ils récidivent » (JPG : et pourquoi pas supprimer les risques de récidive, au lieu de se contenter de les diminuer ?)
Pour lire la suite du billet, cliquer sur le logo Dreuz info
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Autres billets sur la justice restauratrice
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12 juillet 2012

La Justice réparatrice, ou comment pousser les victimes d’abus à pardonner à leur agresseur


11 juillet 2012
En france les victimes de viols sont méprisées, niées, bafouées. Pour illustrer ces propos, abordons seulement la situation des victimes d'Outreau. Combien sont à nouveau en contact avec leurs agresseurs ? Myriam badaoui, jugée coupable de viols et de proxénétisme (entre autres) sur ses quatre enfants, est donc sortie de prison en septembre. Elle peut revoir ses enfants et leur bourrer le crâne de nouveau. Mais ce processus va se généraliser avec cette "justice réparatrice", qui consiste à pousser les vcitimes à pardonner aux coupables.
Que s'est empressée de faire Badaoui avant même de sortir de prison ? Tenter de reprendre contact avec Chérif, son fils aîné, et aussi avec les trois autres. Si les deux premiers refusent de la voir, le troisième est aujourd'hui en contact avec elle, bien que la Justice l'ait interdit. Quant au dernier, la juge d'application des peines a refusé que Badaoui le voie avant ses 18 ans. Aujourd'hui, au contraire, les services sociaux, avec l'aval de la Justice, favorisent le rapprochement de Badaoui avec ses deux plus jeunes enfants. Et miracle : il est désormais question de mettre sur pied une association pour dire que finalement, tout ou presque était faux dans ce qu'on dit les victimes, pourtant reconnues comme telles pour 12 d'entre elles.
Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo d'Agora Vox
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Autres billets de Céri, journaliste belge
Outreau, la chape de plomb sur Donde Vamos ? Partie I
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11 juillet 2012

Anonymous place des noms de pédophiles belges sur internet


11 juillet 2012
Le collectif de pirates Anonymous a publié ces derniers jours quelque 500 adresses e-mail et IP de personnes, dont il prétend qu’elles ont été actives sur des sites web à caractère pédophile. Ici et là, l’on trouve aussi une adresse postale, voire un numéro de téléphone. Quelques dizaines d’adresses sont belges. Voilà ce qu’on peut lire dans les journaux Het Nieuwsblad et De Standaard.

Anonymous lance ainsi la chasse aux sites de ‘chat’ pédophiles. Les documents ainsi révélés sont actuellement étudiés par la Federal Computer Crime Unit. Un porte-parole de la police déclare qu’il est possible qu’une enquête approfondie soit menée à l’égard des personnes citées dans lesdits documents, ainsi d’ailleurs que contre les pirates qui les ont mis en ligne.

L’on ne sait donc provisoirement pas clairement si les personnes mentionnées ont effectivement perpétré des faits punissables, selon la police. Child Focus est mécontente de cette action. "Si des faits illégaux ont lieu sur ces sites de ‘chat’, c’est l’affaire de la police. En clouant publiquement au pilori des personnes, vous leur enlevez l’envie de se soumettre à un contrôle et à un traitement. Cela a donc un effet contreproductif", affirme son porte-parole Dirk Depover.

Source: Belga
Pour lire le billet, cliquez sur le logo de datanews
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6 juillet 2012

Les enfants de Myriam Badaoui devront-ils soigner leur mère ?

Christiane Taubira Garde des Sceaux entre victimes et bourreaux. Les enfants de Myriam Badaoui devront-ils soigner leur mère ?
06 juillet 2012
Par Marie-Christine Gryson 
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A une époque où est remis en cause la notion du statut de victime judiciairement reconnue, comme point de départ indispensable de sa thérapie – ce qui semblait pourtant être un acquis de civilisation. Précisons que ce revirement est devenu nécessaire car  depuis la régression d'Outreau les victimes doivent de plus en plus accepter, sans broncher, que leur affaire soit classée ou que leur agresseur soit acquitté sans possibilité de faire appel. (Or le condamné peut lui, faire appel du verdict).
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A cette époque très inégalitaire en terme de droits en défaveur de la victime, comme on le constate avec les arguments cités plus haut, il faudrait qu'en plus, lorsque la Justice lui donne droit, que la victime paie cette reconnaissance pourtant légitime et légale par une sorte de dédommagement de gratitude... en acceptant d'être le thérapeute de son agresseur.
C'est particulièrement choquant dans les problématiques d'agressions sexuelles. C'est ce dont il sera question dans cet article.
Pour lire l'article, cliquez sur le logo de Médiapart 
La discution se prolonge sur Facebook http://www.facebook.com/aoa.auteureoa/posts/170715219720419
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Autres billets sur l'affaire d'Outreau
Outreau et ses conséquences tragiques : déni récompensé des coupables, réquisitoire ridicule !
Zone interdite spécial "Outreau" : l'intox du dimanche soir par Frédéric Valandre

Commentaire de Jacques Lecomte à La Justice réparatrice, ou comment pousser les victimes d’abus à pardonner à leur agresseur
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3 juillet 2012

Décès d'un des acquittés du procès d'Outreau, Daniel Legrand père

3 juillet 2012 
Un des acquittés du premier procès de pédophilie d'Outreau, qui avait passé 30 mois en détention, l'ouvrier Daniel Legrand père, est décédé lundi à 59 ans à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), selon un avis nécrologique publié mardi dans la presse locale.
M. Legrand, père de Daniel Legrand, qui lui, avait été acquitté à l'issue du procès en appel, est décédé de maladie, selon des proches. Il avait repris son travail dans une entreprise locale de constructions métalliques après son acquittement en 2004, mais avait pris depuis sa retraite.
"C'était un ouvrier modèle, très présent et courageux, qui était tombé dans une sale histoire. Ce qui lui avait été reproché ne correspondait ni à sa personnalité ni à son image", a déclaré le patron de son entreprise de constructions métalliques Reynold Delattre à un correspondant de l'AFP.
Pour lire le billet, cliquer sur le logo de Libération
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